Les attentats continuent, la gauchosphère aussi

Publié le 6 avril 2017 - par - 5 commentaires - 817 vues
Share

Décidément, nos démocraties ont la couenne dure. Elles ne comprennent toujours pas la donne vitale. L’attentat de Londres et maintenant celui de Saint-Pétersbourg vireront à la foire d’empoigne sur fond de Brexit ou sur fond de bougies et peluches pour l’un, sur fond de démonisation poutinienne pour l’autre, mais rien encore une fois n’aura été fait pour éduquer les populations sur le véritable danger de l’islamisation forcée d’une Europe qui n’en est déjà plus une…

Parce que la salafisation de l’islam en Occident représente assurément le plus grand challenge auquel notre monde doit faire face depuis la chute du soviétisme. Aujourd’hui, l’Angleterre pleure ses morts, mais le rapport de force joue déjà en faveur des communautés musulmanes. La loi du chiffre les accompagne partout où ils s’installent, imposant leur magistère à des pans entiers de la société anglaise comme c’est le cas actuellement avec les tribunaux de charia, les muezzins criant l’appel de la prière, les femmes à niqab dans l’éducation publique à Birmingham, les lectrices de nouvelles à hidjab au journal télévisé… la liste est trop longue !

Une montée en puissance, attisée par les vérités décrétées, qui permet de réclamer, au nom de « l’horizon indépassable de notre temps » que représente l’islam, toujours plus d’accommodements « déraisonnables » au point où il ne sera plus possible de critiquer le prophète lui-même, comme c’est en train d’être articulé présentement autour d’un projet de loi dans le Canada chartiste de Trudeau le bien-pensant. Les islamistes commencent à pénétrer sur le tarmac de l’aéroport de Montréal, toute l’Amérique en parle, mais pour la baudruche Trudeau et son clan, c’est open field : « Y’a aucun problème de sécurité là-bas », dit le ministre des Transports. De toute façon, on est trop occupé du côté d’Ottawa à pousser le projet de loi liberticide contre « l’islamophobie » et faire des souchiens le modèle et la référence types d’un « racisme systémique » exacerbé : le party multiculturel bat son plein, la fête continue…

Le bien-pensant québécois, bisounours s’il en est un, idéaliste au mieux, carrément de mauvaise foi au pire, se croit hors d’atteinte par ce qui se passe actuellement en France. Sa seule grille de lecture sera celle des bobos parisiens ne voyant qu’un clivage socio-économique pour expliquer la « faillite des banlieues » et non pas une matrice de conflit de civilisation dont les plus grands islamologues s’entendent pour récuser toute distinction entre islam et islamisme.
De Samuel Huntington à Bernard Lewis, de Maxime Rodinson au père Henri Boulad, du poète Ferhat Mehenni à Kamel Daoud, tous s’entendent pour dire que le projet de l’islam politique se fera sur le long terme, une véritable bataille de positionnement, une bataille de natalité et une espérance eschatologique intransigeante. Ces auteurs ont beau dire que l’islamisme c’est l’islam historique et traditionnel, pour nos chroniqueurs de colonnes, même les plus à droite, la différence ontologique entre islam « radical » et islam « modéré » reste, et doit demeurer l’axiome fondamental. Tant qu’ils n’admettront pas la convergence absolue entre ces deux notions (inventées par les Occidentaux), ils seront incapables d’expliquer l’absence totale d’empathie ou de mobilisation de la part des musulmans au lendemain de chaque attentat par exemple, ou leur refus de toute autocritique, aggiornamento, réforme dogmatique, ouverture d’esprit, etc.

« Ce sera par vos droits de l’Homme que nous vous coloniserons et par notre charia que nous vous soumettrons », disait si bien Youssef Al Qaradawi du haut de sa grandiose prescience. Les Frères musulmans ne s’en cachent même plus : ils prévoient une France sous contrôle de charia à l’horizon 2100. Une collectivité musulmane galvanisée par son communautarisme décuplé, prélude à l’occupation prochaine telle que le leur endoctrine les « télé-imams » sur les chaînes arabes devant des audimats de dizaines de millions de téléspectateurs.

