Les actrices ont-elles encore le droit de coucher pour avoir des rôles ?


Au moment où Catherine Deneuve se fait injurier parce qu’elle revendique le droit d’être importunée, au moment où Dominique Besnehard a envie de gifler Caroline de Haas qui prétend qu’ « un homme sur deux ou trois est un agresseur », l’humoriste Blanche Gardin à la cérémonie des César se demande si « les actrices ont encore le droit de coucher pour avoir des rôles. Parce que si on n’a plus le droit, il faudra… apprendre des textes… faudra passer des castings, et on n’a pas le temps, franchement. »

Car « c’est bien sûr une année très triste pour le cinéma », Blanche Gardin a décidé de venir en noir à la 43ème cérémonie des César. Grinçant mais jubilatoire :

Lire cette vidéo sur YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=HDeyB9Gp2F0

On notera que dans l’assistance, une actrice inconnue Garance Marillier, clone de Caroline de Haas, nominée mais pas nommée, pour un césar de « la meilleure ès-poire féministe » a dû sentir l’introspection de la dérangeante question de Blanche Gardin.

En levant les yeux au ciel qui semblait à cet instant lui tomber sur la tête. La déconvenue de la cruche qui ose ce féminisme et s’offre en spectacle. Pendant que Dany Boon et beaucoup d’autres se bidonnaient sur leur siège.

Mais trêve de gaillardise, Blanche Gardin a tenu à mettre les choses au clair : « Et en même temps il faut se réjouir parce que dorénavant, je crois que c’est clair pour tout le monde, les producteurs n’ont plus le droit de violer les actrices ».

On imagine assez bien que tout ce monde fera comme d’habitude, puisque le droit de coucher des actrices pour avoir des rôles est de notoriété publique. Et on peut se demander si l’agression de l’actrice n’est pas caractérisée dès lors que le rôle promis sur le canapé ne lui est finalement pas attribué.


Mais les producteurs se posent-ils la question de savoir si les actrices qui couchent, simulent pour avoir des rôles ?

En fait, le producteur s’en fout et s’en « foutre ». Et celle qui simule le mieux dévoile ainsi son talent d’artiste. Elle aura le rôle.
Alors, on ose nous parler d’exception culturelle française ! Pour des pratiques qui ressemblent depuis toujours à celles du sulfureux oncle Harvey.

Pendant ce temps, la libération de la parole des actrices du microcosme occupe les plateaux et les studios mais déserte les trottoirs parisiens et d’ailleurs comme à La Chapelle-Pajol où sévissent des agresseurs sexuels au profil type, selon une enquête du Parisien : un étranger de 34 ans !

http://www.leparisien.fr/paris-75/enquete-inedite-sur-les-viols-a-paris-22-01-2016-5475347.php

Et les faits divers qui tombent sous les coups de ces acteurs de la submersion migratoire viennent confirmer voire amplifier cette enquête faite il y a deux ans.

L’exception confirmant la règle, c’est le frère Tariq qui s’est pris la trique dans la nasse. Mais là, la promotion canapé de l’islamologue traduit une méthodologie qui n’a rien à voir avec les turpitudes du Kamasutra.

Car la seule position admise par le coran c’est celle du laboureur qui va à son champ comme et quand il veut en œuvrant pour son seul plaisir (S2-v223). Mais toute ressemblance à la pratique de nos producteurs qui œuvrent à découvrir les nouveaux talents d’actrices serait purement fortuite.

Et on voit poindre dans cet univers impitoyable du sexisme cinématographique, une nouvelle vague d’anciens qui voudrait imposer des quotas pour vaincre les inégalités et éradiquer de tous les scénarios les comportements ou les pulsions sexistes. On imagine alors « Et Dieu créa la femme » revisité par le puritanisme prôné par cette clique pseudo-féministe.


Qui vaudrait sans doute un orgasme à Caroline de Haas.
On serait content pour elle, qui avait déclaré « quand vous avez été victime de viol vous jouissez moins ». Mais Brigitte Lahaie, dans ce débat mémorable mais escamoté, lui avait asséné cette réalité insupportable qu' »on peut jouir lors d’un viol ».

