Le talon d’Achille de l’armée française

Publié le 13 décembre 2017 - par - 52 commentaires - 2 790 vues
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L’armée française connait un grave problème de personnel, qui est pour elle un vrai talon d’Achille, susceptible de mettre en cause la solidité de toute l’institution.

C’est le statut très dégradé des personnels militaires ni officier, ni sous-officier, ceux qui servent en vertu d’un contrat d’engagement ou de rengagement.

A l’heure où il devient de plus en plus probable que notre pays aura bientôt besoin de ses forces armées pour faire face massivement à la menace que nous savons, cela pose question.

Il suffit, pour en être conscient, de voir les campagnes de recrutement tapageuses qui sont menées actuellement par les trois armées, terre, air, mer, dans les médias, sur internet, sur les panneaux publicitaires le long des routes. Campagnes qui n’ont pas, et de loin, les résultats escomptés.

Sur les anciennes murailles extérieures de la base navale de Toulon un grand panneau visible de l’autoroute invite à « s’engager ». Du jamais vu dans l’histoire de la marine et de ses équipages. Alors que depuis des siècles les effectifs embarqués n’ont jamais été aussi faibles. Alors que dans notre pays le chômage endémique est plus fort que jamais avec ses millions de sans-emplois. C’est vraiment qu’il y a un problème.

Certains responsables politiques subodorent le problème et sa gravité, mais sans vraiment chercher à l’approfondir et à le comprendre, encore moins proposer de réponse propre à le résoudre :

« La fidélisation, pour une période suffisamment longue, des personnels recrutés constitue une source de préoccupation, les contraintes attachées au statut militaire et, notoirement, à celui de marin militaire étant parfois en totale contradiction avec les aspirations des jeunes recrutés compte tenu des évolutions de la société », a récemment souligné le député Jacques Marilossian, dans son rapport pour avis sur les crédits affectés à la « Royale ». Un euphémisme ! Ce qu’il dit à propos de la marine est évidemment valable pour les autres armées.

Toutes armées confondues, avant la fin du premier engagement, du premier « lien » comme on dit en jargon administratif, au plus de cinq ans, la majorité des engagés font savoir qu’ils ne renouvelleront pas leur « lien ». Qu’ils ne « rempileront » pas, comme on dit.

Pourquoi ? Avant de proposer des solutions il faut examiner les causes profondes de cette situation.

Est-ce à cause de la parcimonie avec laquelle l’Etat accorde à la défense les moyens financiers dont elle a besoin, en attrition continue depuis quarante ans ? Non.

A cause de l’épuisement physique et moral des troupes trop sollicitées sur les différents théâtres où elles sont déployées de façon déraisonnable ? Non plus.

A cause de l’obsolescence du matériel, quarante ans, voire plus, pour certains véhicules et avions, des armes datant de la seconde guerre mondiale (mitrailleuses de 12,7) ? Certainement pas non plus.

A cause des soldes qui sont payées n’importe comment, les responsables de cette situation n’ayant jamais été sanctionnés ? Bien sûr que non.

Le problème, que personne ne veut ni voir ni dénoncer, pas même la haute hiérarchie militaire, c’est le statut inacceptable, indigne, scandaleux par la précarité qui lui est attachée, sous lequel les trois quarts des militaires servant dans l’armée, y compris la marine, et qui les lie, chacun personnellement, à l’Etat. Il s’agit de tous ceux, hommes du rang, quartier-maîtres et matelots, sergents et officier-mariniers des premiers grades, servant au titre d’un contrat d’engagement, contrat supposé être tacitement renouvelable, mais qui en réalité ne l’est pas.

Ce statut fait de ce personnel un sous-prolétariat taillable et corvéable à merci, et révocable sans justification, sans indemnité, et sans que leur soient reconnus les droits élémentaires attachés depuis longtemps en France à tous les travailleurs, tous les serviteurs de l’Etat dans la « société civile », que ce soit dans le privé ou dans la fonction publique.