Si la majorité de nos compatriotes musulmans vivent en paix et ne sont pas violents, ils le doivent bien plus aux lois naturelles communes à toute l’humanité qu’aux vertus éthiques de leur saint Alcoran. La majorité d’entre eux continuent de vaquer à leurs affaires quotidiennes et n’ont aucune envie évidemment d’aller combattre en Syrie, mais n’en travaillent pas moins à l’élaboration en sourdine, sur le temps long, du dar-al-islam en Occident par leur mode de vie aux antipodes du nôtre et leur refus de s’intégrer sans condition à nos sociétés civiles.

L’immense majorité des musulmans « modérés » le sont, parce qu’ils se soumettent au droit positif de l’Occident comme aux lois des potentats de leurs pays respectifs. Car sitôt le projet islamique en marche, la charia reprend inévitablement ses droits. Il n’y a qu’un seul projet islamique, un seul islam politique, un seul islam point barre : suffit de regarder l’expérience catastrophique de l’Égypte des Frères musulmans où le pays était en train de se « chariariser » à un point tel que la population dut descendre par millions dans les rues et appeler au secours le régime antérieur. Allez parler à un Marocain de son cher Roi, « l’islam des lumières incarné » à croire BHL, il vous dira que c’est l’équivalent du Tsar pour les bolchéviques, rien de plus. Le musulman du « quotidien » n’a que faire de la démocratie, seul le dar-al-harb l’anime en permanence : la vie en terres mécréantes converties !

On peut bien nous enfumer avec cette notion ridicule « d’islam des Lumières » – comme s’il y avait un « bloc » contre l’autre ; « islam contre islam » disent-ils en chœur –, le véritable clivage se situe davantage entre « Occident et Occident », un Occident contre son avatar, se fracassant tous deux aux portes de la Kabba. Il est là le véritable « génie » de cette religion ; si génie il y a, c’est d’avoir réussi à braquer un Occident, disons, du gros bon sens, contre cet Occident islamo-gauchiste, idéologique, immigrationniste et intolérant. Un Occident à la manœuvre de destruction civilisationnelle, dont le principal objectif devient bien plus l’éradication de son rival « des droites » que de préserver l’héritage commun. Un Occident de la table rase et de la réingénierie sociale.

Nos dirigeants sont aveuglés comme Hitler pouvait l’être autrefois : la gauchosphère attend tranquillement à « Calais » la venue de l’ennemi « facho », pendant que les armées de l’Oumma débarquent en douce sur les plages de Normandie. Nos démocraties occidentales font penser à la grenouille qui refuse de mourir d’un coup lorsqu’immergée directement dans l’eau bouillante, mais qui crève à petit feu sans le réaliser lorsqu’on augmente progressivement la chaleur.
En réalité, nous sommes dans un conflit de civilisation de grande ampleur.

Parce que ce sont les peuples qui se trouvent en première ligne d’un combat nié par nos dirigeants vautrés dans leurs certitudes idéologiques. Ce sont les peuples qui étouffent dans les « quartiers perdus », les ghettos islamiques, devant les crises aux urgences de musulmans hystériques cassant des mains de chirurgiens, passant à tabac des couples s’embrassant dans les parcs, éclatant des professeurs osant critiquer le beau prophète, menaçant des directeurs d’école, des policiers, des juges qui ne reconnaissent pas la charia, des élus qui refuseraient les subsides pour un projet de mosquée. C’est le peuple encore, qui est en première ligne lorsqu’on massacre à la kalach, fonce dans les foules, décapite prêtres, patrons, auteurs, massacre aux terrasses, dans les night-clubs, aux rédactions de journaux, dans les écoles, où on coupe, découpe, immole, torture, tue, lynche, égorge, extermine, sur simple appel, tout en convoquant le saint prophète ; un peuple en première ligne d’un monde souterrain travaillé par les énormes lobbys islamistes transigeant des montagnes de cash à coups de Zakat et d’Émirats afin de pourrir la vie des Occidentaux sur leur propre territoire.

