Le stupide Lambert Wilson, qui insulte La Marseillaise, connaît-il l’hymne algérien ?

Publié le 15 mai 2014 - par - 4 176 vues
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Les attaques contre la Marseillaise, provoquées et entretenues par une frange politique totalement inconsciente du mal qu’elle fait, sont proprement lamentables. Elles sont lancées au pire moment, quand le pays sonné par la crise, miné par la faillite sociale, abandonné par ses dirigeants et doutant de lui-même jusqu’au plus profond de son âme, tente de trouver les ressources mentales, physiques et historiques pour un sursaut.

Frivolité, direz-vous. Il est vrai que l’estrade sur laquelle une brochette de faussets tenta récemment de s’immiscer, en apatrides, dans le Grand Prix de l’Eurovision, fut un grand et beau décor pour séquence burlesque tournée au ralenti. Silences butés, borborygmes, filets (de voix) mignons, bégaiements et dysphonies, le tout aura rappelé aux nostalgiques du cinéma de genre le meilleur des Marx Brothers, notamment les dernières images de « La soupe au canard« : ayant entonné l’hymne de Freedonia à gorge déployée, la cantatrice voit se retourner contre elle, balançant des tomates, les derniers défenseurs du pays envahi.

Voilà pour la fantaisie, qui rejoint, aujourd’hui, la manoeuvre bien réelle quant à elle de retournement d’un tas de gens influents contre leur propre matrice. C’est qu’hélas, il n’y a pas que la frivolité très cinématographique d’incompétents propulsés à la gouvernance d’une nation. L’offensive contre la Marseillaise puise sa force dans la volonté affichée d’un certain nombre de mes compatriotes d’en terminer avec leur propre Histoire. Les mots ont ici leur sens. On nous parle de frontières à abolir, de valeurs à échanger plus encore qu’à changer, d’étrangers autorisés à nous imposer leur façon de voir nos propres modes de vie, de pensée, de conception de la liberté individuelle et collective. Pour les modifier. Cela s’appelle enfoncer la porte ouverte du changement de civilisation, changement dont le bannissement des symboles devenus gênants est l’un des mécanismes.

Il est clair que demain, la demande sera officiellement faite, ici ou là, de l’abandon d’un hymne jugé offensant pour tous ceux qui nous aiment au point de souhaiter notre délicieuse fusion dans leur creuset culturel. Cette affaire est finalement banale, pour quiconque aura pris suffisamment de recul par rapport à la stratégie en cours. Immigration dérégulée, communautarisation y compris de nous-mêmes, à marche forcée, balance religieuse penchant ouvertement et à grande vitesse vers l’Arabie des origines, négationnisme officiel de ce qui dérange encore les fossoyeurs, mise au pas finale par la castration et l’hormone de substitution contrôlable à distance. Ca, c’est la réalité des choses, que l’on s’obstine encore à ne pas regarder en face.

Et les idiots utiles de labourer la terre pour qu’on y jette encore plus de cette semence culturellement modifiée. Lambert Wilson.

http://www.lepoint.fr/people/la-colere-noire-de-lambert-wilson-contre-la-marseillaise-13-05-2014-1822594_2116.php

Reparlons cinéma : dans « Des hommes et des Dieux », Michaël Lonsdale prie avec un vieux du village. Il parle de la paix accordée par Dieu. L’autre, de victoire, grâce au Même. Tout est dit, en deux phrases. Miroir de ce malentendu consenti, l’hymne algérien. Une strophe résume à elle seule la pathologie sociale dont nous sommes accablés :

 » Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l’avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il te faut rendre des comptes
Prépare toi ! voici notre réponse
Le verdict, Notre Révolution le rendra
Car Nous avons décidé que l’Algérie vivra
Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins ! Soyez-en témoins ! »

Rouget de l’Isle ne citait nommément ni l’Autriche, ni la Prusse, ni l’Angleterre. La France lui suffisait. Peut-on suggérer à Monsieur Lambert Wilson d’intercéder auprès des autorités algériennes (qu’il se rassure, il ne sera pas égorgé. « Des hommes et des Dieux« , c’était du cinéma, n’est-ce pas ?) afin que cette strophe soit modifiée elle aussi ? Pourquoi ? Simplement pour que des générations de jeunes Algériens n’aient pas comme mission sacrée de faire payer à des générations de jeunes Français des vieilles lunes dont ils ne sont en rien responsables, les uns comme les autres. C’est très exactement ce qui se pérennise au contraire sous nos yeux et dont, franchement, les gens, ici, commencent à avoir marre. Pour de bon. Alors, par avance, Monsieur Wilson, merci.

Alain Dubos

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