L’école des cons prétentieux de la rue de Grenelle est En Marche !

Voulez-vous vraiment faire de vos enfants des crétins ? Jean-Paul Brighelli a dénoncé La Fabrique du Crétin, La mort programmée de l’école : Les idiots ne sont pas ceux qu’on croit. » Parmi les élèves de khâgne, au lycée Condorcet, le crétin se révélait en pleine lumière à l’occasion de la terrible épreuve de thème latin.

Le crétin commençait à moins trente. On a vu un crétin, aujourd’hui journaliste fort réputé, plonger dans les profondeurs inexplorées du moins soixante-huit. Un crétin hors pair. Merci à Jean-Paul Brighelli d’avoir intitulé son livre La Fabrique du Crétin. Le Crétin dont il s’agit n’est pas le produit de la fabrique, mais son ingénieur, son directeur, son patron de la rue de Grenelle. Mais qu’est-ce donc que le crétin aujourd’hui ? Il n’y a plus de thèmes latins, par conséquent on manque cruellement de crétins abyssaux. Pourtant, c’est dans le discours présidentiel où l’on trouve des perles. Et on n’est pas déçu. Juste avant de rencontrer le Premier ministre britannique autour d’un triste saumon en papillote, le chef de l’État français de l’époque se plaignit de devoir supporter une heure durant ce crétin de Tony Blair, qualifié tout aussitôt de con prétentieux.

On avait là une définition moderne, actuelle et efficace du crétin. Il suffit ensuite de la décliner sur le mode scolaire. Exercice trop facile pour perdre du temps. Une seule constatation : le Crétin en chef demeure de moins en moins longtemps en selle sur son cheval de rodéo. Ce qui n’est pas encore le cas du crétin de bureau, de fait le plus dangereux. Ce qu’on reproche au Crétin de la rue de Grenelle, quel que soit son niveau de responsabilité, d’irresponsabilité, ce n’est pas son ambition. Chacun a le droit de la placer où il veut.

Ce n’est pas non plus le scoutisme à dix balles qui lui sert de philosophie. Ce qu’on lui reproche, c’est d’avoir cassé le formidable ascenseur social qu’était l’école de la République. Sans l’école républicaine d’autrefois, celle de l’égalité des chances, beaucoup auraient été des ratés. C’était dur, l’école, le collège, le lycée des années 60. Les petits-bourgeois ne faisaient pas de cadeau. Mais une fois franchi la porte de l’établissement, une fois qu’on avait pris ses marques sur l’impitoyable terrain de la compétition scolaire, des examens et des concours, on se sentait à égalité avec les rejetons des classes sociales supérieures.

Et c’était une question de survie. Tu tombais, tu ne redoublais pas, tu te retrouvais apprenti. Depuis, le Crétin de la rue de Grenelle, sous le fallacieux prétexte de la démocratisation, a créé une école à deux vitesses. Celle des beaux quartiers, avec ses établissements privés et ses lycées de centre-ville, celle des crétins pour les autres. On est revenu aux principes de l’école coloniale. À l’apartheid social et culturel.

D’un côté ceux qui sentent bon, les bobos auxquels on distribue les morceaux choisis… De l’autre ceux qui sentent mauvais, voués à la sous-classe populaire. Et le Crétin de la rue de Grenelle invente à l’intention du ghetto un nouveau gadget comme la discrimination positive avant le Bac Sport et Religion…

À Apartheid social, Pédagogie coloniale ! Les objectifs de l’école progressiste actuelle sont ceux qui guidaient l’école coloniale. Les débats sur l’école coloniale sont aisément accessibles : ils forment la matière du Bulletin de l’enseignement des Indigènes de l’Académie d’Alger, publié à partir de 1893, diffusé auprès des instituteurs, des inspecteurs et du Rectorat de l’époque coloniale.

