Le Traité de Maastricht fait encore des ravages, il faut l'abolir !

On aurait tendance à l’oublier, tellement ça date, m’a-t-on déjà dit, et d’ailleurs il tient absolument à se faire oublier ; contentez-vous des dernières copies, telle le traité de Lisbonne. Et pourtant, ce Traité de Maastricht est le traité fondateur par lequel nous avons renoncé au système économique du capitalisme amendé après le crack de 1929,
pour adopter le nouveau système économique Monétariste, dit de la Pensée- Unique. Cet adoption était lié à la construction de l’Europe. Nos pères de l’Europe, Maurice Schuman et Jean Monet, ne voyaient cette Europe que liée au système économique Monétariste ; « L’Europe sera Monétariste ou ne sera pas », tel était l’adage qui aurait pu figurer au fronton du Palais de l’Europe à Bruxelles.
Devenu chercheur en Vie Sociétale, au premier jour de 2006 j’écrivais à la Commission Européenne à Bruxelles, pour savoir par quelles règles est régie la circulation des Capitaux. Trois semaines plus tard, Monsieur Baroso me faisait répondre par l’un de ses adjoints : « Voyez l’artice 56 du traité de Maastricht : Toute restriction à la circulation des capitaux et aux paiements, soit entre les états membres de l’UE, soit entre les états membres et les tiers, est interdite ».
Ce texte du traité de Maastricht est toujours en vigue. Et de plus, c’est le texte le plus important du traité, celui parlequel nous donnons à la Finance et aux Financiers, les pleins pouvoirs ; non seulement nous renoncions au droit régalien de battre monnaie, mais de plus nous précisons que les états doivent renoncer à toute restriction sur la circulation des capitaux, et encore pire, renoncer à toute restriction aux paiements : toute facture émise doit être payée ; cela, je ne m’y attendais pas, c’est plus que ce que je demandais dans ma missive. Les financiers pouvaient rapatrier dans leurs paradis fiscaux toutes les sommes à leur convenance, sans que nous ayons un mot à dire, que ce soit les bénéfices de leurs multinationales, que ce soit l’argent de la spéculation, que ce soit l’argent sale de la drogue et de la prostitution.
Ainsi, nous avons restauré la féodalité de l’Ancien Régime ; au lieu d’être liée à la
possession de la terre, elle est liée à la possession du Capital, de l’Argent. Nous sommes pieds et mains liés, à la solde des Financiers. Et cela condamne les Etats et les Peuples à la paupérisation.
Cette paupérisation commencée en 1993, nous ne l’avons pas ressentie tout de suite, car nos états politiques se faisaient un devoir de vendre à la finance privée nos bijoux de famille, nos entreprises nationales et nos services publics. Pendant 15 ans, nous avons convervé grosso modo pour la majorité des citoyens, notre train de vie, en vendant notre capital. Aujourd’hui, il ne reste presque plus rien à vendre, et nous nous retrouvons gros-jean, devant la vérité : les « vaches maigres sont de retour » non pas parce que les crues du Nil on été médiocres comme le signifiait autrefois la locution, mais parce que nous sommes devenus pauvres. Le Président de la République nous l’a annoncé : « les caisses sont vides »……. et pour toujours ….. tant que nous n’aurons pas le courage de dénoncer cet infâme traité.
Nous voici donc revenus à 1789. La différence, c’est que 1789 avai été précédé par « le siècle des Lumières », et aujourd’hui, ce qui nous précède, ce sont deux siècles de déliquescence politique, complétés par un demi-siècle de désinstruction systématique de nos concitoyens de ce qu’est la vie en société. Qui sait que des trois piliers de notre vie sociétale, c’est l’institution politique qui doit avoir la primauté du pouvoir. Elle ne l’a plus, car nous l’avons donnée à la Finance. La mal qui nous ronge, il est là. Le Politique doit reconquérir sa Primauté, quite à ce que Martine mange son chapeau, et de plus, sous les yeux de Marine ! Quel retournement d’histoire !
Quand on constate qu’aucun parti politique n’ose s’attaquer à ce problème, sauf le FN, et encore à pas feutrés semble-t-il, (quant à DLR, il y a renoncé), on se rend compte que la désinformation est parfaitement organisée. Aucun groupe parapolitique ou sociétal, et ils sont nombreux, n’ose s’y intéresser tellement l’ignorance a été cultivée et entrerenue en leur sein par des infiltrés. Et pourtant ce sont ceux-là qui parlaient jadis de la Primauté du Politique. Ils l’ont tous oubliée !
Amis de tous bords, qui vous souciez de l’avenir de notre planète, qu’attendez-vous pour en prendre conscience ; ça dépasse même la simple politique, c’est un problème d’organisation de notre vie en société dans son ensemble. C’est la base de tout. Et si notre Démocratie va à vau l’eau, c’est bien à cause ce cancer. Pour guérir la Démocratie, il nous faiut absolument une organisation sociétale éthique. Ensuite la bonne gouvernance reviendra.
Pierre Bellenger

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