A moins que le but de ce collectif de bobos égalitaristes consiste à faciliter aux productrices, le même droit de cuissage sur le talent des jeunes acteurs qui ne demandent qu’à s’élever. Pour rester dans son entre-soi d’exception culturelle.

Mais l’égalitarisme s’arrêtera là car les productrices sauront, mieux que les producteurs, si ces nouveaux talents qui couchent simulent pour avoir des rôles.
Ce qui annonce le prochain #balancetatruie !

Alain Lussay

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25 Commentaires

  1. Vingt ans après des actrices repenties viennent pleurnicher d’avoir été abusées. C’est peut être parce qu’elles ont vu leur ancien goret grogner derrière d’autres truies plus jeunes et plus roses.

  2. L’actuelle marée de morues dénonciatrices nous remémore irrésistiblement les petites filles à l’école qui viennent en pleurnichant rapporter à l’autorité les manquements de vilains garnements.

  3. « Il vaut mieux avoir de l’entregent que de l’entrejambe » ! Confucius ??
    Dès 650 avant JC, il avait tout compris. Un Frère Lumière ?
    Le Talent n’a pas de Sexe ! Encore la Parité ??
    Ces Femmes font leur Cinéma, en Projection sur l’avenir ! Procès fructueux ! Point !

  4. Quel humour ! Quelle dérision ! Réjouissant ( pas re-jouissant, hein ?) !
    Se faire trousser dans la chambre du monsieur dont on a accepté l’invitation flatteuse – voire inespérée, peut-on comparer avec un VRAI viol, une agression VIOLente, comme son nom l’indique ? Balance-ta-conasse, pourquoi pas ?

    • Celle qui accepte une invitation dans une chambre sait qu’elle va se faire casseroller …

  5. Eric Naulleau et Eric Zemmour avaient témoigné que de toutes les personnes interrogées par eux dans le cadre de l’émission « On n’est pas couché », les artistes du Show-biz étaient de loin les plus conformistes, celles qui avaient le discours le plus convenu. Ce qui n’est pas sans rappeler que les métiers de chanteuse et de comédienne se confondaient jadis avec celui de courtisane.

  6. Si coucher fait partie du système,il faut s’y soumettre ou choisir un autre métier …c’est valable pour les hommes aussi bien sûr ;de ce côté,l’égalité est assurée .

    • Faut il aussi inclure les promotions canapé dans le code du travail ?

      • Comme le nom l’indique,les promotions canapé ne s’appliquent qu’aux personnes déjà distinguées et expérimentées ;sinon,cela pourrait être mal interprété .

  7. Il est clair qu’une jolie femme qui  » couche  » avec les gens qui ont le pouvoir en tire de très gros avantages car le sexe est un moteur puissant mais il ne faut pas mélanger le viol ( pas de consentement) avec cette pratique. Ceux qui ont beaucoup d’argent n’ont aucun mal à obtenir des femmes parmi les plus belles: c’est une réalité.Pour une femme il y a un avantage à être charmante et séductrice et … encore plus à coucher. Beaucoup de femmes sont d’ailleurs conscientes du pouvoir qu’elles ont sur les hommes.

  8. pour moi les saltimbanques ne m’ intéresse pas , besoin du public quand ils commencent , et puis mépris quand ils réussissent , ayant couchés(ées) ou pas .

  9. Ça reste une question de talent: soit au lit soit sur les planches et souvent aussi au lit sur le set.

  10. Quel est le but de cet article ?
    Je ne comprends pas le message que cherche à faire passer l’auteur.

    J’espère avoir mal lu la phrase suivante:
    « Mais Brigitte Lahaie, dans ce débat mémorable mais escamoté, lui avait asséné cette réalité insupportable « qu’on peut jouir lors d’un viol ».

    Ah parce-que pour vous c’est une réalité ?
    Comment le savez-vous ? Avez-vous violé une femme qui en a joui ?
    Ou bien vous connaissez des femmes violées qui en redemandent ?