Indigènophobes et indigénophiles s’opposent. Les premiers regrettent qu’on prodigue l’enseignement, notamment l’apprentissage du français, aux indigènes : « La langue française, bien loin de nous faire aimer des populations indigènes, leur fournit les plus fortes raisons de nous haïr. Notre langue n’est pas un instrument à mettre entre les mains des populations que l’on veut gouverner sans leur consentement. »

Les indigénophiles ont obtenu, contre leurs adversaires, qu’on enseigne le français aux colonisés. Il s’agit d’un français purement fonctionnel : « Nous ne voulons faire des indigènes ni des fonctionnaires, ni des ouvriers d’art, mais nous croyons que l’indigène sans instruction est un instrument déplorable de production. »

Les indigénophiles des partis de gauche sont d’accord avec la droite indigénophobe sur un point : « La colonisation a tout intérêt à voir le fellah devenir meilleur cultivateur. N’est-ce pas l’indigène qui fournit au colon une main-d’œuvre à bon marché et indispensable ? » Le désaccord ne porte pas sur la fin, mais sur les moyens. Le fellah alphabétisé est-il ou non plus rentable que le fellah analphabète ?

Victorieux, les indigénophiles seront appelés à bâtir des programmes scolaires. Ils en excluront les disciplines dangereuses : les sciences, l’histoire, la géographie… En revanche seront amplement enseignées l’hygiène et l’agriculture. La première place sera faite à la morale : « Il ne suffit pas d’instruire les indigènes, il faut aussi les moraliser. » Pourquoi cet effort particulier de moralisation ? Le Traité de législation algérienne d’E. Larcher (1903) est explicite : « Les Français sont aujourd’hui en Algérie dans des conditions semblables où se trouvèrent les Francs en Gaule. Une race victorieuse impose son joug à une race vaincue. »

Le français sera donc enseigné à l’indigène. Mais quel français enseigner ? Les textes académiques répondent avec clarté à cette question : « une langue simple« . Sur le plan pédagogique, cela signifie un rejet de la grammaire : « On n’apprend pas dans nos écoles le français par la grammaire mais par la méthode directe de la conversation et des exercices de langage : tout par la pratique, tout pour la pratique. »

L’oral est systématiquement privilégié. Par conséquent, la dictée est rejetée, réservée aux écoles des colons. Les instructions insistent sur le fait que les maîtres doivent parler le moins possible, se soucier de faire parler d’abondance les élèves. En aucun cas ils ne doivent exprimer la moindre idée : « rien d’abstrait, rien de compliqué, rien de savant« , précisent les programmes. Interdiction d’aborder la littérature :

« Une personne n’ayant que des besoins matériels n’est guère prête pour goûter notre littérature. »

Les concepteurs des programmes coloniaux ne cachent pas leurs sources pédagogiques. Ils s’opposent point à point aux programmes réservés à la bourgeoisie coloniale : ceux-ci ne privilégient-ils pas l’écrit, n’exigent-ils pas la maîtrise de l’orthographe et de la grammaire, ne préconisent-ils pas la culture des belles-lettres ? Cette école à deux vitesses, c’est la nôtre. Les indigènes sont à nos portes en banlieue. À eux les beautés de l’expression orale, de la spontanéité, du savoir au compte-gouttes. En face, dans les lycées des héritiers, de la culture à pleines louches. Quand l’école se scinde en deux, c’est la République qui est en danger. C’est au meilleur de la connaissance que tous les enfants scolarisés en France ont droit. Pas de quoi être enchanté quand on voit défiler dans la rue des milliers de lycéens sous des pancartes de carnaval !

Ils savent, eux, que le Crétin de la rue de Grenelle tient les rênes. Rien ne dit que, demain, le défilé ne se scindera pas en deux : d’un côté ceux qui croient à l’avenir, de l’autre ceux qui n’y croient plus. La lutte des classes, vous aimez ? Avec Macron, vous allez être servi ! (Source : Bernard Lecherbonnier)

Avec Éric Zemmour : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays !

Thierry Michaud-Nérard

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2 Commentaires

  1. Quand on idolâtre des joueurs de foot analphabètes, on n’en a rien à foot de la langue française !

  2. Le crétin a été voulu, décidé, programmé car il n’y a rien de plus facile à manier que le crétin.
    Le N.O.M. des ATTALI, GATES, SOROS, WINDSOR, SCHWAB, DER LEYEN, et leurs sous fifres marionnettes de pacotille : macron trudeau, biden, obama, zèle en ski, et la majorité des pseudo chefs d’Etats de l’occident (qui ne sont rien sinon des paillassons pour la ploutocratie mondialiste) a sciemment détruit, toute possibilité d’intelligence dans cet occident devenu complètement fou!

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