Qu’on ne dise pas que l’adhésion à l’« état de militaire » entraînerait automatiquement la renonciation implicite à tous les droits la société reconnaît à ses autres ressortissants. Une telle assertion n’aurait aucun fondement, ni moral ni légal. C’est avec ce genre d’argument que certains ont longtemps pu tout justifier, y compris l’esclavage.

Je m’explique. Les officiers et, dans une moindre mesure les sous-officiers (officier-mariniers dans la marine) jouissent d’un statut pour l’essentiel comparable à ceux de tous les autres corps de la fonction publique. Il n’y a rien à en dire.

Il en est tout autre pour les hommes de troupe (et les marins embarqués). THEORIQUEMENT, leur « statut », si on peut parler de « statut », totalement exorbitant du droit commun dans la fonction publique, consiste à leur permettre de s’ « engager », pour une période maximale de cinq ans, terme au bout duquel ils « peuvent  renouveler leur lien » par un nouvel engagement. Celui-ci est lui-même autant de fois renouvelable qu’il le faut pour que l’intéressé puisse atteindre dix-sept ans de service (quinze autrefois). Il a alors droit à une pension de retraite à vie, dite proportionnelle. Une retraite faible, de l’ordre du RSA, qui ne lui permet pas vivre, mais qui lui permet de repartir décemment dans une autre vie active de son choix. Dans l’armée, c’est bien connu, on a besoin d’hommes essentiellement jeunes, et c’est ce qui justifie ce système. Et tout le monde ne peut pas devenir sous-officier, voire officier.

Mais ceci n’est que théorique. C’est ce que l’on « vend » aux candidats à l’engagement. C’est ce à quoi ils croient quand ils signent leur acte d’engagement. Mais dès qu’ils sont de l’autre côté de la barrière, ils se rendent compte que c’est un marché de dupes. Il n’y a pas en fait de « droit » au rengagement après le premier lien et encore moins de garantie d’atteindre les fatidiques dix-sept ans, même si l’intéressé sert de façon irréprochable, et même si le poste dans lequel il sert est pérenne.

Les « engagements » et « rengagements » dans l’armée ne sont que de mauvais CDD, mauvais parce qu’ils ne sont pas assortis des droits attachés par la loi, dans le public comme dans le privé, à ce type de contrat. Ils « peuvent renouveler leur lien », à ce qu’on leur a dit, mais le « pouvoir » d’effectuer ce renouvellement, dont on leur a laissé croire qu’ils disposeraient, en fait ils n’en disposent pas et c’est le commandement qui en dispose exclusivement. Et il en use, et abuse.

On ne « licencie » personne dans l’armée, simplement on n’« autorise pas » à rengager. Et c’est ainsi qu’on « vire » les gens après huit, douze, quinze ans, juste avant d’avoir droit à la retraite, sans qu’on ait quoi que ce soit à leur reprocher. C’est honteux. Les intéressés se retrouvent dans le civil sans avoir les droits, prime de licenciement, indemnités de chômage et trimestres de retraite auxquels n’importe qui aurait droit dans le civil après un contrat de travail à durée limitée équivalent. Jamais personne à la RATP, dans les hôpitaux, à l’EDF, dans quelque entreprise privée que ce soit n’accepterait de travailler dans de telles conditions d’emploi, lesquelles seraient vite et lourdement sanctionnées par les tribunaux. C’est pire qu’une escroquerie, c’est déloyal, je parle en soldat.

On sait que Bercy pousse par derrière à ces pratiques, afin de limiter le nombre de « retraites militaires ». Bercy où les fonctionnaires jouissent, eux, de statuts grassement payés et bien protégés, mais ce n’est pas une raison de se retrancher derrière ce diktat pour ne rien dire, ne rien faire. De notoriété publique le haut commandement ne s’est jamais distingué par de quelconques protestations véhémentes, comme il aurait pu et dû le faire si sa dignité avait été à la hauteur de sa responsabilité morale dans ces mauvais coups qui sont portés à la troupe. Pire, il y a des officiers supérieurs ou généraux, eux-mêmes bien protégés, qui trouvent, les brutes épaisses, qu’elle aurait du « bon pour la discipline ». Je l’ai entendu.

