Les artisans, paysans, commerçants, entrepreneurs les derniers Mohicans du Capitalisme

 

Capturerestaurant.png1476 milliards, c’est le montant des dépenses des différentes administrations en France en 2021. Ce chiffre est astronomique et nous pouvons dire sans hésiter que notre société est passée d’un socialisme Etatique à une société communiste, avec le flicage social et sanitaire qui va avec. Dans ce contexte, qualifier Emmanuel Macron d’ultra libéral est au mieux un jeu de mot « humoristique », au pis une mauvaise foi manifeste cachant sans doute des intérêts bien cachés de la part des interlocuteurs utilisant cette expression.

Mais ce chiffre révèle des réalités plus complexes que la traditionnelle opposition entre libéraux d’un côté, partisans d’un Etat limité et de l’autre les tenants d’un Etatisme forcené. En effet, l’arnaque n’est pas uniquement fiscale, elle est aussi sémantique. Certains appellent « Capitalisme » un système de fait « Etatique » alors que pour d’autres l’Etat est devenu tellement ventripotent qu’ils captent toutes les richesses créées. Les libéraux diront « l’Etat est partout », et les plus communistes, « les entreprises ont pris le contrôle de l’Etat et assèchent les ressources ».

D’une certaine manière, les deux ont raisons et torts à la fois. La réalité est entre les deux. En effet, nous sommes dans un système d’économie mixte où les intérêts entre les entreprises privées et l’Etat sont grandement confondus et interdépendants. L’Etat est avant tout fautif de la situation actuelle, d’une part parce qu’il veut s’occuper de tout et le fait très mal, d’autre part parce qu’au nom d’un faux prétexte idéologique exploité par nos élites, d’une « libéralisation » de notre économie, le nombre incalculable d’entreprises dites privées vivant de marchés publics atteint des records. Ainsi, le paradoxe est qu’aujourd’hui le montant des prélèvements obligatoires versées à des entreprises sous forme de contrat de sous-traitance, avec des résultats et une qualité de service très hasardeux, voire mortifères, s’élèvent à des centaines de milliards. Les sommes astronomiques encaissées par les laboratoires pharmaceutiques à travers la sécurité sociale en attestent, encouragées par des politiques publiques coercitives et totalitaires.

On est donc très loin de l’idéal libéral et capitaliste dit classique, d’entreprises vivant en autonomie, du fait de la qualité de leurs services ou produits reconnus comme tels par leurs clients. Non, ici, ces entreprises dites « capitalistes » sont subventionnées à coup de milliards d’euros, soit sous forme d’aides financières directes, soit sous forme de marchés publics qui assurent leur rentabilité et des positions de quasi monopoles à l’abris du jeu de la concurrence.

Dans ce contexte, on est en droit de se demander, si, au lieu des 5,7 millions de fonctionnaires que compte la France, il ne faudrait pas également inclure à ce calcul les millions de salariés du privé dont les entreprises dépendent et vivent des marchés publics, en y incluant au passage les centaines de milliers de salariés des grands laboratoires pharmaceutiques, entre autres. Pour le libéral que je suis, c’est une nuance non négligeable dans l’appréciation de la situation économique de notre pays. Aucun responsable n’aborde cette question pour la simple raison que le débat n’est pas public ou privé, Etat ou entreprise, mais de savoir où se situe les champs de compétences qui révèlent de l’Etat et celles qui n’en dépendent pas. Mais fixer cette limite et forcer l’Etat à abandonner un nombre incalculable de missions et prérogatives ce serait mettre un terme à des décennies de connivences et de combines entre les représentants de l’Etat et le monde des affaires.

Dans ce contexte, on comprend d’autant mieux la colère, le désarroi et la difficulté des derniers entrepreneurs à « l’ancienne », qui ne bénéficient d’aucune subvention pour monter leur affaire et doivent soit emprunter et investir leurs deniers, d’aucun marché public leur assurant des revenus récurrents, d’aucun prix garantis, d’aucun rachat obligataire de la part des banques centrales, tels les grands groupes du CAC40, d’aucune fiscalité avantageuse, d’aucune aides à la création d’emploi….rien de tout cela et qui doivent raquer pour financer tout « cet édifice vertueux » imaginé par nos élites. Mais en cas de crises systémiques ces derniers Mohicans seront les premiers à payer les pots cassés des arrangements, combines de l’oligarchie, dont le seul but est de faire marcher la planche à billets pour réalimenter en liquidité les marchés publics, et au passage renflouer les caisses des organismes en tout genre, dans l’intérêt général du grand public et des citoyens bien sûr.

