Les 57 jours de Dien Bien Phu, la fin d’un empire

Publié le 7 mai 2021 - par - 35 commentaires - 936 vues
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Il y a 65 ans, Dien Bien Phu, la dernière bataille - Sciences et Avenir

Le 7 mai 1954, après 57 jours de combats héroïques, le camp retranché de Dien-Bien-Phu commandé par le général de Castries (promu général au cours de la bataille), tombait aux mains du Viet Minh. 14 000 soldats, l’élite de notre armée, furent submergés par cinq divisions  viets ( 50 000 hommes ).

Cette sombre défaite de l’armée française, qui vit disparaître ses meilleures unités combattantes, mit fin à la guerre d’Indochine et sonna le glas de notre empire colonial.

Une défaite d’autant plus sidérante que l’état-major français avait cru pouvoir casser définitivement les reins de l’armée du Viet Minh, commandée par le général Giap.

Une sinistre défaite qui montra aux peuples colonisés que l’armée française n’était pas invincible et qui ouvrit la voie à la guerre d’Algérie, de 1954 à 1962.

C’est au cours de ces deux guerres que paras et légionnaires ont écrit de magnifiques pages de gloire et d’héroïsme, si bien traduites par Jean Lartéguy.

Car pour ces soldats d’élite, le courage au combat et la fraternité qui les unit en affrontant la mort  importent bien davantage que la victoire ou la défaite.

Quand les “marsouins” ou les légionnaires commémorent les batailles de Bazeilles (1870) et de Camerone (1863), qui se sont soldées par la victoire de l’ennemi, ils célèbrent avant tout le courage et l’héroïsme du soldat qui se bat jusqu’à son dernier souffle. Peut-on d’ailleurs parler de défaite quand on se bat à un contre dix ?

La bataille de Dien-Bien-Phu fut la plus longue et la plus meurtrière de l’après Seconde Guerre mondiale.

14 000 combattants français y ont participé, dont 40 % de légionnaires. 3 300 sont morts ou disparus et 4 400 furent blessés. 10 300 furent faits prisonniers et envoyés dans les camps du Viet Minh.

Seulement 3 300 reviendront en France, le Viet Minh ayant laissé crever nos prisonniers, alors que “deux bananes par jour auraient suffi à les sauver”, dira plus tard le général Bigeard, lui aussi un des héros de Dien-Bien-Phu.

Pour moi, ce traitement barbare de nos prisonniers, laissés sans soins et maltraités, restera une tache indélébile dans l’histoire du Vietnam indépendant, tout comme le massacre des harkis déshonore à jamais l’Algérie.

Du côté viet, on dénombre 70 000 combattants, qui laissèrent 8 000 morts et 15 000 blessés.

Des barils d’encre ont déjà coulé pour décrire la bataille de Dien-Bien-Phu. Ceux qui veulent connaître les dernières heures  de cette tragédie vécue par nos soldats peuvent lire le lien ci-dessous, tiré des archives du Figaro.

https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2018/11/02/26010-20181102ARTFIG00235-dien-bien-phu-la-chute-du-camp-retranche-francais-le-7-mai-1954.php

Pour nos soldats, mais aussi pour le commandement, aucun doute possible, légionnaires et paras n’allaient faire qu’une bouchée des divisions de Giap.

Le camp retranché, une cuvette de 16 km sur 9 km, avec sa piste d’aviation permettant un ravitaillement continu en vivres et en munitions, avec ses chars et ses canons de 105, avec ses mitrailleuses et ses mortiers, et surtout avec ses soldats d’élite, était jugé invincible.

Tous les généraux qui avaient visité le camp, y compris des généraux américains, avaient jugé le choix du site particulièrement bien pensé.

On allait tailler en pièces les divisions que  Giap lancerait à l’assaut des points fortifiés, aux prénoms féminins devenus célèbres : Éliane, Béatrice, Gabrielle, Isabelle etc.

“Finissons-en une bonne fois pour toutes avec cette guerre”. Pour le commandement français, les Viets n’ont ni aviation, ni artillerie assez puissante pour atteindre le camp depuis les hauteurs environnantes.

C’est donc dans l’euphorie d’une victoire assurée que nos héros fêtèrent le Noël 1953, avec en ligne de mire, la fin de cette guerre menée à 13 000 km de la France.

Et les filles du BMC (bordel militaire de campagne), si dociles et souriantes, ne sont-elles pas là pour réconforter le guerrier avant l’assaut ?

