Les Anglais nous montrent le chemin de la sortie

sortireuropeOn ne le répétera jamais assez : sans sortie de l’euro (puis de l’Union Européenne), la France ne pourra jamais se rétablir.

On n’est jamais si bien servi que par soi-même affirme un vieux proverbe français. Comment cela se pourrait-il puisque que nous abandonnons tous les derniers signes de notre souveraineté sans de réelle assurance compensatrice ?

Rappelons que notre pays vit à crédit depuis 40 ans et que malgré les mises en garde et les promesses, ainsi que les efforts considérables des contribuables, les déficits sont toujours au rendez-vous. La dette se creuse sans répit. Les marchés, chaque jour un peu plus, phagocytent la France et la rendent ainsi de plus en plus dépendante de leur pouvoir invisible mais pourtant bien réel et efficient. Nos gouvernants sont incapables d’inverser ce mouvement et, doit-on l’ajouter, ils n’ont pas la volonté de se priver de cet outil de commodité que l’Union Européenne, de son côté, utilise comme une menace pour mieux les obliger.

Peut-on croire un seul instant que cela durera sans douleur éternellement ? Non bien sûr, car viendra le jour où il faudra immanquablement remettre les compteurs à zéro. D’où vient, alors, l’assurance qui rend les marchés si sereins par rapport à cette situation ? La raison de cette quiétude vient du fait que l’épargne privée (la mienne et la vôtre, celle de tous les épargnants petits ou grands) est, en France, très importante. Elle représente une garantie qui ne pourra pas, le jour venu, ne pas être mobilisée de gré ou de force pour régler l’ardoise. Voilà la vérité. L’Union Européenne nous masque en la circonstance cette évidence qu’elle se fera fort de nous rappeler le moment venu.

Une monnaie, ne l’oublions jamais, n’est pas qu’un moyen d’échange. C’est un outil d’ajustement du développement d’un pays. Elle ne peut jouer son rôle de régulateur que si elle est adaptée à l’économie réelle qu’elle est censée incarner. Dans le cas contraire elle perturbe les mécanismes en les dopant ou en les pénalisant.

L’euro, lui, est parfaitement adapté à l’économie allemande, il est même sous-évalué par rapport à l’économie de ce pays. Il n’en va pas du tout ainsi pour l’ensemble des autres pays européens dont les niveaux varient considérablement. Si  les Pays Bas s’en accommodent parfaitement et en tirent un bon parti, il n’en va pas ainsi pour la France, l’Espagne ou l’Italie sans même parler de la Grèce.

En réalité, l’Euro est une manière supplémentaire de soumettre la souveraineté de notre pays au nouvel ordre global dont la gouvernance est accordée, par les détenteurs de la finance mondialisée, à la disposition d’une hiérarchie au sommet de laquelle dominent les Etats-Unis d’Amérique et dans laquelle l’Union Européenne est une roue de transmission. Dans ces deux entités, il y a deux catégories de citoyens. Il y a ceux qui subissent les affres de ce plan mais n’imaginent pas qu’il existe une alternative, et il y a ceux qui profitent du système et l’utilisent à leur profit. Ceux là ont intérêt à ce que le processus d’intégration mondialiste se développe, même s’ils ne voient pas, qu’à terme, ils seront aussi des victimes.

Existe-t-il des économistes qui préconisent la sortie de l’Euro ? Réponse oui ! Ils sont même nombreux… Probablement une centaine et pas des moindres. On compte parmi eux, huit prix Nobel : Paul Krugman, professeur à l’université de Princeton, Christopher Pissarides, professeur à la London School of Economics, James Mirrlees, Thomas Sargent, Christopher Sims, Milton Friedman, Joseph Stiglitz, Maurice Allais (aujourd’hui décédé). Et quelques autres, parmi les plus médiatiques : Peter Oppenheimer (université d’Oxford), Robert Barro (université d’Harvard), Frédéric Lordon (CNRS), Jacques Sapir (directeur d’étude à l’EHESS), Jean-Jacques Rosa (Sciences Po Paris), Jean-Richard Sulzer et Jean-Pierre Vesperini (université Paris-Dauphine)… Tous ces spécialistes sont-ils des illuminés, des incapables, ou des oiseaux de mauvais augure prônant la fausse solution ?

Non, probablement.

Alors, bien sûr, il y a les autres, ceux qui s’accrochent à l’Euro comme à une bouée. Ils prônent l’ultralibéralisme comme panacée du bien-être de l’homme.