Ce problème est contemporain. Dans les temps anciens, et même très anciens, si on remonte jusqu’à l’époque napoléonienne, voire à l’Ancien Régime, le soldat français qui n’a pas démérité a pratiquement toujours eu, de fait, le droit de « rempiler » jusqu’à atteindre l’âge de la retraite proportionnelle. Le problème ne se posait pas, ne s’est jamais posé. Cette dégradation lamentable des conditions statutaires du soldat et du marin n’est que le reflet de la déliquescence de notre société dans ses structures fondamentales, sur fond d’antimilitarisme largement répandu. Il n’y a plus personne dans la société pour défendre le soldat et le marin français.

Le résultat, c’est la débandade à laquelle on assiste. Non pas en raison de la rigueur des conditions du service, non pas en raison des soldes versées avec un lance-pierres, non pas raison des équipements vétustes, mais parce que l’on prend les gens pour des cons.

La dernière campagne de recrutement de l’Armée de Terre annonce 15.000 « emplois ». Si on rapproche ce nombre de celui des effectifs totaux de cette armée dans les grades concernés, bien en dessous de 100.000 personnes, on s’aperçoit que la durée moyenne des « liens » sera d’à peine six ans. La passoire ! Une bien piètre « armée de métier ». En l’état actuel des choses, le problème n’est pas près d’être résolu.

Il faut réagir, à la hauteur de l’enjeu, si on veut que notre pays conserve la force armée dont il est de plus en plus probable qu’il aura bientôt besoin, pour faire face à la menace que nous savons. Quand l’ordre sera donné de monter en ligne, est-on bien sûr que la troupe suivra ?

Alors que faire ?

Robert Guillemard

(A suivre)

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Notifiez de
Denis F

« Quand l’ordre sera donné de monter en ligne, est-on bien sûr que la troupe suivra ? »
Tout dépend sur quelle ligne, en plus…

Bruno

Salut les gars,
Un autre souci également, c’est qu’en cas de litige avec un « civil », le militaire est de facto COUPABLE ! les juges aiment bien « NIKER DU SALE MILOUF RACISTE ET TEUBE (ils parlent la langue de leurs copains) », il y a en France les sous-chiens, il y a aussi les sous-citoyens (moins de droit qu’un sans-papier). Le terme d’esclavage moderne a tout son sens ici aussi. . .

Pierre

Tout est fait depuis longtemps pour détruire l’armée, traînée dans la boue par qui vous savez dans les années 70, nous en arrivons à un moment capital, celui de l’arrêt des contrats avant les droits à la retraite, ce qui va accélérer la désaffection. Il n’y aura plus désormais de forces armées françaises, le champ sera libre.

JILL

L’armée française est elle formatée pour faire face à une guérilla urbaine de grande ampleur si l’on considère l’ennemi potentiel et la surface à couvrir .

Stratediplo - auteur du Septième Scénario

La réponse argumentée et chiffrée se trouve dans le Septième Scénario, qui applique la méthode de raisonnement tactique à l’éventualité de la sécession locale d’une minorité adepte d’une idéologie distincte, afin de compléter les livres blancs sur la défense qui omettent les scénarios les plus graves et les plus probables : NON.

Laurent Droit

C’est très préoccupant.

dufaitrez

Excellente analyse ! Corvéable… et Merci !
Comme dans le Sport, il y a des limites d’âge. L’Armée doit rester jeune.
Le Patriotisme ne nourrit pas seul son Homme !
Il faut traiter la question des reconversions.

Nemesis

C’est bien à cause de la démilitarisation de la France qu’on a un pays dans cet état … Et j’ajoute l’entrée dans l’armée, la police et nos institutions de milliers de musulmans. Nous ne sommes plus du tout en sécurité et c’est le peuple qui devra prendre le pouvoir et nous rendre libres. Mais avant cela nous devons sortir de cette UE gérée par des gens qui nous détruisent.

