Le soutien de Chevènement à Macron : le primat de l’islamo-collaboration

Publié le 4 mai 2017 - par - 7 commentaires - 923 vues
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L’appel de Jean-Pierre Chevènement à un « vote résolu » pour Emmanuel Macron est tombé dimanche 23 avril à 20 h 35, peu de temps après l’annonce des premières estimations. « Stupeur et étonnement ! Appeler à voter pour un candidat communautariste et eurobéat au nom des idées républicaines et souverainistes » écrit dans les commentaires Jean François Cayla, un fidèle du Che de très longue date, depuis Patrie et Progrès, il y a plus d’un demi-siècle !  Pascale Fourier, enseignante et journaliste qui avait naguère réalisé pour Radio Aligre des entretiens de qualité, entre autres du Che, de Jacques Sapir, d’Emmanuel Todd, de Jacques Nikonoff, de Bernard Cassen a réagi par un long et argumenté commentaire en expliquant pourquoi elle ne votera pas pour Macron. Les autres commentateurs ne sont pas en reste.

La magnifique Anne-Marie Le Pourhiet, juriste constitutionnaliste, membre du Conseil scientifique de la fondation Res Publica de Jean-Pierre Chevènement, déclare dans un article publié le 30 avril dernier par Boulevard Voltaire que « Jamais, de toute la Ve République, nous n’avons eu une candidature à l’élection présidentielle aussi parfaitement éloignée des valeurs républicaines que celle d’Emmanuel Macron ».

Non seulement le Che n’appelle pas à voter pour Marine qui a présidé le FN, seul parti d’envergure patriote social et républicain, mais il appelle à un vote résolu pour Macron qui incarne une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Burke, ce contre quoi le Che s’est opiniâtrement battu tout au long de sa vie.

En 1967, il avait écrit avec Didier Motchane et Alain Gomez sous le pseudonyme collectif de Mandrin, un livre qui s’intitulait L’Énarchie ou les Mandarins de la société bourgeoise (c’est au Che que nous devons ces néologismes d’énarchie et d’énarque). On pouvait déjà y lire : « Cessant de se vouloir missionnaire d’un service public dont il délaisse le discours au profit de la rhétorique moderniste du « management », l’énarque est souvent devenu et souhaite parfois devenir un cadre comme beaucoup d’autres ». Thèse confirmée par Régis Debray qui écrit dans Mai 68, une contre-révolution réussie :

 « L’Etat comble chaque jour son retard. La transcroissance du système, indispensable à sa survie, s’est opérée, et continue de le faire, sur la lancée de Mai. Les nouvelles fonctions du capital ont trouvé leurs organes adéquats. Après que le Patriarche s’est vu signifier son congé (avril 1969, contrecoup de Mai 68) par la voix combinée des agents de change de la Bourse et des agents du changement de la Sorbonne, Pompidou le latiniste, né à Montboudif de parents instituteurs, débarrasse le plancher devant Giscard l’économiste, né à Coblence d’un père financier international. L’humanisme classique passe le flambeau au systémisme du M.I.T., les normaliens des cabinets ministériels aux brain-trusts d’énarques. La vieille bourgeoisie d’Etat à la nouvelle bourgeoisie financière. II y eut bien subversion dans le passage de l’archéo au néo, mais elle n’a renversé que les rapports unissant, au sein de la société libérale, les techniques de gestion aux pratiques de domination. Nous sommes passés d’une technocratie honteuse (cachée derrière un charisme patriarcal) à une technocratie triomphante, c’est-à-dire d’un autoritarisme triomphant (mais en façade) à un autoritarisme honteux (plus diffus, et plus réel) ».

 Pour la petite histoire, Macron est un énarque qui a échoué par deux fois à l’écrit du concours d’entrée à Normale Sup, un énarque pur jus en quelque sorte. Non pas mandarin de la société bourgeoise comme l’écrivait naguère le Che mais mandarin du néo-capitalisme qui s’attaque à la fois au prolétariat et à l’archéo-bourgeoisie, à la famille et à la patrie. Le normalien Régis Debray écrivait dans l’opuscule cité plus haut : « Le développement du mode de production et de distribution capitaliste n’avait plus besoin de tout ce qui survivait ici et là, dans les têtes et le tissu social, du Travail-Famille-Patrie.

« A quoi bon le culte du travail, quand la source de la plus-value n’est plus dans la quantité de travail fourni, mais dans sa qualité technologique, c’est-à-dire dans la matière grise utilisée ? Et quand les loisirs deviennent eux-mêmes une marchandise – activité génératrice d’emplois et de superprofits ? »

Ce à quoi l’on pourrait aujourd’hui ajouter, à quoi bon le culte du travail quand, par exemple, l’incendie de voitures par des « jeunes » (euphémisme le plus souvent usité pour désigner des islamo-racailles) contribue à augmenter le PIB ? On comprend mieux pourquoi ces incendies volontaires, pénalement des crimes, sont qualifiés d’incivilités, un autre euphémisme. Cette sorte de « destruction créatrice » a d’autres avantages. Avec la violence que subit quotidiennement le peuple, on n’a plus besoin d’envoyer la troupe contre lui. Le peuple est terrorisé, mis en coupe réglée, pillé, assassiné. Jamais la répression n’a été aussi efficace. On a du coup moins besoin de policiers et de gendarmes, on ferme de plus en plus de commissariats et de gendarmeries.