On le voit bien, le lien est étroit entre économie et politique. Le problème devient pervers quand le politique ne se définit plus par des mécanismes démocratiques mais se fait dans des lieux discrets occupés par des ombres influentes et restreintes.

Au bout du compte ; la question qui nous est posée est celui du choix de la société dans laquelle nous souhaitons vivre et que nous aimerions léguer à nos enfants. Veut-on conserver une place à l’humain dans celui que nous sommes ? Peut-on être un citoyen épanoui éclairé et libre ou devons nous devenir un sujet consumériste inféodé au mercantilisme absolu et abêtissant ? Doit-on oublier qui nous sommes et qui étaient nos anciens pour nous fondre dans une masse sans identité ni culture spécifique ?

Contrairement à ce que la doxa européiste martèle, il est possible de sortir de l’Euro sans aller assurément vers le chaos promis. Il est possible de renégocier certains traités dont la contrainte nous attire inexorablement vers le bas. Il est même possible de sortir de l’Union Européenne. La Constitution qui nous fut imposée prévoit, en son article 50, les modalités précises de cette sortie.

C’est ce que la volonté du peuple français a exprimé avec clarté et qui s’est trouvé bafoué par l’action des valets des maitres du nouvel ordre mondial.

Les Britanniques ont toujours eu une position singulière à l’égard de l’Europe. Ils ont toujours eu un pied à l’intérieur et un pied en dehors. Ce fut là toute l’ambigüité de leur sujétion aux Etats Unis d’Amérique et de leur sollicitude à l’égard de l’Europe.

Depuis plus de deux siècles leur regard s’est toujours porté vers le grand large plus que vers le continent. Leur réflexion d’aujourd’hui sur une éventuel BREXIT le confirme et nous montre, par la même occasion, l’exemple de ce que peut être une démarche démocratique affirmée et maitrisée. Elle nous rappelle, aussi, notre propre positionnement abusé.

Saurons-nous saisir l’occasion de leur emboiter le pas et de nous approprier l’audacieux projet de redevenir nous même et de faire que la France redevienne la France ?

Jean-Jacques Fitre

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4 Commentaires

  1. Je partage votre « angle de vision » éclairé. Il n’est plus à démontrer que la Désunion Européenne est à son apogée ! C’est une association de malfaiteurs corrompus au service de ceux qui détiennent le Monde entre leurs « dents ». Ce qui se passe est extrêmement grave et les « corrompus » voudraient nous faire croire qu’il n’y pas d’alternative possible. MAINTENIR LA TERREUR ET LA PEUR!!!!!!!
    J’espère vraiment que le Royaume Uni réussira à sortir de cette « dictature », mais malheureusement je crains que tout sera « fait » pour les en empêcher…. Le Brexit serait le début de la fin de l’Union Européenne. Mais je garde Espoir.
    Le peuple Britannique fera-t-il entendre sa VOIX ?

  2. Bravo à l’auteur pour cet article qui a le grand mérite de dénoncer les vrais problèmes et enjeux politiques de la France. Les décisions nationales sont dictées depuis les technocrates de Bruxelles, et la situation catastrophique actuelle en découle directement : chômage, précarité, dette abyssale, restrictions budgétaires, démantèlement de notre armée et de nos services publics, frontières inexistantes, etc.
    j’aimerais toutefois apporter deux précisions : il est totalement illusoire de croire qu’il est possible de renégocier les traités européens, la preuve en images :
    https://www.youtube.com/watch?v=YHRdEvWeL0Y
    https://www.youtube.com/watch?v=yBRCZPypyyM

    • Oui Freeform, la preuve en images, images dont je me suis permise d’extraire quelques « mots » très révélateurs ; l’intention malveillante de TUER la souveraineté Nationale de chaque Pays « démembré » est clairement annoncée.
      Je cite : centre de gravité, jeu Européen, contrôle, plus de politique intérieure Nationale, souveraineté commune !!!!!!
      Les Nations vont disparaître si nous les laissons faire. Je rectifie, « ils » passent à la vitesse supérieure et ne cherchent même plus à « masquer » leur volonté de destruction. Comment peut-on laisser ces individus néfastes, corrompus, vendus, détruire les Nations et leurs peuples ?
      Ils sont en train d’industrialiser à l’échelle mondiale, leur matière première : les Êtres HUMAINS en détruisant toute possibilité de libre arbitre.
      J’Espère de tout Coeur que LA CONSCIENCE de tous les Peuples s’élèvera pour combattre ces AVOIR non Humains, ce sont des MANIPULATEURS MENTEURS MENSONGERS au service de monstres cupides et dépourvus d’Humanité.

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