Le vrai visage de Malek Chebel

Dans cette parodie de débat, si peu démocratique de l’émission de Franz Olivier Giesbert, de vendredi dernier,  bien décrite par Pierre Cassen (1), on a retrouvé l’inévitable Malek Chebel, coqueluche des médias français. Par-delà sa volonté de paraître le plus souvent avenant, afin de présenter un aspect séduisant de l’islam, il oublie parfois ses bonnes résolutions, et nounours Chebel peut alors dévoiler une autre facette de sa personnalité. Ainsi vendredi, il s’est montré d’emblée agressif à l’égard de Jean Sévilla, afin de l’intimider et de l’empêcher de développer ses arguments ; il s’est aussi révélé plusieurs fois goguenard vis-à-vis de Christine Tasin.

une bonhommie souriante pour dissimuler la vacuité de son islam des lumières

Cela ne l’a bien sûr pas empêché de vendre son islam des lumières, comme il nous le fait maintenant depuis une décennie, mais sans nous expliciter un argument nous montrant que l’islam va dans ce sens. Non, avec lui tout relève du vœu pieux. On ne lui demande pourtant pas de nous exposer tout le contenu de ses livres. Non, simplement un ou deux arguments ! Mais on les attend toujours. Il faut reconnaître qu’il bénéficie régulièrement de la bienveillance complice de tous les journalistes qui l’accueillent, et qui se gardent bien de lui poser des questions embarrassantes.
Pourtant Malek Chebel présente un visage beaucoup moins séduisant, que j’avais décrit de façon plus détaillée dans un article antérieur (2). Car c’est aussi celui qui affirme qu’être un homme de guerre contribue à l’aboutissement d’un homme, que la force et la guerre sont des valeurs fortes qui permettent ainsi à l’islam d’être une religion masculine, voire virile, à rebours du christianisme, religion compassionnelle donc féminine selon ses critères, ce qui, dans son esprit, représente une faiblesse.
Dans cette veine phallocrate, notre pan-mahométan de moins en moins éclairé a reconnu que l’islam propose un renforcement du patriarcat. Dans un élan de franchise, il a suggéré les visées prosélytes de l’islam, puisque l’avenir est à l’islam, selon lui, force démographique. Il a pu aussi par ailleurs nous révéler la nature de l’islam : régression, déresponsabilisation, absence du doute ; nous nous retrouvons ainsi avec un mode de vie situé à l’opposé d’une conduite humaniste pouvant amener l’être humain à l’émancipation, et Malek Chebel est tout joyeux que l’islam puisse contribuer à cela.
Quand un journaliste l’interrogera-t-il sur ces déclarations peu éclairées ?
Jean Pavée
(1)               http://ripostelaique.com/j%E2%80%99ai-vu-comment-s%E2%80%99est-deroule-l%E2%80%99enregistrement-de-l%E2%80%99emission-de-giesbert-avec-christine-tasin-honteux.html
(2)   http://ripostelaique.com/Malek-Chebel-un-islam-des-Lumieres.html
 

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