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L’énarque Philippot n’aurait jamais gagné la mairie d’Hayange

FabienmaireLes médias continuent à s’acharner quotidiennement sur Fabien Engelmann. Dernier journaleux en mission, un nommé Alain Morvan, dans le Républicain Lorrain, attaque ce lundi sur deux angles. Ce brillant plumitif n’a vu, à la Fête du cochon organisée la semaine dernière, que la présence de vingt crânes rasés avec des bombers et des rangers, et n’hésite pas à titrer, dans un encadré, « Le retour de l’extrême droite ». Il se permet même, dans cet encadré, de signaler que, pour aggraver son cas, le nouveau maire de cette ville ouvrière a osé publier un livre aux éditions Riposte Laïque, où le misérable ose émettre quelques réserves sur l’islam et les plus radicaux des musulmans, ce qui, naturellement, est sans doute très grave, à ses yeux. Puis il ajoute, preuve de la collusion de l’élu avec le site infréquentable Riposte Laïque, que Pierre Cassen et Christine Tasin étaient « ses invités de marque ». Il n’est pas venu à l’esprit de ce vaillant Rouletabille local que nos deux amis sont venus spontanément, en tant qu’amis de Fabien, et parce qu’ils connaissent et apprécient nombre d’habitants d’Hayange.

Dans un autre article (quel acharnement !), le même plumitif essaie de faire dire à des habitants que, six mois après, ils se rendent compte que le nouveau maire ne serait pas l’homme de la situation. Manque de chance pour ce qui veut être une démonstration, le malheureux n’a trouvé que deux personnes qui émettent des réserves, ce qui est fort peu !

Dans un autre journal, national cette fois, Le Nouvel Observateur, Hervé Algalarrondo s’essaie dans un autre style, pour essayer de discréditer Fabien Engelmann.

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140919.OBS9779/en-panne-de-cerveaux-marine-le-pen-vise-plus-2022-que-2017.html

Tout au long de cet article, visant à semer le doute parmi les électeurs de Marine Le Pen en leur faisant croire que le FN ne serait pas prêt pour l’alternative en 2017, et préférerait patienter jusqu’en 2022 (ce qui montrerait un rare mépris pour la souffrance de notre peuple), ce journaliste (par ailleurs auteur d’un livre fort intéressant sur la préférence immigrée de la gauche, ce qui l’oblige peut-être à donner des gages à son journal en tapant sur le FN) essaie, à sa façon, d’enfoncer encore davantage l’ouvrier devenu maire d’Hayange, avec des arguments peu élégants, dont il situe l’origine à l’intérieur du FN. Il fait dire à une personne  présentée comme un responsable Grand-Est du FN cette phrase scandaleuse : « Nous ne pensions pas gagner cette ville, nous ne l’avons jamais placée parmi nos objectifs. Sinon, nous aurions opté pour un autre candidat, moins éruptif plus contrôlable. »

De tels propos, si ils ont vraiment été tenus, sont graves. C’est ne rien comprendre à la sociologie ouvrière d’une ville comme Hayange, qui n’a rien à voir avec celle de nombre de villes du sud-est. Si la liste menée par Fabien Engelmann a triomphé, c’est parce que, dans cette ville marquée par l’histoire de la sidérurgie, touchée par un chômage de masse, les électeurs, revenus de toutes les promesses mensongères qui leur ont été faites par les élus de l’UMPS venus se pencher sur leur sort à chaque nouveau plan  social, se sont reconnus dans un ouvrier, qui est de leur région, qui les connaît, qui a les deux pieds dans le réel, chaque matin et qui combat avec courage pour les mêmes objectifs qu’eux. Oui Fabien Engelmann a du courage et les Sans-Dents d’Hayange sont fiers de lui.

Car du courage, il en fallait à ce militant venu de l’extrême gauche, et passé par le syndicalisme à la CGT. Les électeurs sont fiers d’avoir un maire qui n’a pas eu peur, quand, convoqué par sa centrale syndicale, à Montreuil, en vue de son exclusion, il a fait face vaillamment, malgré la présence de cinq cents nervis qui lui ont craché dessus et l’ont insulté grossièrement.

Ils ont senti chez ce garçon le courage de se remettre en question, et un véritable amour pour sa région et son pays. Ils ont vu qu’il était à l’aise au milieu d’eux, n’hésitant pas à discuter de leurs vies, de leurs difficultés, s’intéressant vraiment à eux, buvant un coup avec eux.

