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Les antiracistes viennent d’avoir la peau des Dix petits nègres !

« L’arrière-petit-fils de la reine du crime a choisi de rebaptiser le best-seller « Ils étaient dix », afin de « l’adapter à son temps ». La traduction du texte a aussi été amendée dans une nouvelle édition au Livre de Poche. Un nouveau triomphe du politiquement correct ». (Le Figaro).

Ça y est, enfin… Agatha Christie a été déboulonnée en France – l’un des rares pays où la connerie multiculturelle l’avait épargnée ! Même tarif que pour le peintre Rubens, quelques années plus tôt, avec sa toile conservée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles : Études de la tête d’un nègre, renommé Quatre études de la tête d’un Maure. Quant à ceux qui voudraient changer le titre de la pièce de théâtre de Jean Genet – Les Nègres –, qu’ils se renseignent auparavant : Genet a copiné en son temps avec les Black Panthers, comme il copina avec les Palestiniens, moins par conviction, il est vrai, que par goût pour les damnés, selon la définition qu’il en donnait.

Désormais, donc, en France, en passant la porte d’une librairie, on ne pourra plus demander au libraire s’il a dans ses rayons le fameux roman Dix petits nègres mais : Ils étaient dix. Titre insipide au possible mais très « Black Lives Matter ». Quel manque d’imagination tout de même. On aurait pu, par exemple, titrer : « Dix petits racisés ». Je suis sûr que la secte antiraciste aurait adoré !

Même le contenu du texte a été revisité, toujours avec la bénédiction traîtresse de l’arrière-petit-fils de cet auteur génial qu’était Agatha Christie. Ainsi, « le mot « nègre » qui était cité 74 fois dans la version originale du récit n’apparaît plus du tout dans la nouvelle édition traduite par Gérard de Chergé ». (Libération).

De son côté, Mélanie – je veux parler de Olivia de Havilland – s’en est récemment allée rejoindre Ashley – Leslie Howard –, Rhett – Clark Gable – et Scarlett – Vivien Leigh – dans un Paradis où, j’espère, Autant en emporte le vent n’est pas « whitelisté » – on ne doit plus dire « blacklister », c’est péjoratif !

Spirituel ou pas, il ne sera plus question de nègre nulle part, c’est compris ?!

Sinon, les antiracistes, Charlie Parker Jr, l’un des plus grands musiciens de jazz de tous les temps, est né un 29 août 1920, voici bientôt cent ans, et il était noir ! Pourtant, ce n’est pas par sa couleur de peau qu’il s’est fait connaître, c’est par son talent. Mais vous devez sans doute ignorer qui était the Bird – surnom de Parker et titre d’un excellent film de Clint Eastwood lui rendant hommage –, les incultes plus occupés à emmerder Agatha Christie que de vous instruire…

Cette société, vouée au culte de l’Autre et au dégoût de soi jusqu’à l’ignorance, voudrait donc mettre sur le même plan Naissance d’une Nation, de D. W. Griffith – qui fait la part belle au Ku Klux Klan – à Dix petits nègres, d’Agatha Christie. L’écrivain britannique n’a jamais imaginé non plus – à ma connaissance – de phrases telles que celle-ci, écrite par un auteur cependant prodigieux et qui mérite sa place au panthéon de notre littérature : « Tout est là ! Le reste n’est que farce et discours. La France brûle de finir nègre, je la trouve fort à point, pourrie, croulante de métis ». (L.F. Céline, Lettre à Henri Poulain, 15/06/1942).

Et pendant qu’on épure les textes de la littérature occidentale, certaine « culture » venue d’ailleurs peut toujours gloser sur l’art de tuer les homosexuels, entre autres. Je rappelle que la Fnac continue de vendre les œuvres de Youssouf Al-Qaradawi, ce chantre d’un islam pur et dur. Il est vrai que la Fnac aime l’islam :

https://ripostelaique.com/la-fnac-nous-fait-un-cadeau-confine-et-halal.html

Quant aux bébés blancs, Nick Conrad continuera sans doute à chanter leur égorgement, sans émouvoir les moutons blancs qui bêlent contre l’extrême droite en tendant leur cou, immaculé aux lames acérées du vivre-ensemble…

Soudain, songeant à cette France d’avant, je me prends à fredonner, avec une mélancolie certaine : « Que reste-t-il de ces beaux jours / Une photo, vieille photo / De ma jeunesse » (Charles Trenet)…

Charles Demassieux