Echec&Mat

A bien y observer on constate que nos isoptères politiques toutes catégories confondues, de type termites ont fait en 40 ans, un sacré travail de démolition, méthodique et programmé de la nation française. Tout y est passé, du travail, de la famille, de la culture, de l’économie, de la monnaie, du remplacement de la population, des pouvoirs constitués, des lois et j’en passe. Restait l’armée, le donjon ! Chapeau pour cette planification remarquable qui plus est, cerise sur le gâteau, s’est faite presqu’indolore ! Et maintenant que reste-t-il ? Que vont faire ceux qui commencent à se réveiller ? Peuvent… lire la suite

UltraLucide

Bien vu

Lalorgnette

Pourquoi une armée’armée,le monde est devenu un grand village;on est tous copains.

Lucien

un cas concret: région parisienne, adjoints de sécurité issus de  » banlieues défavorisées ». Obtiennent les codes pour accéder aux fichiers des véhicules volés ( fvv) et suppriment les véhicules volés par leurs copains. Lors d’un contrôle, le véhicule ne ressort pas volé. Elle est pas belle la vie ?

chevrotinedom

autre cas concret a toulouse adjoints de sécurité issus de » banlieues défavorisées ».charger de résoudre conflit entre souchiens et pratiquant de paix et amour prend systématiquement le partie de ses copains; on vas soufrir quand la police seras peuplé de chance pour la france.

Parlervrai

L’armée et la police sont déjà infiltrées. Dès lors on ne peut pas compter sur elles.

adrien

Déjà posons nous la bonne question : une retraite après 17 années de service, est ce normal ? Non. Même de 500€/mois si c’est le cas d’après ce que vous dites, cumulé avec un temps partiel c’est pas négligeable.
Aussi: pas de chômage après un contra ? Faux. J’ai été EVAT à l’armée de terre 1 an, et j’ai eu droit au chômage après mon contrat……

Vidocq

Excellent article, qui résume parfaitement le mépris dans lequel le système capitalise, autrement nommé mondialisme, tient le troupier, avec la complicité de certains officiers supérieurs, ou généraux, qui œuvre en fait au service de puissances étrangères.

Quelque part, le système récolte ce qu’il a semé, à force de prendre le peuple pour une masse d’imbéciles.

En l’état actuel des choses, s’engager à l’armée, ou toute autre fonction d’autorité relève de la sottise pure et simple.

Le système à déclaré une guerre financière au peuple, et bien qu’il se débrouille maintenant.

JILL

Il faudrait restructurer l’armée …L’artillerie,les chars pourraient être réduits,tandis que les
parachutistes,commandos,gendarmes opérationnels devraient être augmentés .Nous aurons à faire face à des combats urbains,il faut adapter les moyens aux perspectives .

Cecere michel

Je vois beaucoup de pub qui me cible pour me recruter dans l armée , surtout après avoir fait des recherches pour m engager dans l armée russe . Je ne servirais jamais l europe pour plusieurs raisons : je suis contre l europe et ses valeurs , secondement je ne veux pas être un débile qui protège ces con-citoyens des musulmans qu ils importent eux même . Qu ils tire leur plan ces déficients mentaux et changent leur vote pour commencer . Et dernièrement , je n ai pas envie d être au coté de mohammed et de mamadou… lire la suite

butterworth

l armee du luxembourg recrute voir les conditions

BALT

Il faudrait un Trump à la tête du pays.

Wolf

Poutine serait plus sérieux…

adrien

Non Poutine

Belenos

Après les généraux qui pleurnichent pour leur budget, la police qui geint pour ses conditions de travail, voilà l’homme du rang qui pleure sur son statut. Tout ça c’est de la pleurnicherie de fonctionnaires. En 1945, un certain général nomme ministre de la fonction publique un communiste déserteur adorateur de Staline. C’est à cela que l’on doit ces statuts et cette triste mentalité. L’armée française ?  30 % de musulmans, commandement et services noyautés par l’étranger, à quoi servent donc les missions en Syrie ? et vous, vous pleurez pour votre statut. Pour finir, vous anticipez faussement. Il se passera sur le plan… lire la suite

Stratediplo

En effet, l’ordre politique d’inaction militaire devant le génocide du 5 juillet 1962 à Oran sera répété. Pour mémoire, cet ordre a aussi été donné et obéi, à une échelle bien plus réduite, à Svinjare le 18 mars 2004. On pourrait même ajouter que si le commandement arrive à empêcher la troupe mahométane d’y participer il sera admirable. Malheureusement il n’y a plus beaucoup de Rabah Khaliff dans l’armée française.