Disons-le sans nier par ailleurs les énormes qualités de Florian Philippot, battu à Forbach, un énarque parachuté, « moins éruptif et plus contrôlable » n’aurait pas pu gagner les élections municipales à Hayange. Si les propos tenus par ce responsable FN sont vrais, cela signifie que trop de dirigeants, dans ce parti n’ont rien compris à la base ouvrière qui constitue une part capitale de l’électorat du parti de Marine Le Pen, et conservent, par ce mépris du seul maire issu du monde du travail, une vision plutôt arrogante (digne de Terra nova et des élites socialistes… )  des classes populaires. Il est d’ailleurs curieux, voire inquiétant, que le seul maire du FN qui n’ait pas figuré sur une liste aux élections européennes s’appelle Fabien Engelmann, sachant que la liste Grand-Est était menée par… Florian Philippot.

De même, un article du Point faisait dire à Marine Le Pen qu’elle n’approuvait pas la fête du cochon, organisée par Fabien et son équipe, affirmant : « Je suis contre tout ce qui peut provoquer des polémiques artificielles ».

Là encore, si les propos prêtés à la présidente du FN sont authentiques, ce serait, dans la suite d’autres propos internes peu sympathiques pour Fabien Engelmann, une grave erreur d’analyse. Il faut avoir été présent à la Fête du cochon, comme je le fus, en compagnie de Pierre Cassen, Christine Tasin et d’une vingtaine de militants de Résistance républicaine, venus de Paris, voire d’Ajaccio pour l’un d’eux, pour avoir compris, ce jour-là, l’énorme soutien populaire dont bénéficie le maire d’Hayange, malgré la campagne de lynchage dont il est l’objet. Il aurait d’ailleurs été de bon goût que la direction du FN, suite à un succès que personne ne conteste, se fende d’un communiqué se félicitant de cette réussite, qui est celle d’un homme et de son équipe agressés quotidiennement. De même, la direction du FN s’honorerait en encourageant l’ensemble de ses maires à organiser ce type de fête populaire, au lieu de paraître jouer les vierges effarouchées et de craindre la réaction de la bien-pensance.

Certes, il y a des problèmes à Hayange, le fait que trois adjoints aient vu leurs délégations retirées en est la preuve et, dans le contexte actuel, personne ne peut être certain que les comptes de campagne seront, ou pas, validés. Bien sûr, le nouveau maire n’est pas infaillible, et il n’est pas certain que cela ait été l’idée du siècle de repeindre le fameux œuf de la fontaine en bleu. Mais très franchement, les gens d’Hayange s’en foutent, et ce fait les amuse plutôt, y voyant un geste frondeur contre des prétendus artistes de gôche vivant de la générosité de municipalités amies. Mais à ce jour, le fait que Marine Le Pen ait conservé sa confiance au nouveau maire est tout à son honneur. Raison de plus pour éviter, en interne, au Front national, d’organiser des fuites pour mettre en avant des phrases malheureuses, ou malveillantes, visant à faire passer le seul ouvrier, par ailleurs le plus clair sur la réalité du péril islamiste dans notre pays, pour un « éruptif incontrôlable » qui ferait n’importe quoi, et serait le cancre des maires FN, qu’il convient de marginaliser et d’abandonner au plus vite.

Entre un maire élu sur un programme qui prévoit, entre autres, l’organisation d’une fête du cochon et qui concrétise sa promesse six mois plus tard, et un autre, élu contre la construction de la mosquée de Fréjus, qui paraît tergiverser pendant que la mosquée se construit, en principe, il ne devrait pas y avoir photo.

Faut-il rappeler que ce n’est pas en appliquant la ligne de l’énarque Philippot, qui n’ose même pas utiliser le mot « islam », pour ne pas froisser les musulmans, et parle de communautarisme, que la direction du FN séduira les hésitants ? Faut-il rappeler que, quoi que fasse Marine Le Pen et son parti, le FN ne bénéficiera pas du  vote musulman. Dans un pays où 74 % de nos compatriotes, comme Fabien Engelmann, jugent que l’islam est incompatible avec les valeurs de la France, l’heure n’est pas, encore moins après les événements d’Irak, à la relativisation du cancer islamique.

Comme quoi les ouvriers ont souvent plus de bon sens que les énarques…

Jeanne Bourdillon