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Les 3 hypocrisies renversantes de Macron dans son discours à l’ONU

 
Elles témoignent de la malhonnêteté inimaginable de cet homme faux qu’ont osé se prendre les Français comme président de la République.
1re hypocrisie :  le recours factice à la paix
Déjà, étant originaire de Saumur, ville avec Tours où on parle le mieux français, cela a le don de m’énerver de l’entendre prononcer le mot paix comme s’il s’écrivait pé. Phonétiquement, ce mot doit se prononcer comme s’il s’écrivait pê. Mais bon, passons.

Comment Macron peut-il oser, devant l’ONU de surcroît, se réclamer, et avec flamme, pour la paix en Ukraine, alors qu’il fournit (gratuitement !)  des armes à ce pays ? Il se fait ainsi complice de l’un des belligérants et devient de la sorte lui-même un belligérant. Alors que le général de Gaulle avait annoncé le 21 février 1966 le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN, le 7 novembre 2007, le p’tit poulbot sur chaussures rehaussées Sarkozy la réintègre. Et aujourd’hui Macron, avec l’inconscience – calculée bien sûr cependant – qui le caractérise, s’aligne, et de plus avec plaisir, sur les positions belliqueuses de cette organisation qu’il avait dit pourtant être « en état de mort cérébrale », l’OTAN ! Et comme l’OTAN est entre les mains des États-Unis et a déclaré la guerre à la Russie par Ukrainiens interposés, Macron se fait une deuxième fois complice d’un belligérant.

Ainsi, il participe, en soutenant les États-Unis, à la bipolarisation du monde qui, bien évidemment, contribue à sa crispation et vers l’affrontement généralisé des deux camps. La France n’a pas une seule once de politique diplomatique, celle qu’avait conçue le général de Gaulle et qui consistait à créer une voie médiane entre les deux blocs, à mettre en place finalement un monde multipolaire facteur d’apaisement des tensions et qui participait partout au rayonnement de la France. À cause de Sarkozy, de Hollande et aujourd’hui de Macron, la France est une nation sans odeur ni saveur. Souvenons-nous du voyage de De Gaulle en URSS fin juin 1966. Il y avait dit lors d’un discours à la Cité des Savants au bord du fleuve Ob : « Puissent la science soviétique et la science française s’unir pour le progrès des hommes tandis que la Russie et la France s’unissent pour la paix du monde ». Souvenons-nous également de son discours de Phnom-Penh le 1er septembre 1966 au sujet de la guerre au Vietnam : « Il est certain aux yeux de la France qu’elle (la guerre au Vietnam donc) n’aura pas de solution militaire. Dès lors, et à moins que le monde ne roule vers la catastrophe, seul, un règlement politique pourrait rétablir la paix… La France juge nécessaire d’affirmer qu’à ses yeux, il n’en existe aucune autre (solution à la guerre) à moins de condamner le monde à des malheurs grandissants ».
Voilà le type de discours qu’aurait pu tenir Macron, qu’il aurait dû tenir. Or, comment l’aurait-il pu puisqu’il est enfermé, sans même s’en rendre compte tant il est imbu de sa personne, dans l’OTAN ?
2e hypocrisie : sa notion falsifiée des non-alignés

Elle découle de la 1re hypocrisie. Beaucoup se souviennent du mouvement des non-alignés à laquelle la France de De Gaulle aurait pu d’ailleurs appartenir. Ces pays, sortis tout droit pour la plupart de la décolonisation, s’étaient réunis pour rejeter toute appartenance à l’un des deux blocs, capitaliste et communiste, car ils y voyaient la possibilité d’un affrontement mondial dont ils refusaient d’être les victimes.

On est loin de la conception de Macron qui a l’art d’utiliser des formules avec sa fourberie habituelle pour tromper les nations. Je pense notamment à l’emploi qu’il fait du mot progressisme qui de tout temps a appartenu aux mouvements de gauche les plus extrêmes et qui signifiait la lutte pour l’amélioration de la condition des miséreux. Quand on pense aux Gilets jaunes, Macron en est bien loin. Si on lui demandait en quoi consiste pour lui le progressisme, il aurait bien du mal à répondre.

Alors qu’entendit-il par « les non-alignés » ? Pour lui, ce sont tous ceux qui s’obstinent à rester neutres face au conflit ukrainien, c’est-à-dire à ne pas s’opposer à la Russie franchement et c’est-à-dire surtout, à ne pas s’aligner sur les positions de l’OTAN en la matière ; et plus encore, à rejoindre en fait l’un des deux blocs, c’est-à-dire évidemment dans son esprit l’Occident contre les membres en gros de l’Organisation de coopération de Shanghai et plus exactement la Chine et la Russie. On comprend mieux alors son travestissement de la notion de non-alignés. Il est vrai que le travestissement pour lui…
3e hypocrisie : son combat factice contre la pauvreté dans le monde
Alors là, c’est le pompon. La main sur le cœur, il appelle les nations les plus riches à mettre un terme à la pauvreté du monde. Bien sûr, l’objectif est louable mais venant d’un petit monsieur rothschildien, partisan farouche de l’ultra-libéralisme et de son aboutissement ultime, le mondialisme, on a envie de crier au complot. Car si la misère existe dans ce monde, c’est bien sûr à cause du capitalisme, de son obsession du profit qui tombe toujours dans les mains d’une minorité et en bonne logique, de la très mauvaise répartition des richesses.
Macron, en ce début de XXIe siècle, me fait penser à Napoléon III, auteur d’un ouvrage hypocrite « De l’extinction du paupérisme » influencé par les idées de Saint-Simon rêvant de la disparition de la misère mais faisant tout son possible parallèlement pour susciter et développer les grands capitaines du capitalisme, les « robber barons » comme disent ses copains américains.
Ce type est un type abject, un danger public, l’archétype parfait de tout ce qu’il y a de méprisant chez tous les politiques qui récitent avec leur grande gueule de beaux principes pour nous endormir mais agissent par derrière dans la voie opposée. Il nous faudrait bien sûr un de Gaulle, un messie même, tant nous sommes tombés dans la déchéance… mais malheureusement aujourd’hui, cet homme providentiel n’existe pas si tant est que demain il puisse exister.
Philippe Arnon