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L’élection de la dernière chance, par Jupiter : le refus du déclin français

Nous avons reçu au sein de la rédaction le livre « L’élection de la dernière chance », signé du pseudonyme de Jupiter. Et comme ce dernier nous a envoyé un article complémentaire à son livre, nous vous proposons d’abord ce texte, et ensuite une présentation de ce livre.

Lucette Jeanpierre

Faire taire Zemmour pour faire disparaître le réel

Incapables de le combattre sur le terrain des idées, sûrs de se faire laminer dans un débat à armes égales contre lui, les adversaires d’Eric Zemmour souhaitent le faire taire. Montebourg, l’ex-retraité de la politique à la recherche d’un nouveau fromage républicain faute d’avoir pu vivre de son sens des affaires, convoque, plus pontifiant et grandiloquent que jamais, les mânes du général de Gaulle contre l’ex-vedette de CNews. La raison de ce gaullisme aussi tardif que suspect ? Exhorter l’ensemble de la classe politique « à former un mur du silence à Colombey-les-deux-Églises » si jamais Zemmour avait l’idée sacrilège de venir déclarer sa candidature sur la tombe de l’homme du 18 Juin. Celui-là même que la gauche traitait de fasciste lorsqu’il était au pouvoir. Hidalgo, après avoir cassé un verre à défaut d’avoir cassé la baraque, tant sa prestation au Grand Jury – RTL – Le Monde de dimanche dernier restera dans les annales de la vie politique française comme son degré zéro, le traite de « guignol » et demande aux journalistes de ne plus l’inviter alors que c’est déjà le cas sur le service public financé par nos impôts. Roussel, le candidat du PC, un parti expert dans l’art de réduire au silence ses adversaires, assure qu’il va déposer une résolution à l’Assemblée nationale pour le rendre inéligible. Tandis que les antifas bretons diffusent ses photographies ornées d’une cible sur son front, quand ils ne font pas le coup de poing contre la police pour interdire à ses partisans de venir assister à ses meetings.

Ce déferlement de haine et cet appel à la censure coïncident paradoxalement avec la validation par le réel des thèses zemmouristes. Alors qu’il était nié, jusqu’à très récemment, par l’ensemble de la classe politique, RN compris, le grand remplacement est une évidence depuis longtemps pour Zemmour, qui en a fait un thème central de sa précampagne. Un sondage confirme que c’est aussi une évidence « pour 67% de Français qui s’en inquiètent » (enquête Challenges-Harris Interactive du 21/10). Zemmour soutient que certaines banlieues sont composées à 80% d’immigrés extra-européens et ne sont plus françaises. Son pèlerinage à Drancy sur les lieux de son enfance l’a prouvé au-delà de ses prévisions les plus pessimistes : sous l’œil des caméras, un boucher lui répond que son commerce n’est pas français mais musulman ; un franco-algérien délinquant multirécidiviste à qui Zemmour assure qu’il l’aurait déjà fait renvoyé dans son pays s’il avait été au pouvoir, lui répond que l’Algérie n’est pas une poubelle ; une femme qui ôte son voile pour lui démontrer que ce n’est qu’un morceau de tissu qu’elle est libre de porter ou non, est copieusement insultée dans la minute qui suit sur les réseaux sociaux ; enfin, une vieille dame voilée le poursuit de sa haine en le traitant de « sale juif » avant qu’il ne remonte dans sa voiture. Zemmour prétend que la majorité des crimes et délits sont commis par des étrangers ou Français d’origine immigrés. Malgré la censure des médias officiels sur l’identité de leurs auteurs, chaque jour sur la toile des vidéos et des dépêches d’actualités valident cette thèse. Entre commissariats attaqués, règlements de compte entre trafiquants de drogue, agressions gratuites en pleine rue et en plein jour (la dernière en date s’étant traduite par la mort du vétéran parachutiste Emmanuel Cueff suite à son tabassage sur un parking à Montauban sous les yeux de sa femme) voitures brûlées, pompiers caillassés et policiers dont la tête est mise à prix, la racaille semble s’être donnée le mot pour porter Zemmour à l’Élysée.

Finalement, plutôt qu’un paradoxe, c’est une explication qu’il faut y voir.

C’est parce que la réalité donne chaque jour de plus en plus raison à Zemmour qu’il est urgent pour ses adversaires de le réduire au silence.

En nazifiant et censurant l’essayiste, c’est la réalité que ses adversaires espèrent faire disparaître.