Nous sommes un peuple de vieille souche paysanne, laborieuse et parcimonieuse, ce qui contribue à une saine économie mais n’est plus en phase avec le néo-capitalisme, lequel favorise le flux au détriment du solide, ce qui bouge au détriment de ce qui demeure. C’est pourquoi Emmanuel Macron s’est engagé à surtaxer l’immobilier et à exonérer les valeurs mobilières. L’ISF et la taxation des plus-values immobilières (les « maîtres » qatariens en sont exonérés) seraient aux classes aisées ce que la loi SRU est à la classe ouvrière, un instrument de captation des biens immobiliers au profit du Grand Remplacement. L’immigration de masse (de peuplement et assez peu de travail) est elle aussi dans un premier temps un facteur d’augmentation du PIB (cf. Les déclarations de Christine Lagarde, de Pierre Moscovici et de beaucoup d’autres à propos des « migrants »). Sa fonction première n’est pas de faire baisser les salaires comme on a trop coutume de le dire mais de disposer d’une armée de réserve de consommateurs. Une armée de réserve avide de biens de consommation ce qui aura pour avantage de « fluidifier » le bas de laine des autochtones, légalement par la « nécessaire » solidarité, l’impôt, ou encore illégalement par la rapine. A la fois jizya et butin en quelque sorte.

Je développerai dans un autre article la question de la famille et de la patrie qui sont avec le travail devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions modernes de production et de distribution. Le libéralisme économique va de pair avec le libéralisme sociétal. Et la peste sociétale rime avec antisocial. Et antisocial rime avec islam. Il y a dans l’islam un profond mépris des travailleurs et des paysans. En revanche le commerce y est loué, le « beau » modèle (Mahomet) était commerçant (et voleur). Le marché s’accommode bien de l’islam, beaucoup moins du catholicisme. L’islam n’aime ni les femmes ni la famille, sources de désordre. Il n’aime pas les patries non plus et ne jure que par l’oumma. Travail, famille, patrie, la boucle est bouclée, l’islam concentre à lui seul tout ce qui est nécessaire pour détruire l’ordre ancien, le nôtre. En bon mandarin du néo-capitalisme Emmanuel Macron s’accommode parfaitement de l’islam qui le lui rend bien, il est le candidat de la Mosquée de Paris et des Frères musulmans de l’UOIF, lesquelles préparent un projet terrifiant pour la France comme révélé par Lina Murr Nehme.

Jean-Pierre Chevènement invité par Zemmour et Naulleau le 26 avril dernier faisait part de sa souffrance de voir que l’Est de la France avait placé Marine en tête. L’ami Gérard Couvert dans un article publié par Boulevard Voltaire le 28 avril dernier avait eu la lumineuse idée de superposer la carte des résultats avec celle des mosquées. Le résultat est éloquent !

Par ailleurs, le même Gérard Couvert qui avait naguère fait partie du Pôle républicain et qui a glorieusement contribué à la réunion qui permit à Nicolas Dupont-Aignan d’ébranler la France, donne une explication originale à cette incroyable trahison du Che. Pour ma part j’avais déjà écrit que Jean-Pierre Chevènement a un faible pour l’islam et que c’est le seul domaine où il prend des libertés avec ses principes et même avec sa légendaire probité. Il semble que c’est de ce côté qu’il faille chercher les raisons de ce naufrage : Macron est le candidat adoubé par la Mosquée de Paris et par les Frères musulmans de l’UOIF, Mosquée de Paris et UOIF que Jean-Pierre Chevènement avait funestement contribué à installer à la table de la République.

Pascal Olivier

http://reconquete-republicaine.fr/

http://blog.pascalolivier.fr/

Lire les dernières déclarations honteuses de Chevènement :

http://www.chevenement.fr/Il-faut-faire-un-choix-de-responsabilite-et-se-placer-du-point-de-vue-de-l-interet-general_a1916.html

http://www.chevenement.fr/Le-Pen-presidente-serait-un-tres-mauvais-coup-porte-a-la-Republique-Chevenement_a1917.html

 

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Notifiez de
Jevek Kraké

Les andouilles patentées de la goôôôôche, n’ont pas encore percuté!!!!!!Ils vont pouvoir pavoiser!!!! Ca commence déjà : beaucoup de femmes voilées à l’Iranienne ,dans les rues

Pierre

Chevenement a bien commencé sa carrière à Oran en 1962 pendant les massacres de français.

Barbier

Pour qualifier ce vieux fossile, j’hésite entre deux épithètes : « pitoyable » et « méprisable ».

saintpol

Pardonnons â ce vieux personnage ses erreurs , n’oublions pas qu’il nous a fait il y a quelques années un très long comas et que, forcément, il en reste des séquelles. ..

EVA

Merci Pascal pour cette analyse déprimante mais réaliste.

mfh

il s etait pourtant rapproché à un certain moment d NDA..meme si ça n a pas fonctionné ..;de la à etre fan de macron….
la vieillesse est parait il un naufrage…

Dorylée

A mesur’ que je deviens vieux / Je m’en aperçois mieux / J’ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux disons le mot / C’est même plus un cerveau / C’est comm’ de la sauce blanche . Lorsque Boris VIAN écrit cela, il ne sait pas qu’il parle de Chevènement…