Joël

« ceux qui servent en vertu d’un contrat d’engagement ou de rengagement. » Ce sont là les « professionnels » voulus par Chirac, ceux que je nommais appelés de luxe lorsque j’étais d’active. Et qui n’avaient d’autre but que faire baisser les stats du chômage.La politique de l’époque était, suite au remplacement des militaires dans les postes clés par des hauts-fonctionnaires civils : un minimum d’encadrement officier et sous-officier et un maximum de « chair à canon » taillables et corvéables à merci. Avec au final une perte de qualité indéniable des corps de métier : qui payerait des formations parfois coûteuses à du personnel sachant… lire la suite

adrien

Sans compter ceux qui se barrent pendant les classes, et avant lesdits 5 ans….

Colonel de Guerlasse

Anecdote. C’était il y a 15 ans. Portes ouvertes au 5ième Génie. En tant que capitaine honoraire, je connais quand même le métier. Barbecue le soir. Et bien les soldats et leurs familles se regroupaient par clan, par ethnie, par pays d’origine, et probablement déjà par religion. Une véritable balkanisation. Le lendemain j’ai dit au colonel que si vraiment ça cognait, son régiment ne valait pas un clou.

Belenos

@Colonel de Guerlasse, merci pour ce propos très intéressant
Voici mon interprétation car on peut à partir des effets constatés, induire la doctrine et mettre au jour le projet : La balkanisation ethnique de l’armée française c’est tout simplement l’application de la doctrine républicaine de « l’égalité », et le projet sous-jacent c’est la destruction de la population française blanche. En ce sens le régiment remplit donc parfaitement sa mission, il se prépare à notre élimination. Les militaires commencent à comprendre qu’ils ont été instrumentalisés. A poursuivre.

Yves ESSYLU

Vous avez dit ce que vous pensiez, et c’était constructif, mais vous avez dû quitter l’Armée car la hiérarchie n’a pas apprécié…

Colonel de Guerlasse

Le « turn over » est dramatique car il oblige à former 20% des effectifs réels de troupe par an. Dans une entreprise privée c’est impossible, sauf à reporter la formation à l’extérieur payée par le contribuable (c’est un peu le cas pour ceux qui consomment du stagiaire sorti des statistiques du chômage). Mais tous les autres éléments cités dont vous dites qu’ils ne sont pas importants ont aussi leur influence.Les statistiques ethniques et religieuses étant interdites, on ne sait pas très bien quelle est la composition réelle de la troupe, et par conséquence sa fiabilité au combat : désertion avec passage… lire la suite

Victor Hallidee

Exactement ! Certains engagements se font sûrement pour avour une formation aux armes et à la stratégie du futur adversaire… ah les cons d’ideologues soixantehuitards ! ASSASSINS !

Yves ESSYLU

Le turn over a des conséquences à double tranchant pour les actions futures, d’une part il permet de mettre en disponibilité des gars plus ou moins formés au combat maintenant que le SM a disparu, le problème c’est que l’on forme également ceux que nous allons retrouver en face !

reuri

C’est juste.
Si je caricature, on forme à nos frais nos futurs assassins, c’est le progressisme.
Même plus la peine qu’ils aillent en Syrie faire un diplôme de terrorisme , on leur apprend nous mêmes à nous exterminer.
Etonnant non ?