    • Ca parle de nanas qui n’ont aucune scrupule à coucher pour obtenir le rôle.
      Brigitte Lahaie s’est fourvouyée en voulant décrire une réaction incontrôlable qui peut eventuellement (et compliquée pour la guérison) arriver à une victime d’un viol: un orgasme. Ceci peut-être epliqué par la sidération, lorsqu’au paroxisme d’une agression, la victime se relache totalement et vit la scène de l’exterieur. B. Lahaye qui n’aimerait pas perdre les bonnes graces des plateaux télé, s’est prosternée devant le sac à m….. qui l’accusait de proférer des insanités.

      • Ha bon ? On peut jouir par sidération, suite à un viol ?
        Heureusement que le ridicule ne tue pas !
        Ensuite, ce n’est pas parce-que certaines actrices couchent pour un rôle que ça doit museler celles qui ne voulaient pas coucher pour un rôle mais qui ont été harcelées ou violées.
        Quand un homme viole, ça ne fait pas de tous les hommes des violeurs.
        Et quand une femme couche par ambition, ça n’engage pas les femmes qui ne le font pas.
        Marre des crétins machistes qui parlent de LA femme.
        Nous sommes DES femmes, et nous sommes différentes les unes des autres.
        Et non, il n’y a pas de jouissance au cours d’un viol. Si c’était le cas, ce ne serait pas un viol et devrait être requalifié.

    • « On peut jouir lors d’un viol » ? Je n’en sais rien mais quand cela serait, ce serait comparable au fait qu’une femme sur le point d’être violée peut avoir des sécrétions vaginales mais cela est provoqué par le subconscient pour que ce soit moins douloureux.
      Si l’agresseur a fait jouir sa victime, il faut l’acquitter ? Condamner la femme aux dépens pendant qu’on y est ?

      • Lorsqu’une victime ne peut plus echapper à son agresseur et que le système lutte/fuite devient inoperant par exemple lorsque la pauvre victime s’est faite salement tabasser à demi consciente par son violeur. Le corps dissocie la scène et la pauvre victime vit avec détachement ce qui lui arrive, sans possibilité de réagir (chacun est different) et effectivement des automatismes peuvent se produire à son insu.
        Toi qui nous parle de sécrétions vaginales, moi j’imagine que le bourreau n’a pas besoin de cela car c’est lui qui est excité par son acte immonde et qui sécrete du liquide séminal et peut la pénétrer en la brutalisant.
        Il serait dommage de fantasmer la-dessus et accuser la victime d’une intention de consentement. Je trouve ça sordide.

  11. Tout ce « cinéma » pour occulter le seul harcèlement qui concerne véritablement toutes les françaises et pas seulement les actrices : le harcèlement mené par la racaille étrangère dans les rues dont on n’a pas assez « élargi » les trottoirs…

  12. C’est un idéal dis-ai-je avant de glisser. Cet idéal est à atteindre certes. Mais pas de cette manière hystérique venue des States n’est-ce pas?

    • Oui mon grand. Nous vous attendons pour nous dire comment nous devons protester contre les violences subies. Nous avons besoin d’être sermonnées, orientées et dressées par vous.

      • C’est le ramdam actuel qui me semble piloté. Considérez-vous qu’elles s’en prennent autant aux délires des Musulmans concernant le sexe et la place de la femme? Pourtant il y aurait à dire au-lieu de défendre cette religion comme le font les bobos aux USA et ici maintenant en France. C’est la mode le harcèlement sexuel. Pour autant oui il faut que les choses changent et évoluent pour que les femmes n’aient plus à subir pour réussir. Mais vous avez raison je suis grand, lol.

  13. A la question je répond oui en regrettant de ne pas être producteur ou metteur en scène. Je plaisante…. Quoique… Depuis que le Monde est Monde, depuis que les hommes sont hommes et la femme femme, depuis que l’homme aime la femme, depuis que la femme aime l’homme, depuis que des hommes aiment des hommes, des femmes aiment des femmes, depuis qu’il y a un payeur et un payé, l’un se sert et l’autre subit. ne plus subir? C’e

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