Mais les premiers obus viets qui tombèrent sur la piste le 3 février 1954 douchèrent l’ambiance. Les Viets avaient donc des canons et des mortiers tout proches !

En fait, la défaite de Dien-Bien-Phu s’explique par trois erreurs du commandement français.

La première erreur fut de croire que les unités de Giap seraient incapables de se ravitailler à travers la jungle des collines environnantes.

Mais 60 000 porteurs, hommes, femmes, enfants, écrasés de charges lourdes, accomplirent des miracles sur des centaines de kilomètres.

Des milliers de vélos, chargés chacun de 300 kilos de matériel, ont ravitaillé jour et nuit les unités combattantes. L’armée de Giap, équipée par les Chinois, n’a manqué de rien.

J’ai eu la chance de visiter le musée de l’armée à Hanoï et de voir une reconstitution de la bataille, où le fameux vélo tient une bonne place. J’ai pu y acheter le livre du général Giap, version vietnamienne de la bataille. En fait, une ode permanente à Hô-Chi-Minh et au marxisme.

La seconde erreur fut de penser que l’artillerie viet ne pourrait jamais atteindre le camp, en tirant depuis les crêtes environnantes, situées à 12 kilomètres de la piste d’atterrissage, considérée comme hors de portée des canons ennemis.

Et si d’aventure l’artillerie viet ou la DCA s’avisait de descendre à flanc de colline pour se rapprocher de la cible, quelques missions aériennes de bombardement règleraient le problème en quelques minutes.

Mais, comme je l’ai déjà dit, c’est le 3 février que les premiers obus  de 75 tombèrent sur la piste. Les Viets avaient creusé des tranchées qu’aucun observateur n’avait repérées. La riposte terrestre et aérienne ne tarda pas, visant les lueurs de départ des tirs. Mais si Giap n’était pas Napoléon, c’était néanmoins un rusé.

Pour tromper l’artillerie et l’aviation de bombardement adverses, il faisait sauter ailleurs dans la jungle, des charges d’explosifs pour simuler des tirs de canon. Artilleurs et aviateurs tiraient le plus souvent sur des leurres.

Les bombardements sur le camp allaient s’intensifier tandis que la riposte à l’aveugle allait se révéler impuissante. Au point que le colonel Piroth, commandant l’artillerie du camp, finira par se suicider.

La troisième erreur fut de croire que Giap allait offrir ses divisions de fantassins “en holocauste” au feu ennemi.

“On cassera du Viet quand il descendra des collines”, pouvait-on entendre parmi les soldats. Il n’en fut rien.

En fait, comme les Pavillons Noirs l’avaient fait au Tonkin en 1886, pour investir le camp de Tuyen Quang tenu par les légionnaires, les Viets ont investi le camp en creusant des tranchées jour et nuit et des galeries souterraines. Une armée de taupes fouineuse infatigables.

J’ai un grand-oncle légionnaire, que je n’ai pas connu évidemment, qui a participé à la conquête du Tonkin contre les Pavillon Noirs. Mais c’est une autre histoire.

On s’étonne qu’aucun stratège du commandement français n’ait retenu la leçon de Tuyen Quang, qui figure largement dans les archives de la Légion !

Ce n’est qu’une fois que ses troupes furent au plus près que Giap lança ses hordes d’assaillants, donnant lieu à des tueries et des corps à corps sanglants.

Ce qu’ont enduré nos soldats à Dien Bien Phu, c’est l’horreur qu’ont vécue nos Poilus dans les tranchées de 14-18.

On enterre les cadavres mais des centaines sont en attente, répandant cette sinistre odeur des champs de bataille.

La mousson transforme le camp en bourbier. On patauge dans 30 centimètres d’eau et dans la boue des tranchées encombrées de macchabées qu’on n’a pas eu le temps d’enterrer.

Plus rien n’est sec. On ne se change plus, on ne se déchausse plus. Et les latrines dégoulinantes répandent leur odeur atroce.

Et tout cela sous une pluie d’obus, qui tue et projette des giclées de boue immonde infectant la moindre plaie.

Dans cet enfer, l’antenne chirurgicale fait des merveilles, sous les ordres du médecin-chef Grauwin.

Il y a longtemps que la piste d’atterrissage, constellée de trous d’obus, est devenue inutilisable. Donc plus d’évacuations possibles.