Etienne Darcourt-Lezat

image_pdfimage_print

10 Commentaires

  1. Dans cette république socialop-maçonnique mondialiste tout est fait pour déchirer le tissus d’une Société qui tisse son autonomie avec la petite entreprise qui investit et enrichit les réseaux locaux et pourvoit à l’emploi de proximité.
    Une Société Française saine que défend Eric Zemmour avec RECONQUÊTE!
    Mais une Société au secteur privé dynamique, dans une autonomie entrepreneuriale au capitalisme concret, circonscrit n’est n’est pas du goût de la Pieuvre étatiK.
    La mafia étatiK préfère harceler de charges la libre-entreprise à taille humaine, la Pieuvre étatik préfère assujettir et stresser une Société Autochtone par le chômage où les grands groupes peuvent faire la loi.

  2. Sans compter qu’après les charges et l’ impôt, il reste 30% de ce qui a été gagné .

  3. De quels paysans parlez-vous ?
    Des céréaliers subventionnés (PAC) qui roulent en 4×4 AUDI ?

    Il se dit que les « paysans » gagnent 300€ par mois et qu’ils se suicident 3 fois par mois…
    Pas ceux que je connais !

    • Au golf du Cognac, ils arrivent en Ferrari ou en Porsche les pov viticulteurs…. mais je remarque aussi que les Tesla sont à la mode… ils sont écolos ils veautent tous omicronescu !

      J’suis qu’un pov paysan de Fernand Raynaud
      https://www.youtube.com/watch?v=gH7xhjeKTnM

  4. ho mais tous ces milliards du ‘public’ ne sont pas perdus pour tout le monde soyez en bien sûrs !

  5. s les gaulois réfractaires arrêtaient de bosser, et on verra ce qu’il adviendra! je ricanerais

  6. Non seulement l’état s’attribue des missions qu’il fait mal ou ne fait pas, mais en plus il fait réaliser des missions qui incombent à ses fonctionnaires par des entreprises privées auxquelles ils sous-traitent leur mission (avez-vous déjà vu un fonctionnaire territorial avec un pinceau ?)
    De plus elle « nationalise » un secteur soit disant privé comme par exemple la « sécu », ou les médecins ne sont en fait que des fonctionnaires déguisés.
    Notez d’ailleurs que même du fait de la concurrence « libre et non faussée doctrinale de l’UErss, la sécu française fait exception à la règle (CF Me Reichmann avocat à qui j’avais fait appel pour quitter la sécu française et m’assurer en Suisse !!)
    En Allemagne, le secteur de la santé est en concurrence, et je ne pense pas que les Allemands soient moins bien soignés qu’ici , au contraire et l’écart va encore se creuser.
    Double peine pour les francons : ils payent à fond et n’ont rien en retour (ou si peu)

    • En tant qu’expatrié je suis obligé de cotiser le double à la sécu. Une première fois à la caisse des expa (obligatoire) et d’office (là aussi obligatoire par solidarité) à la secu en France alors que cela fait plus de 20 ans que j’ai quitté la France ; cerise sur le gâteau : j’ai la chance d’être en bonne santé et ne suis pratiquement jamais malade, au point que je répugne même à me faire rembourser parfois des visites médicales à 5€ (tarifs locaux), les envoies par courrier coûtant plus chers, mes cotisations couvrent très largement mes lunettes et mes frais dentaires une fois tous les six ans (remboursés une misère).

      • Dans quel pays résidez-vous pour être (d’office) obligé de cotiser à la sécurité sociale française ?
        Je connais des expatriés qui résident en Espagne, ils cotisent à la sécu espagnole et à aucune autre assurance maladie.

Les commentaires sont fermés.