Comment, dans ce contexte, ne pas voir la finalité du décret anti-musulman de Donald Trump ? Une véritable synergie à contre-courant ; celle d’un Occident qui commence à prendre la mesure de l’amplitude du désastre en rendant la « vie musulmane » de plus en plus difficile en Amérique. Pour l’administration Trump, et c’est une première qui, espérons, déterminera le discours à venir, les commettants de « l’oumma » devront s’habituer à un « pourrissement » à leur tour de leur vie et de leur séjour en Occident. Par ce décret, le grand projet d’islamisation sur le temps long des terres mécréantes vient « officiellement » d’être démasqué. Le message est clair : cette islamisation ne se fera plus en toute impunité avec la collaboration de nos élites multiculturalistes mondialisées. Ce juste retour du balancier, nécessaire corollaire de tout conflit civilisationnel, pourrait bien devenir la norme pour les décennies à venir. Une nouvelle realpolitik qui va droit au but d’effet d’entraînement.

Nous avons là une guerre idéologique à finir entre deux Occidents donc, galvanisée par la matrice islamique qui regarde la joute sans mot dire. Dans le silence le plus infâme. En attendant son heure. En priant pour la suite. Pendant que nos intellectuels daignent descendre de leur tour d’ivoire pour nous sermonner sur un conflit de civilisation qui n’existerait pas et qui serait un pur fantasme de racistes. À les entendre, nous serions plutôt plongés dans un énième clivage de classes sociales, de type révolte « des pauvres contre les riches »… les petits blancs… les déplorables, etc.
Autrement dit, nous serions en plein Assommoir, d’Émile Zola….
Sacrée Gervaise !

Marc Traversy

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
madeleine

(Suite et fin) bon sens pour nous. Les candidats à la présidentielle nous le démontrent chaque jour, à part Marine Le Pen. Le plus inquiétant est que tous les pays européens semblent s’être donné le mot et paraissent être anesthésiés. Cette démission est incompréhensible. C’est comme un mauvais conte dont je ne me souviens plus du titre, mais dans lequel tous les habitants d’une ville se sont endormis en même temps, qui debout, qui en marchant, etc… Y aurait il au-dessus de l’Europe quelque nuage aux effets anesthésiants ou quelque chose d’équivalent dans l’eau que nous buvons ? C’est à se demander…Il s’agit quand même de la vie ou la mort de chacun des pays européens et, en ce qui nous concerne, de la France.

madeleine

Très bon article de Mr. Marc Traversy.

En ce qui concerne les propos des Frères musulmans qui pronostiquent l’an 2100 pour parvenir à leurs fins, c’est-à-dire islamiser l’Occident, je pense que même dans ce soi-disant pronostic, ils pratiquent leur fameuse takkiya (mensonge) destinée à nous endormir, car au train où vont les choses, ils savent très bien que leur but serait atteint bien avant cette date. En 2017, on est déjà en plein dedans. Quand on observe leur chemin parcouru ne serait-ce qu’en 10 ans, le pire serait achevé et leur but totalement atteint dans dix autres années au plus.
Je suis beaucoup moins optimiste que Marc Traversy en ce qui concerne la « prise de conscience » des dirigeants politiques qui pourrait mener à un redressement de la situation dans le (suite)

JILL

Dans les années 40,la gauche ( surtout ) et les artistes étaient très complaisants avec
l’occupant .On dit que l’histoire se reproduit toujours .

Simone GUTIERREZ

Très juste ! L’ un des cas les plus remarquables de cette complaisance est celui de Jean-Paul Sartre , qui s’ accommoda fort bien de l’ occupation nazie de 1940 à 1944 ; et entra en Résistance …. à la Libération , et résista …. aux Américains ! Pas étonnant que ce personnage reste encore aujourd’ hui une des idoles des gauchistes . S’ il était encore en vie en 2017 , ce serait probablement un lèche-babouches de la trempe d’ un Mélenchon .

madeleine

L’Histoire ne se répète pas, elle éternue.