Les attentats des JO de Munich et le droit historique d’Israël à exister

Jean-Patrick Grumberg, Dreuz.info : « Le 16 mai 1916, Mark Sykes et François Picot signaient un accord pour gérer une terre sans nations ni peuple : la Palestine ». Avec la chute du califat ottoman lors de la Première Guerre mondiale, les musulmans et les juifs d’une région sans nations ont été dotés de nouveaux États. Il y a 104 ans, il n’y avait pas de nation appelée Liban, il y avait juste une chaîne de montagnes avec ce nom. Il n’y avait pas de Jordaniens, d’Irakiens ou de Libanais, ces nationalités n’existaient pas. Il y a 104 ans, il n’y avait pas de pays appelé Jordanie, Irak ou Syrie, tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Ces pays n’existaient pas encore. Israël non plus. Il n’y avait pas d’endroit sur la planète portant le nom d’Arabie Saoudite parce que la tribu qui porte ce nom n’était pas encore au pouvoir. Il n’y avait pas non plus de Qatar, de Koweït, ni même d’Émirats arabes unis. Toutes ces terres étaient des provinces de l’Empire ottoman depuis 1516. Durant les décennies avant sa chute, l’Empire ottoman avait perdu le contrôle de la plupart de ses territoires. La Grande-Bretagne prit le contrôle du protectorat d’Aden (1939), d’Oman (1861), des chefferies du Golfe arabe (1820) et du Koweït (1899). Le 16 mai 1916, le Royaume-Uni et la France se sont entendus sur l’accord secret Sykes-Picot qui divisa le Moyen-Orient selon des lignes qui servirent principalement de base aux frontières des États d’aujourd’hui. Le narratif des médias donne l’illusion, en mentant par omission, que tous les pays de la région étaient là depuis les temps les plus anciens, et qu’Israël a été greffé comme une pièce rapportée, illégitime, pas à sa bonne place, et qu’il doive être supprimé, et les terres doivent être rendues à son juste propriétaire. Sauf qu’il n’existait aucun propriétaire il y a 104 ans.

Il n’y avait pas d’État à qui appartenaient ces terres, ni aucun peuple qui y vivait. L’État ottoman a été anéanti sans avoir jamais créé d’États en Palestine et au Moyen-Orient, mais des provinces. Les habitants ne vivaient pas comme un peuple constitué peuplant ses terres. N’étant ni un peuple, ni une nation, ils n’avaient aucune revendication. Ils n’avaient jamais demandé d’autonomie, et encore moins la création d’un pays.

Rien. Jusqu’à ce que les Juifs recréèrent le leur. Depuis, ils ont inventé la Nakba qui n’existe pas, le peuple palestinien qui n’était rien, l’État de Palestine et Jérusalem, qui aurait toujours été leur lieu essentiel. »

Ruth Gavison, Fabienne Bergmann, Les Temps Modernes : « Plaidoyer pour le droit à un État juif. Est-il possible de justifier l’existence d’un État juif ? Israël ne perdurera en tant qu’État juif que s’il est défendu tant moralement que physiquement. Seul un État dont ses citoyens sont capables de justifier l’existence peut espérer se maintenir. La capacité de fournir une argumentation rationnelle pour défendre le principe d’un État juif a une importance vitale pour la survie d’Israël à long terme. Ceux qui dénient la légitimité d’Israël comme État juif sont proches des partisans d’une idéologie radicale qui tiennent pour immorale toute revendication nationale ou qui affirment que le judaïsme n’est qu’une religion qui n’a pas droit à une expression nationale. »

ledevoir.com : « Quand des intellectuels réclament la destruction d’Israël !

Il est difficile de convaincre les Israéliens d’accepter un compromis territorial alors qu’ils sont entourés de groupes armés qui réclament leur anéantissement et la destruction de l’État d’Israël.

Gilles Bibeau et Lorraine Guay, appuyés par un certain nombre d’intellectuels, se servent de la condamnation par la communauté internationale de la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël par les États-Unis pour s’en prendre à la légitimité de l’État d’Israël. Le sionisme repose sur une idée très simple : créer un État-nation pour le peuple juif sur la terre d’Israël/Palestine.

Le sionisme repose sur une mythologie nationale au même titre que tous les nationalismes. Mais nier que cette terre constitue le berceau de l’identité juive est tout simplement grotesque. Bien sûr, le sionisme a commis son lot de crimes, tout comme les autres nationalismes, mais la caricature qu’en font Gilles Bibeau et Lorraine Guay est navrante. Au tournant du XXème siècle, les Juifs étaient un peuple sans patrie et persécuté. Ils étaient dans un « état de nécessité » (que tous les systèmes juridiques du monde moderne reconnaissent) qui justifie certains actes répréhensibles en temps normal, comme accaparer une partie d’un territoire habité.

S’ils ne l’avaient pas fait, 500 000 Juifs qui ont pu se réfugier en Palestine avant la Seconde Guerre mondiale auraient probablement péri. En réalité, le conflit israélo-palestinien oppose deux légitimités.

