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Le vaccin n’interdit pas la contamination, mais il limite les formes graves

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Dans son dernier article, Josiane Filio nous a montré que le vaccin divise également au sein de Riposte Laïque, où quelques rares voix, dont la mienne, se sont finalement prononcées pour la vaccination.

En fait, il n’y a jamais eu de réelle tension entre les contributeurs sur cette question, tout au plus un certain agacement chez ceux qui ne partagent pas la pensée dominante de la rédaction. Quand on ne pense pas comme la majorité, on se heurte parfois à une certaine incompréhension, voire la réprobation de quelques-uns.

Mais chez Riposte Laïque, la règle d’or reste le respect de la liberté d’expression. On accepte la contradiction sous réserve qu’elle soit argumentée et respectueuse des choix de chacun. Ce n’est pas en étant d’accord sur tout que l’on va enrichir le débat et éclairer le lecteur.

Mais à propos du vaccin anti-Covid, que les choses soient claires :

La vaccination relève d’un choix strictement personnel, d’une décision prise en fonction de critères multiples, un arbitrage intime que nul ne saurait contester.

Un sondage vient d’ailleurs de révéler que 81 % des Français s’opposent à rendre ce vaccin obligatoire pour tous. La sagesse même, tant les doutes subsistent quant à la fiabilité de ces vaccins.

https://www.lepoint.fr/sondages-oui-non/faut-il-rendre-la-vaccination-contre-le-covid-obligatoire-pour-tous-les-francais-17-04-2021-2422565_1923.php

Dans un récent article, Josiane Filio, notre contributrice la plus prolifique avec 1 600 articles parus, au style inimitable tant apprécié des lecteurs, avait exprimé de façon magistrale et avec humour les interrogations légitimes que suscite ce vaccin.

Par conséquent, il serait bien malvenu de critiquer ceux qui ont des doutes et qui s’opposent farouchement à la vaccination généralisée, en dénonçant le matraquage de l’artillerie médiatique, qui nous vante quotidiennement les bienfaits de ce vaccin inconnu.

Mais inversement, il faut aussi comprendre ceux qui ont davantage peur du Covid que du vaccin.

Il est évident que si Macron et son entourage d’incapables avaient mieux géré la crise sanitaire, au lieu de nous mentir depuis 14 mois en faisant tout ce qu’il ne fallait pas faire, comme l’a écrit si justement le Pr Perronne, nous n’en serions pas là.

Des erreurs colossales ont été commises :

Interdiction faite aux médecins de soigner, en violation totale du serment d’Hippocrate, alors que les traitement précoces existent, comme l’a démontré le Pr Raoult, que les autorités sanitaires ont préféré diaboliser.

Nous aurions sans doute pu sauver 50 000 vies ou même davantage en laissant les généralistes faire leur métier.

Pénuries criminelles en tous genres, masques, tests, respirateurs, lits de réanimation, vaccins et sous-effectif permanent de personnels soignants.

Renvoi à domicile des patients infectés, avec prescription de Doliprane, ce qui a fait exploser l’épidémie en contaminant les proches.

Refus de fermer les frontières dès mars 2020.

Ce qui fait qu’avec seulement 5 500 lits de réanimation disponibles, il a fallu s’adapter à la pénurie en confinant tout le pays au prix d’un désastre économique et humain aux conséquences incalculables.

Le confinement, c’est l’arme du pauvre qui manque de tout. Quand on refuse de tester, de soigner et d’isoler, on confine tout le pays, avec à la clé une facture de 2 milliards par jour pour le contribuable. Et ce n’est pas fini, tant la campagne de vaccination se transforme en Waterloo sanitaire.

Après 14 mois de pandémie, pas un seul lit de réanimation supplémentaire n’a été créé et nos hôpitaux sont au bord de la rupture comme en mars 2020, époque où l’on a pratiqué un monstrueux tri des patients.

On a vu des vieux refoulés aux portes des hôpitaux et certains se sont vus administrer du Rivotril pour abréger leurs souffrances. Une médecine d’épouvante, une euthanasie qui ne dit pas son nom.