Mais la volonté de résister reste intacte. Nous sommes le 30 avril 1954 et chacun sait que l’assaut final est proche.

C’est le jour du 91e anniversaire de Camerone, célébration incontournable en tous temps, tous lieux, toutes circonstances, pour tout légionnaire.

À cette occasion, la convoyeuse Geneviève de Galard est nommée légionnaire honoraire de 1re classe. Et le colonel Bigeard est nommé légionnaire d’honneur de 1re classe. Castries, promu général depuis le 15 avril, est fait caporal d’honneur de la Légion. Comme quoi, même sous une pluie d’obus, la vie continue.

À Dien Bien Phu, un légionnaire sur cinq était français.

Ce 30 avril 1954, les aviateurs larguèrent 233 tonnes de ravitaillement… dont la moitié tomba chez l’ennemi tout proche.

Avec la mousson et ses terribles cumulo-nimbus tropicaux, bien des équipages ont perdu la vie, victimes d’orages et d’énormes grêlons dévastateurs.

Mais c’est la DCA, installée sur les points d’appui conquis par les Viets, qui a causé de grosses pertes.

Pilotes français et pilotes mercenaires américains prendront des risques énormes pour larguer sur une zone de largage de plus en plus rétrécie avec l’avancée ennemie.

Larguer trop bas et c’est offrir une cible de choix à la DCA ennemie, larguer trop haut et ce sont les 3/4 du matériel qui tombent chez les Viets.

“Pire que la Flak sur la Ruhr”, diront les pilotes américains vétérans de Seconde Guerre mondiale.

Au total, 51 appareils seront détruits, 169 touchés. 80 pilotes et membres d’équipage seront tués. Dès la fin mars, la piste étant rendue inutilisable, seuls les largages ont permis au camp de tenir 57 jours.

Le 6 mai 1954, à 18 h 30, les bombardements se sont intensifiés. Trois canons français rescapés du désastre répondent à 400 canons viets.

Là-haut, les pilotes de chasse pilonnent les tranchée viets à très basse altitude.

Et à 19 h 30, c’est l’assaut final. Un assaut barbare, sans le moindre égard pour les pertes, les vagues de viets se ruent vers la mort en hurlant “10 000 ans à l’oncle Ho”.

Les défenseurs, épuisés de fatigue, font face à cette marée horrible. C’est un carnage à la grenade, à la baïonnette, au couteau, à coups de crosse. Des corps sont projetés en l’air par des mines acheminées dans des galeries creusées par les taupes ennemies.

La marée grouillante de petits hommes en vert submerge tout. Les appuis tombent un à un, succombant sous le nombre ou faute de munitions.

C’est la fin. Le drapeau blanc est hissé sur le PC de Castries, emmené en captivité.

Mais en ce 7 mai 1954, c’est une fois de plus la Légion qui va conclure, “mener le dernier baroud, sonner le dernier coup de clairon”.

“Isabelle”, assiégée, bombardée, est encore tenue par les légionnaires du colonel Lalande, qui ignore que tout est fini.

Un déluge de feu s’abat sur Isabelle. Le dépôt de munitions explose, semant la mort et éparpillant les corps déchiquetés.

“Alors quoi, on va crever ici ?”

Une radio viet annonce “rendez-vous” ! Lalande ordonne à ses 600 légionnaires : “En avant !”

Il fait nuit noire, on n’y voit pas à 10 mètres. On entend des coups de feu, des grenades, des rafales. Et les canons ennemis qui tirent dans le tas, sans distinction, hachant menu les combattants amis ou ennemis.

100 légionnaires ont réussi à franchir les lignes viets. Ils foncent, sous les rafales et les grenades, direction la jungle.

Quelques rescapés atteindront le Laos. La jungle engloutira les autres.

Quant aux légionnaires d’Isabelle qui n’ont pu franchir les lignes ennemies, ils furent victimes de la dernière tuerie de Dien Bien Phu.

Le 8 mai au matin, plusieurs heures après la fin des hostilités, le colonel Lalande donne l’ordre à ses légionnaires de cesser le combat.

Dien Bien Phu coûtera à la Légion 1 500 tués  et 4 000 blessés.

Pour  mémoire, la Légion a eu 4 000 tués en 14-18, 9 000 au cours de la Seconde Guerre mondiale et 10 392 tués en Indochine.

“Ce fut une lutte épique”, dira ce 8 mais 1954 le colonel commandant la Légion à Sidi Bel Abbès.

