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Le tsunami de l’invasion migratoire africaine vers l’Europe

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Deux fois plus qu’en 2020 : selon le bilan établi par l’ONG « Caminando Fronteras » 4 404 migrants clandestins sont morts ou disparus sur les routes migratoires vers l’Espagne en 2021, soit une moyenne de 12 par jour. L’année la plus meurtrière depuis 2015.

94 % de ces corps ne sont jamais retrouvés.

De son côté, l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) avait recensé pour sa part 955 morts parmi les migrants qui tentaient de rejoindre les îles Canaries, 324 parmi ceux qui se dirigeaient vers l’Espagne et les îles Baléares, depuis le Maroc et l’Algérie. Année la plus meurtrière depuis 1997.

La grande majorité de ces morts et disparus est comptabilisée parmi les migrants qui tentent d’atteindre les îles Canaries en partant des côtes du Nord-Ouest de l’Afrique. (Parmi ces victimes 628 femmes et 205 enfants).

En ce qui concerne les victimes des tentatives de traversées par les enclaves de Melilla, Ceuta et le détroit de Gibraltar, et sur ce point principalement, la responsabilité incombe au royaume du Maroc qui a relâché totalement le contrôle de cette migration subsaharienne à cause de la réception, pour raison médicale, du chef des indépendantistes du Sahara occidental, par l’Espagne.

Selon le ministère de l’Intérieur de l’Espagne, 37 385 migrants clandestins seraient arrivés dans la péninsule ibérique depuis le début de 2021. On peut donc considérer une mortalité (ou disparition) d’environ 12 % au cours de ces tentatives de traversées.

Du côté libyen, avec pour destination l’Italie, la Grèce, et d’autres pays, l’Union européenne a communiqué le chiffre de 134 000 migrants clandestins accueillis en 2020, soit une hausse de 68 % par rapport à 2019 (et ces chiffres ne seront sans doute pas inférieurs en 2021).

Ce ne sont pas ces malheureuses victimes qui sont responsables de leurs destins tragiques. Je serais le premier, si j’étais jeune, à fuir ces pays africains et même l’Algérie et ce qu’elle est devenue après un demi-siècle d’indépendance et cela, pour des raisons existentielles mais surtout économiques, afin d’atteindre ces pays qu’on leur présente comme des « Eldorados » à quelques centaines de kilomètres.

Qui sont les responsables de ces « disparitions tragiques » ? Toute la chaîne, depuis les pays de départ qui non seulement ne tentent pas de les retenir mais, bien au contraire, leur ouvrent les portes, les « passeurs » bien sûr qui s’enrichissent sur ces cadavres, les ONG complices mais également ces pays européens qui, hypocritement, font semblant de ne pas en vouloir mais ne s’opposent pas sévèrement à leur pénétration et, bien entendu, la France qui les attire comme un aimant grâce aux aides sociales d’accueil si généreusement offertes.

Si l’Europe, et je dirais même la Chine, les États-Unis, la Russie, ne se préoccupent pas sérieusement du développement de l’Afrique et n’imposent pas des frontières sur les côtes même des départs, nous courons vers une catastrophe inévitable compte-tenu de sa démographie galopante.

Mais il est vrai également que le monde doit faire face à d’autres menaces plus pressantes et bien plus meurtrières, si elles se produisaient : Taïwan, Ukraine, Iran, Turquie, pour le présent et pour l’avenir ?

Manuel Gomez