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Le témoignage bouleversant de Claire Koç : un cri d’amour à la France

Fini de baisser le regard devant les dealers, adieu la parabole plantée dans le salon comme un lien permanent au pays d’origine fantasmé, chassées les humiliations quand on lui refusait de chanter la Marseillaise ou qu’on la traitait de sale Française et de mécréante parce qu’elle ne faisait pas le ramadan : Claire est une femme libre aujourd’hui ! Et elle est libre parce qu’elle est remplie de gratitude.
Il y a des Français par le sang versé.

Et il y a Claire Koç, née Cigdem, en Turquie, qui a grandi en France, qui a aimé passionnément le pays qui lui a offert sa liberté de femme et de journaliste, qui est devenue Française par les larmes versées.
Quel magnifique témoignage, plein de retenue et de mesure pour ceux qui l’ont persécutée. Quelle déclaration tendre et passionnée pour le pays qui l’a accueillie et ceux – rares, trop rares – qui l’ont soutenue dans sa démarche d’assimilation.

Cette interview émouvante pour « Livre Noir » retrace le parcours d’une femme courageuse, qui a lutté contre les bobos qui l’assignaient à son origine « exotique » par leur néo-colonialisme méprisant, qui a résisté à toute la pression grise, violente et basse des politiques à courte vue et de leur clientèle de banlieue, qui a tenu face à une communauté vérolée par sa soumission à la Turquie ou à l’islam, qui a poussé l’amour de la France jusqu’à en payer le terrible prix : le rejet de sa propre famille.

https://www.youtube.com/watch?v=Up-Df0Vkc3k&t=1029s

Dans le monde d’assistanat ou de victimisation où elle a été plongée, comment expliquer qu’elle ait choisi de regarder en face la voie étroite vers un destin de liberté ? Encadrée par des mâles frustrés et pleins de morgue, abreuvée de haine par des militants qui haïssent la France – au point de considérer que les tests de langue étrangère imposés pour les naturalisations sont racistes – encadrée, avec un paternalisme malsain par des associations gavées d’argent public et qui agissent contre l’intérêt de ceux qui les font vivre, comment a-t-elle trouver la force de lutter, si souvent seule ?

Il y a le travail, la volonté, le refus d’être définie par son sexe ou son origine, la conscience que la France mieux qu’aucun pays respecte les femmes, mais il y a davantage, une flamme intérieure, qui redonne de l’espoir à tous ceux qui la regardent.

Oscar Lesage