La guerre d’Indochine se termine, la guerre d’Algérie commence, une nouvelle page d’histoire où s’illustreront les légionnaires et les paras de Bigeard, les Centurions de Lartéguy.

(texte inspiré de “La légion étrangère” de Georges Blond)

Jacques Guillemain

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Notifiez de
Dorylée

L’armée française a perdu en Indochine contre le communisme, pas contre le Vietnam, aidé par la puissance militaire de la Chine. Elle a perdu également parce qu’elle s’est comportée comme une armée civilisée contrairement aux combattants communistes qui ont commis des atrocités n’ayant rien à envier aux pires barbares nazis. Elle a perdu également parce que la France était gangrenée de l’intérieur par les saloperies du PCF. L’extrême nullité des stratèges militaires français n’a pas arrangé nos bidons.

Eric Hartley-VI Fletcher

La Légion est très respectée dans l’Armée-US. La raison est l’analogie des combats jusqu’au bout des défenseurs de Camerone et de Fort-Alamo, combattants les mêmes adversaires … Mexicains !

Morteladèle

On s en fout. Pourquoi ne pas reparler des Croisades tant que vs y êtes

Joseph lunique

Un peu de respect s il vous plaît
Mon père est mort à dien bien phu.
Sergent au 3ème rep.
Mon père avait des couilles , lui

D. Lajoie

à Joseph lunique. : On ne combat pas avec des couilles , mais avec un bon fusil et une bonne réserve de munitions .
Ce qui implique des militaires supérieurs ( d’ETAT MAJOR ) un peu moins cons que tous ceux de l’Armée Française depuis 1918 .
L’émouvant récit de Jacques Guillemain. ne fait que le confirmer .

Atikva

Pour parler des croisades, il faudrait d’abord connaître le sujet, ce qui n’est manifestement pas votre cas. Croyez-le ou non, mais le monde existait avant votre naissance ! Il fut même un temps où les Français n’en étaient pas réduits à l’écriture phonétique et savaient s’exprimer sans vulgarité.

Le Faste Fou

Les articles historiques comme celui-ci sont les seuls qui restent intéressants dans RL !

Oui, pourquoi ne pas reparler des Croisades ? Il y a des tas de choses passionnantes à en dire, et l’historiographie est loin d’avoir fait le tour de la question.

meulien

le comble c’est que tous les etats de l’indochine francaise etaient ,deja independants.paris a prete ses soldats

Patapon

Une pensée admirative et reconnaissante pour Genevieve de Galard ,l” Ange de Dien Bien Phu”,magnifique héroïne Francaise

Atikva

Merci pour elle, j’en étais à me demander si quelqu’un en France était au courant de son existence.

Domisoldo Dièz

Bel article.
Je ne suis pas certain que le drapeau blanc ait été hissé sur le PC du général de CASTRIES. Les ordres en effet étaient de cesser le feu mais sans drapeau blanc.
Ces derniers n’apparaissent que sur le film de propagande tourné par les Viets (avec un caméraman soviétique) après la reddition.

D. Lajoie

à Domisoldo Dièz. : Ah , c’est vachement important , quand on est complètement ratatiné par l’ennemi , de savoir si on a montré un drapeau blanc ou pas !

gyfal

Tout est perdu, fors l’honneur…
Peut être cela évoque t’il quelque chose pour vous?

D. Lajoie

à gyfal : Non , c’est du pipeau .

Le Faste Fou

Il y a tout un débat d’historiens et d’anciens combattants au sujet de ce drapeau blanc.

richard

Riposte laïque vous devriez faire un article sur cette ordure de Boudarel et de son camp 113 pour rappeler aux lecteurs ce que les communistes font de leur mieux. en 40 ils souhaitaient la bienvenue aux Nazis, en 54 ce fut le camp 113 et en Algérie Maurice Audin porteur de valise du FLN, beau palmarès le PCF

https://ripostelaique.com/indochine-toute-la-gauche-a-protege-le-tortionnaire-stalinien-boudarel.html

richard

une défaite est toujours amère, mais le plus amer dans tout ça c’est le communiste déserteur Boudarel qui a accentué ce cauchemar

https://ripostelaique.com/indochine-toute-la-gauche-a-protege-le-tortionnaire-stalinien-boudarel.html

Jaja

Merci pour ce formidable article sur l’incompétence des français et le magnifique héroïsme de tous ces soldats qui se sont battus jusqu’au bout sachant que tout était perdu. La bataille de Diên Biên Phu a en réalité duré 170 jours, elle a,commencé le 20 novembre 1953 et s’est terminé le 7 mai 1954 (Erwan Bergot, ancien du 1er BEP)présent dans la cuvette). Quand je vois aujourd’hui comment notre Armée est traitée, ça me révolte.