Naoned

Ayant été engagé dans la Royale pendant 6 ans alors que le service national existait encore, je peux vous assurer qu’au milieu des années 1980, des milliers de militaires sous contrat n’ont pas vu leurs contrats renouvelés car les armées se restructuraient en vue de la professionnalisation, et ces réductions f’effectif qui ont concerné plus de 50 000 engagé sous contrat, n’ont jamais attiré l’attention. Je précise que nous avions droit aux indemnités de chômage et aux emplois réservés dans la fonction publique. C’est à cette occasion que j’ai découvert la mondialisation. Les compagnies maritimes battant pavillon français n’embauchant que… lire la suite

Georges Armstrong Custer

Ce système existait déjà quand je me suis engagé en 1966 et n’a jamais posé aucun problème à personne tant que l’armée a maintenu ses effectifs à des niveaux élevés. Dans l’armée d’active la règle est simple : vous passez des qualifications et des grades, ce qui implique un investissement de part et d’autre, ou vous dégagez. Et ce sont les meilleurs qui survivent, la sélection comme la Nature étant impitoyable. Ceux qui s’engagent juste pour avoir un job se trompent d’adresse, c’est aussi simple que ça !

Martin (du Gard)

Moi, je pense que la volonté politique de la France et de l’ UE est de n’ opposer aucune résistance à l’ islamisation. Ne voyez vous pas qu’ au contraire ils font tout pour la favoriser ? Ils persécutent ceux qui osent lancer l’ alerte. Dans ces conditions, à quoi bon entretiendraient-ils une armée efficace ?

Gally

« Les officiers et, dans une moindre mesure les sous-officiers … jouissent d’un statut pour l’essentiel comparable à ceux de tous les autres corps de la fonction publique. » Faudrait arrêter la colle, un sous officier, pendant 10 à 15 ans, il est en CDD (tant qu’il n’est pas de carrière), quand aux officiers, quand j’ai quitté l’armée (après 8 ans de CDD donc), ils étaient de plus en plus des OSC, officiers sous contrat. Inutile je pense de développer ce que cela indique ? La réalité, c’est que depuis les réformes d’Alliot Marie, il faut être soit maso, soit complètement nul… lire la suite

Stratediplo - auteur du Septième Scénario

En effet les officiers ne sont pas mieux traités et servent pour une grande part sous contrats à durée déterminée exorbitants du droit commun. Leur taux de sélection est bien plus exigeant (pour les militaires du rang on prend un candidat sur deux), le différentiel de revenu avec le civil (à compétences égales) est bien plus important que pour les militaires du rang issus des banlieues défrancisées, et non seulement les promesses de la publicité de recrutement ne sont pas tenues mais également les contrats individuels signés sont très largement violés.

Victor Hallidee

On comprend pourquoi Macron éprouve tant de mépris pour l’armée : pour ces petits « Marquis » (de Sade) que sont ces merdeux élevés dans le coton, « un militaire ça marche ou crève et ça ferme sa gueule. « 

Yves ESSYLU
StrikeBack

Sociétés militaires privées ou pas, face aux insuffisances de notre armée, tout laisse à penser que des milices et des groupes d’auto-défense civils se constitueraient rapidement, rivaux, voire ennemis entre eux. Seul l’Etat garderait le contrôle de l’Armée de l’air, de la Marine nationale, des armements nucléaires stratégiques et tactiques : l’externalisation de certains services pouvant constituer une vulnérabilité de certains systèmes d’armes ! A noter la vulnérabilité des points sensibles (PS) [centres de télécom; arsenaux; dépôts de carburants etc] hiérarchisés en stratégiques, nationaux, etc…etc..et dont la protection était jadis assurée par les réservistes régulièrement entrainés en périodes verticales. Avec… lire la suite

Colonel de Guerlasse

Exactement. La DOT était avant la suppression du service militaire, très bien organisée. Je suis un ancien du 45° RI (Aisne), on faisait des convocations verticales et des exercices de cadres régulières. Les soldats « rappelés » étaient convoqués à 8h le lendemain de la prise de service des cadres et à 11h tout le monde était dans la verte avec armements et véhicules. De toutes façons, pour les points sensibles, il faudra reconstituer ce type d’unités dans l’improvisation la plus totale. Autant s’y préparer voir http://www.guerredefrance.fr

richard

Que faire ? En fait c’est assez simple en théorie mais plus compliqué en pratique. Ce n’est pas un problème inhérent à l’armée mais à tous les services de l’état. À partir du moment où la France n’est plus souveraine de rien et paie plein pot depuis des décennies déjà les erreurs politiques volontaires et surtout la cause de tous les problèmes : l’appartenance à l’Union Européenne qui détruit ni plus ni plus la France ( et je pèse mes mots). Alors la solution, c’est déjà de s’instruire pour bien identifier les causes du problème et non s’arrêter uniquement aux… lire la suite

