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Le voyage de Sparte, de Maurice Barrès

Jean-Gilles Malliarakis est un éditeur important et malheureusement celui-ci est le premier ouvrage de sa maison pour nous à présenter. Comme vous savez, Maurice Barrès (1862-1923) est « l’inventeur du nationalisme français » (écrit sur la couverture au dos) et ce roman à lui a été édité la première fois en 1906. Cette re-édition est très belle esthétiquement, comme la plupart du même éditeur. Le roman commence avec un chapitre consacré à Louis Ménard (1822-1901) puisque cet auteur est classé comme « paganiste » par les lecteurs modernes. Avec cette occasion nous aimerions vous reproduire une citation de Ménard pour vous mettre dans l’esprit de Barrès et de son voyage : « toutes les parties de l’univers sont animées d’une vie divine. Là où les hommes de nos jours ne voient que des choses inertes, les anciens reconnaissent des énergies vivantes, et ce sont ces puissances cachées qu’ils ont appelés des dieux » (in « Orientations pour un paganisme cosmique », éditions du Lore, France, 2014). Le roman a été écrit entre 1900-1905.

Le narrateur Barrès arrive en bateau en Grèce en 1900 et il commence à visiter d’abord l’Acropole avant de descendre en Sparte. Sur la page 31 il traite Athènes de « village albanais », peut-être pour la raison qu’à cette époque il y avait beaucoup de communistes même dans la capitale. La pauvreté extrême pourrait être la deuxième raison de cette appellation. Sur la page 55 nous apprenons que Phidias (le célèbre sculpteur) avait été torturé et condamné à mort et cela nous fait penser au film bulgare « Ésope » que nous avons déjà présenté à vous. Les thèses de nationalisme « flattent vivement un individu un peu fier, parce qu’elles le prolongent dans le passé et dans l’avenir de sa race, elles lui permettent de sentir que l’humanité vit dans une étroite élite, où de lui-même il se place » (op.cit. page 74).

« Quelque chose de léger et de généreux, c’est à dire de chevaleresque, est éternellement sensible dans notre pays, qui rassure les courages, de même que l’Athènes antique met dans l’esprit des enthousiastes ces vertus de mesure et de prudence qui firent d’Ulysse son héros le plus populaire » (op.cit. page 88). Nous n’allons pas vous révéler la fin mais nous allons vous reproduire cette citation de archéologue français Paul Foucart (1836-1926) : « Le Dr. Jevons s’est inspiré des théories de l’ancienne école anthropologique : nous voyons reparaître, pour expliquer les actes rituels des mystes éleusinens, le totemisme combiné avec le sacrifice communiel, inventé à l’usage des sémites » (in « Mystères d’Eleusis », 1e édition en 1872, citation reproduite aux éditions Dualpha,Paris, 2009, page 380).

Comme vous voyez, cet archéologue nous raconte que les juifs ont mis leur main même dans les mystères d’Eleusis et nous ajoutons que les autres juifs (pas seulement les archéologues) partout ailleurs.

Dionysos Andronis

Le voyage de Sparte

Maurice Barrès

éditions du Trident, Paris, 1987, pp. 176