C’est donc dans ce contexte alarmant que chacun doit se positionner face au vaccin. Car la situation dans nos hôpitaux reste critique.

En clair, chacun de nous doit répondre à une question simple : la peur du Covid est-elle plus forte que la peur du vaccin ou inversement ?

Quelle que soit la réponse, celle-ci est éminemment respectable. Nul ne saurait décider pour les autres.

Entre janvier et avril 2021, la proportion de pro-vaccins est passée de 1/3 à 2/3.

Personnellement, j’ai longtemps hésité, observant ce qui se passait en Israël et au Royaume-Uni, les deux pays champions de la vaccination de masse.

Personne ne connaît les risques à long terme de ces nouveaux vaccins ARN messager ou même de l’AstraZeneca, pris dans la tourmente de quelques cas de thromboses, bien réelles mais statistiquement peu significatives : 1 cas sur 100 000, soit quatre fois moins de risque de faire une thrombose qu’en prenant la pilule contraceptive.

Mais chez les dirigeants, la peur du risque judiciaire est omniprésente. Depuis les scandales du sang contaminé et du Médiator, les élus sont tétanisés et le principe de précaution prend parfois des proportions extravagantes.

J’ai donc observé les courbes de contamination en France, en Israël et au Royaume-Uni. Voici ce que ça donne :

Janvier 2021 : la France était en bien meilleure position que le Royaume-Uni ou Israël.

France : 21 000 cas par jour

Royaume-Uni : 60 000 cas

Israël : 8 600 cas pour 9 millions d’habitants, soit l’équivalent de 64 000 cas pour la France ou le Royaume-Uni.

18 avril 2021 après la campagne de vaccination massive en Israël et en Grande Bretagne.

France : 36 000 cas par jour, hôpitaux saturés.

Royaume-Uni : 1 880 cas, soit  une division par 30 !

Israël : 164 cas, soit une division par 50 !!

Nombre de morts au 18 avril :

France : 288 ( moyenne sur 7 jours )

Royaume-Uni : 26

Israël : 6

Qui peut encore contester l’efficacité du vaccin contre les contaminations ?  Comme on dit « Y a pas photo » ! Un résultat spectaculaire en 3 mois.

Je comprends que les jeunes et les moins jeunes en pleine santé n’aient pas envie de se faire vacciner, vu que le Covid-19 tue assez peu.

Mais personnellement, vu le désastre de la gestion à la française, je ne tiens pas à ce qu’on me dise un jour, à l’entrée de l’hôpital :

« Plus de place pour les vieux, mais on a du Rivotril » !

Entre le risque Rivotril et le risque vaccinal, j’ai donc choisi le vaccin. Je sais qu’il m’évitera les formes graves.

Voici les chiffres récents sur les variants. J’ai pris la fourchette haute.

Variant anglais : 70 % plus transmissible, 70 % plus mortel

Variant sud-africain : 50 % plus transmissible, plus forte mortalité

Variant brésilien : 160 % plus transmissible, avec réinfections observées

Variant californien : 20 % plus transmissible

Variant indien : plus grande transmissibilité, chiffres encore inconnus.

À propos de l’Inde, que l’on croyait protégée par une immunité collective, on assiste à une envolée catastrophique des contaminations.

274 000 nouveaux cas et 220 000 morts quotidiens.

Certes, il faut relativiser car la population indienne est 20 fois supérieure à la nôtre, mais la peur gagne le pays.

En résumé, chacun a  compris que ce virus ne cesse de muter et que le vaccin n’est pas la parade absolue contre la pandémie. Mais la vaccination de masse évitera une perte de contrôle de la situation comme on l’observe au Brésil.

Le vaccin n’interdit pas la contamination, mais il limite les formes graves. Et c’est bien l’essentiel pour soulager nos hôpitaux.

La vaccination mettra fin au confinement qui détruit notre économie, autorisant un retour à la vie normale.

Quand aux effets secondaires de long terme, rendez-vous dans quelques années… si je ne suis pas déjà en Enfer.

Jacques Guillemain