StrikeBack

Pour l’armée de terre il y aura toujours la possibilité de recourir au mercenariat via les Sociétés militaires privées (SMP) qui aux Etats-Unis ont connu un grand essor en Irak et en Afghanistan cf.: Academi ex-Blackwater. Ces contractors pour l’heure sont dans un vide juridique qui rendrait nécessaire une régulation internationale. Pour les Etats employeurs il s’agit d’une externalisation pour faire des économies et s’ils échouent, il est facile de les désavouer et de les oublier. Contrairement au soldat-citoyen, le mercenaire ne doit rien à un pays qui n’est pas le sien.mais qui lui doit la rémunération compensatoire de son… lire la suite

Stratediplo - auteur du Septième Scénario

Il ne faut pas confondre mercenariat et guerre de course. Un mercenaire est un soldat étranger dans l’armée régulière d’un pays, comme les légionnaires en France ou les gardes suisses au Vatican. Une SMP est une entreprise privée concessionnaire d’un contrat d’action militaire, que le droit appelle lettre de course. L’entreprise corsaire peut certes recruter des étrangers mais n’étant pas employés directs de l’Etat ce ne sont pas des mercenaires. Contrairement à ce que voudrait faire croire certaine hyperpuissance, il n’y a aucun vide juridique international concernant la guerre de course et le statut des corsaires.

Stratediplo - auteur du Septième Scénario

Ni le type de mission ni le statut de l’institution ou du personnel qui en est chargé n’efface la responsabilité de l’Etat commissionnaire : vis-à-vis de l’étranger l’Etat reste pleinement responsable de ses agents, quel que soit leur statut interne qui est inopposable en droit international (ce serait trop facile). Qu’un Etat-voyou majeur ne respecte pas le droit international coutumier et n’adhère pas au droit international conventionnel ne signifie pas que telle régulation n’existe pas. Que l’agent soit militaire professionnel ou mobilisé, qu’il soit corsaire ou civil franc-tireur, qu’il soit national ou étranger, payé ou bénévole, l’Etat qui lui confie… lire la suite

StrikeBack

Merci Stratediplo pour ces précisions et vos ouvrages dont j’ai apprécié le contenu.

Colonel de Guerlasse

Les soldats actuels de l’armée de métier sont pour la plupart d’authentiques mercenaires, surtout les ethniques #attention17°chambre.

UltraLucide

Ca serait bien d’avoir une fonction de vérification du texte avant envoi, et une autre d’édition pour correction éventuelle, merci.

UltraLucide

Un des problèmes majeurs, la scandale du système Louvois, « la mal-paye ». Des milliers de militaires non-seulement sous-payés, mas pas toujours payés. Ca dure…. Ensuite, oui, le militaire du rang comme kleenex jetable, une réalité qui ne fait pas honneur à cette institution. Puis l’obsolescence de plus en plus dramatique du matériel, la pénurie de carburant et de munitions, le manque évident de formation et d’entraînement. Hier j’ai dépassé sur autoroute un convoi de transport de blindés légers, les camions étaient des semi-remorques civils….Parfois, pour se transporter sur des lieux de manoeuvres ou vers des camps, il leur faut obtenir la… lire la suite

reuri

Au fait lorsqu’il n’y aura plus de fds militaire du rang qui en a marre d’être corvéable à merci, la haute hiérarchie fera comment ?
Parce que ce ne seront surement pas les momos qui se mettront aux ordres de la hiérarchie composée de blancs , le grand remplacement a des effets toxiques dans l’armée aussi.

maujo

Un soldat Français qui vient de quitter l’armée, raconte anonymement ce qui se passe à l’interieur de l’armée avec les communautés de la diversité. qui refusent la discipline, les ordres, les contestent et aucune reaction des officiers superieures qui preferent regarder ailleur.
Regarder la video, 12 minutes sont consacrés à ce sujet.
c »est effarent.