Jacques Guillemain

Oui, mais je n’ai pris en compte que les 57 jours de combats effectifs, comme beaucoup de récits l’ont fait.

patphil

ils ont envoyé nos jeunes se faire trouer la peau simplement pour qu’il y ait encore une tache rose sur la mappemonde et” sauver la patrie””
ils ont refait le coup en algérie
pour sauver la civilisation ils en ont encore envoyer à beyrouth, en afghanistan et aujourd’hui au sahel !

Le Faste Fou

“Une défaite d’autant plus sidérante que l’état-major français avait cru pouvoir casser définitivement les reins de l’armée du Viet Minh, commandée par le général Giap.”

Il semble que ce n’était pas là que Navarre escomptait un affrontement décisif, mais sur une ligne de front classique plus au sud, vers le nord de Hué, si je me souviens bien, avec comme troupes principales l’armée vietnamienne anti-communiste.

Dans son esprit, Dien Bien Phu n’était qu’un poste destiné à couper les lignes d’approvisionnement Viet-Minh.

Du moins si je m’en réfère aux historiens et participants de la bataille que j’ai pu lire.

Dans tous les cas, on peut affirmer que ni Navarre ni Cogny ni même De Castries n’avaient une idée claire de l’utilité de Dien Bien Phu dans la stratégie générale.

Le Faste Fou

Quant au malheureux Piroth, il a compris dès les premiers instants de l’attaque : il ne s’est pas suicidé “par la suite”, mais le premier jour !

Maximus

Belle page tragique de notre histoire bien écrite .
BRAVO ☺

adler

Excellent récit. Pour moi, les Légionnaires, les Paras ont mon plus profond respect. Qu’un regret et un gout amer : En Indochine et en Algérie, beaucoup sont tombés pour rien. Indochine et Algérie : 2 périodes pour lesquelles je m’y intéresse depuis des années. J’ai de nombreux livres sur ces deux conflits.

Joseph lunique

Merci pour la mémoire de mon père , mort à dien bien plus
Sergent lunique 3eme rep

Allez Louïa

Giap n’était pas seulement “un rusé”, c’était un des plus grands stratèges du XXe siècle. Il a su à la perfection utiliser ses forces et les failles de l’adversaire et a ainsi vaincu deux des armées les plus puissantes du monde.

Le Faste Fou

Trois. Il y a eu une guerre contre la Chine, également, qui n’a pas duré longtemps.

patphil

ne jamais sous estimer l’adversaire
ne jamais aller contre la volonté d’un peuple

Joseph lunique

Exact. C est le ministre des armées qui n était qu un con. Mon père y a laissé sa vie pendants cet enfoiré avait son cul dans un fauteuil. Comme aujourd’hui d’ailleurs

Le Faste Fou

Difficile de faire porter le chapeau à un unique responsable, à mon très humble avis.

Il me semble que la France a lutté contre un processus devenu inéluctable à partir du coup de force japonais.

Pour l’histoire familiale, moi c’est mon oncle qui est mort dans une embuscade à Nha-Trang, en 1947.

thierry

respect. et respect aussi pour la Legion (étrangère), car il en faut du courage pour engager face au génie du combat sans arme asiatique. Les dirigeants, souvent plus mauvais et nombreux que les talentueux, pechent toujours par leur complexe de superiorite, leur imbecilite et leur volonte de rabaisser. L histoire se repete. ce fut ainsi face aux allemands rappelons le (la ligne sigfried pfff!). Et demain ce sera pareil. Ils ne comprendront jamais rien au bushidô…

Mossad

Et dire que le adipeux hollande s’est permis de samctionner un ancien patron de la Legion en la personne du General Piquemale.Entre les 2 y pas photo comme on dit au bistrot.

D. Lajoie

à. Mossad. : Piquemal l’a bien mérité . Quelques autres généraux 2s l’ont soutenu mollement pour la forme , mais n’ont pas insisté bien longtemps .

D. Lajoie

à kabout. : Sur votre photo , c’est pas Piquemal. On dirait plutôt le général Bigeard .

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