Jupiter

@Jupiter_2022

Auteur de L’élection de la dernière chance

Dans son livre-programme Pour que la France reste la France, le candidat à l’élection présidentielle Jean Chotard dresse un constat sans appel de la situation nationale : « Une élite hors-sol, en guerre contre l’intérêt général, dirige un pays exsangue, à la tête duquel elle tente de se maintenir quoi qu’il en coûte. »
Le leader du parti gaulliste ne craint pas d’aborder les sujets qui fâchent – immigration, insécurité, mondialisation – et promet de restaurer l’autorité de l’État et la souveraineté du pays s’il est élu. Il se voit aussitôt accolée l’étiquette infamante de populiste par les médias mainstream et le camp de son rival progressiste, Émile Beaufort, qui caracole en tête des sondages. Chouchou de l’establishment et Premier ministre de cohabitation, ce dernier se voit déjà élu dans un fauteuil et se contente d’expédier les affaires courantes.
Mais la campagne à gauche toute de Chotard, dans laquelle ce dernier s’engage à parler et agir au nom du peuple une fois à l’Élysée, décolle enfin, et l’oblige à se déclarer candidat plus tôt que prévu.

Extraits :
« Quelle mouche avait donc piqué Jean Chotard ? Comment expliquer que le spécimen le plus abouti de l’oligarchie se soit métamorphosé en candidat antisystème ? Ministre, député, maire d’une grande ville, parlementaire européen, pas un seul mandat politique n’avait échappé à Chotard en trente ans de carrière. Et surtout, par quel prodige avait-il pu convaincre une majorité d’électeurs de sa sincérité ? Lui, le défenseur inlassable de la France d’en haut et de ses privilèges. »
« Les territoires perdus de la République se comptaient par centaines. Les Français qui n’avaient pas les moyens de s’en aller voir ailleurs baissaient les yeux et rasaient les murs dans ces zones de non-droit où les policiers s’aventuraient au péril de leur vie. Ils étaient devenus des citoyens de seconde zone, des intrus dans leurs cités tombées aux mains des dealers. Des étrangers dans leur propre pays. »
« Aux mains d’une écrasante majorité de journalistes de gauche, la presse d’information avait disparu des kiosques au profit d’une presse d’opinion. La même opinion depuis vingt ans : une ode enamourée au mondialisme et au multiculturalisme. »
« Louis-Gonzague Amal, surnommé LGA, crachait sur la France et ses habitants depuis trente ans, à la plus grande joie des médias chez lesquels il avait table ouverte. Il s’était érigé en redresseur de torts et, fort de son aura médiatique et de sa grande gueule, en va-t-en-guerre exhortant les présidents de la Ve République à lancer ce qu’il restait de l’armée française à l’assaut de pays dont les dirigeants n’avaient pas l’heur de lui plaire. »
« La grande prêtresse de ce saccage était une petite femme revêche, au regard sévère et au sourire factice, qui faisait marcher à la baguette la coalition hétéroclite de militants communistes, socialistes et écologistes qui lui tenait lieu de majorité. Sectaire, allergique à la moindre critique, Christiane Hernandez répondait de sa voie lancinante et nasillarde à ses innombrables détracteurs, en les qualifiant tour à tour de fachos, de réacs, de bourgeois, voire de misogynes, quand ils avaient la goujaterie de s’en prendre directement à sa personne. »
« Sa capacité à absorber les coups tel un vieil édredon désarçonnait les caractères les plus vindicatifs. Et sa pusillanimité était connue dans toutes les fédérations socialistes pour anesthésier les meilleures volontés. Elle tenait tout entière dans son mantra : « Il n’est pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre. » »

À propos de l’auteur :
Jupiter est un haut fonctionnaire qui refuse la fatalité du déclin français. Révolté de voir la France se déliter sous ses yeux, il aborde dans ce roman écrit d’une plume incisive, les enjeux de la prochaine élection présidentielle.

Evaluations Amazon :

« Ce roman vous capture dès le début et vous entraîne sous un autre angle dans notre campagne électorale, et non sans un certain humour, au travers des personnages crées par Jupiter pourtant bien réels, eux. J’ai été même agréablement surpris de voir ma fille, étudiante à l’université, se laisser aller à le lire et me parler « enfin » de politique. Peut-être est-ce normal après tout, elle a l’âge de voter. »

« Enfin un roman qui parle de notre époque et non pas du nombril de son auteur. Le réquisitoire contre les élites responsables du déclin français est d’autant plus impitoyable que l’auteur sait de quoi il parle. Je serais curieuse de savoir qui se cache derrière ce Jupiter ? »

« Un roman politique qui se lit d’une traite. De l’humour, du fond et un vrai souffle littéraire. »