Le sociologue politicard Jean Viard compare le djihad à mai 68 !

jeanviardJean Viard, sociologue proche du Parti socialiste, dit sa biographie très succincte. Je ne comprends pas le mot « proche ».
Que l’on me cite un sociologue de droite.
Notre docteur en sociologie est directeur de recherche au CNRS et au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Des compétences pas vraiment de droite.
Jean Viard dirige également les éditions de l’Aube où il s’autoédite copieusement.
C’est un ancien élève d’Edgar Morin. Il a donc eu un maître que la presse de gauche (je sais, c’est un pléonasme) encense pour sa pensée aussi rigoureuse qu’un marshmallow exposé en plein soleil.
La formation adéquate pour la ramener le plus souvent possible dans Libération comme avec ce papier intitulé « Au-delà de l’émotion du 11 janvier » (Libération du 29 janvier 2015).
http://www.liberation.fr/societe/2015/01/29/au-dela-de-l-emotion-du-11-janvier_1191507
Viard avec sa bonne tête de cocker, nous y rappelle qu’il a sévi un moment dans les rangs socialistes à la communauté urbaine de Marseille. Sacré gage de qualité !
Que voulez-vous, un sociologue qui ne ferait pas de politique serait comme une pétasse sans robe imitation léopard, un djihadiste sans couteau à égorger le kâfir, une méduse avec un cerveau.
Dans ce papier, il fait un parallèle positif entre le jeune qu’il était en mai 68 et le djihad. « Je sais aussi, car j’ai été jeune en 68, le besoin puissant de croire et d’agir pour devenir. Parfois à n’importe quoi et avec n’importe qui. Pour moi, le jihad est une utopie mobilisatrice, certes manipulée, certes instrumentalisée. Mais en 68 que n’avons-nous dit, et cru, sans même parler de ceux qui sont allés tuer Georges Besse, Aldo Moro, ou de la Bande à Baader ! »
On peut se tromper un peu, dériver. Le temps aplanira les choses. Un Serge July au nom arabe dirigera un « Islamiration », un autre à la foi du Charbonnier islamique prendra la tête de « Charia-Hebdo ».
Et la société en sortira transformée.
Et si certains de ces jeunes vont égorger dans les sables de Syrie et d’Irak, il faut le voir comme un voyage de formation, comme à la Renaissance, on  faisait le voyage en Italie. Après tout, ils sont notre futur, voire notre présent : « La France et l’Europe se métissent. Il y a dans l’Union autant de musulmans que de Belges… Nous sommes devenus une grande puissance musulmane », écrit Viard.
Et de nous sortir la version 2015 des chances-pour-la-France : « Le Sud est notre chance pour nous développer tout en favorisant le développement de l’Afrique et en limitant les migrations de pauvres. »
Les immigrés permettant notre développement : nous le constatons chaque jour dans nos grandes villes et nos banlieues, dans les transports en commun et dans les files d’attente devant les organismes sociaux.
« Aujourd’hui, on bloque l’entrée de la Turquie dans l’Europe, claironne-t-il, on ne la propose pas au Maghreb ni aux peuples de Méditerranée. Tous les peuples, y compris israélien. Pourtant l’Europe et la Méditerranée forment un couple depuis des milliers d’années. Saint-Augustin n’était-il pas Algérien ? »
Visiblement Viard n’est ni géographe, ni historien.
La Turquie, le Maghreb, Israël en Europe. Et la Syrie et l’Irak ? Et le Liban ? On est dans « Soumission » de Houellebecq.
Au passage le sociologue donne un passeport algérien à Saint Augustin, évêque d’Hippone, né à Thagaste, province romaine apparue après la victoire de Rome sur Carthage.
Saint-Augustin n’est pas Algérien pour la bonne raison qu’il n’y avait pas d’Algérie lors de son passage sur terre. C’est un théologien chrétien, un des quatre Pères de l’Église occidentale et l’un des trente-cinq docteurs de l’Église.
Quel idéologue de basse tenue faut-il être pour le métamorphoser quasiment en arabo-musulman.
C’est, il est vrai, une technique très employée par la caste médiatico-politique : se servir de l’histoire quand cela l’arrange (on a droit au fascisme jusqu’à l’écœurement) et l’ignorer superbement quand elle lui déplaît (les invasions arabo-musulmanes du VIIIe siècle ou plus près de nous, l’historique de la dette grecque).
Plus loin le sociologue politicard dans un élan de poésie fait des immigrés « des passeurs de monde, destructeurs si nous les refusons, porteurs d’avenir si nous savons penser ensemble notre projet pour le XXIe siècle. Au niveau local comme au niveau global. »
En clair, si vous n’êtes pas pro-immigrationniste, pro-islam, vous méritez le sort que vous préparent les futurs Coulibaly et Kouachi de nos banlieues.
En 2008, Jean Viard signait avec Jean-Noël Guérini, « Marseille, le temps du changement », (Editions de l’Aube).
Jean-Noël Guérini, un exemple de probité politique, de sens du service. Guérini, mis en examen au fil du temps pour « prise illégale d’intérêts », « trafic d’influence », « association de malfaiteurs », « détournement de fonds publics », « licenciement abusif ».
Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es.
Marcus Graven

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