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Lecornu : l’armée cocue, nouvelle humiliation pour les militaires

Les nouveaux entrants au gouvernement font parler d’eux, sauf un : Sébastien Lecornu.

L’armée est une fois de plus humiliée. Les chefs d’état-major vont être obligés de se mettre au garde-à-vous devant cet homme de 35 ans, qui, n’ayant pas fait de service militaire, n’a jamais vu un fusil de près. Politicien dans toute l’acception de ce terme, il est passé de l’UMP et des Républicains à LREM pour obtenir des sous-maroquins dans des ministères n’ayant aucun rapport avec les questions de défense et où il n’a laissé aucune trace de son passage.

Il va maintenant donner des directives à des chefs militaires qui ont vingt ans de plus que lui, qui ont participé à des opérations extérieures en Europe balkanique, en Afrique et au Moyen-Orient et qui, en sus des compétences propres à leur armée, ont acquis sur le terrain les connaissances géopolitiques et géostratégiques indispensables à la connaissance du monde actuel. Qui, mieux qu’un marin ayant navigué sur les mers du globe, mieux qu’un aviateur ayant survolé l’Europe, la Méditerranée, l’Afrique subsaharienne, mieux qu’un fantassin s’étant immergé dans les populations de ces pays, peut avoir une vision des menaces pesant sur la France et des moyens d’y parer ? Sûrement pas ce politicien récompensé par un portefeuille régalien de sa soumission au pouvoir. Les chefs militaires recevront des ordres mettant en jeu la vie et la mort de leurs hommes de la part d’un irresponsable incompétent. Il est criminel d’attribuer ce ministère pour des raisons bassement politiciennes à un personnage qui, gendarme de réserve, a été nommé en 2017, à 31 ans, colonel de gendarmerie de réserve après sa nomination comme secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot.

Une fois de plus l’armée est humiliée. Elle ne le supportera peut-être pas indéfiniment.

Bernard Zeller