Quant aux intentions malveillantes du mouvement sioniste, qui aurait planifié le nettoyage ethnique des Palestiniens dès ses débuts, force est de constater que cette affirmation est aussi excessive que le reste.

L’idée d’un État binational, défendue par l’extrême gauche pro-palestinienne, est à l’origine une idée sioniste. Ben Gourion, le principal père fondateur de l’État d’Israël, l’a défendue avant d’y renoncer dans les années 30, car les nationalistes palestiniens craignaient que les Juifs n’y deviennent majoritaires.

Quant au nettoyage ethnique de plus de 700 000 Palestiniens lors de la première guerre israélo-arabe, aucun argument ne le justifie. Ces expulsions eurent lieu au cours d’une guerre déclenchée par les Palestiniens eux-mêmes afin d’empêcher la mise en place du plan de partage des Nations unies. Cette guerre tua 1 % de la population israélienne et en déplaça 10 %. À l’époque, toute population hostile (ou perçue comme telle) était expulsée ou réprimée. Les attentats du Hamas et alliés (le Hezbollah, le Djihad islamique, etc.) ont décimé le camp de la paix israélien. Il est donc difficile de convaincre les Israéliens d’accepter un compromis territorial alors qu’ils sont entourés de groupes armés qui réclament leur destruction.

Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) de l’État d’Israël ne veut pas créer un État palestinien mais la liquidation de l’État d’Israël avec le droit au retour illimité des réfugiés palestiniens qui aurait pour effet de réduire les Juifs au rang de minorité au sein même de l’État hébreu. Cette revendication est illégale, les résolutions onusiennes qui admettent la légitimité des revendications des réfugiés palestiniens reconnaissent à Israël le droit d’exister en tant qu’État juif. Il faut trouver un juste équilibre entre ces droits qui s’opposent, ce qui implique la nécessité de trouver un compromis sur la question des réfugiés que BDS rejette.

lexpress.fr : La vocation d’Israël : L’adoption de la Loi fondamentale sur « l’État-nation » marque un tournant historique dans la vocation de la nation que Ben Gourion et les pères fondateurs voyaient comme un État de droit, dans lequel devait exister une « complète égalité de droits sociaux et politiques » accordés à « tous les citoyens sans distinction de race, de croyance ou de sexe ».

Dans un État qui ne dispose pas d’une Constitution organique et dont les fondements démocratiques reposent sur une Déclaration d’Indépendance magistrale, la démarche de la Loi fondamentale sur « l’État-nation » souhaitée depuis de longues années par la droite israélienne recouvre une importance particulière.

Le Parlement israélien a défini le pays comme « l’État national du peuple juif où celui-ci applique son droit naturel, culturel, religieux, historique » et a spécifié que « le droit d’exercer l’autodétermination au sein de l’État d’Israël est unique au peuple juif« . La nouvelle Loi fait mention de l’hébreu comme seule langue officielle, alors que l’arabe était précédemment admis avec un statut égalitaire (puisque aucun texte n’était nommément limitatif en la matière). La langue des Palestiniens relèvera d’un « statut spécial », ce qui ne l’empêchera pas de rester en usage dans les documents officiels, les règlements, les décisions administratives et les panneaux de signalisation. Il est précisé (article 7), après un amendement au projet initial (lequel évoquait la possibilité de créer des localités exclusivement réservées à « une communauté de même religion et nationalité »), que « l’État d’Israël considère que le développement des implantations juives relève de l’intérêt national », ce qui induit qu’il « prendra les mesures pour encourager, faire avancer et servir cet intérêt ». Enfin, la Loi proclame Jérusalem comme capitale d’Israël (qui inclut la partie est de la ville). Benjamin Netanyahu a déclaré à l’issue du vote : « C’est un moment décisif dans l’histoire de l’État d’Israël qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau ». De fait, la Loi énonce des principes qui reprennent les fondamentaux d’Israël. La notion de « foyer national du peuple juif » est à l’origine même d’Israël, il n’y a rien de choquant dans cette réaffirmation, pas plus que dans le rappel de l’hymne national (le très beau chant de la Hatikvah, qui signifie « Espoir », écrit en Ukraine à la fin du XIXème siècle), du drapeau bleu et blanc frappé de l’étoile de David, de l’emblème national qu’est la menorah (chandelier à sept branches, prescrit au chapitre 25 du livre de L’Exode).

Ces symboles ont accompagné la survie du peuple juif, de la haute Antiquité à la Shoah, dont le jour de commémoration a force de date nationale. Il n’y a guère plus de nouveauté dans la définition de Jérusalem comme « capitale complète et unie » d’Israël, surtout depuis la reconnaissance de ce fait accompli par les États-Unis et par la décision d’installer l’ambassade américaine dans la cité sainte, ce qu’a voulu Donald Trump, le Président des États-Unis en décembre 2017.

Israël, a le droit d’exister. Une affirmation nouvelle de la judéité d’Israël : En 1948, alors que la nation naissante tenait à sa part d’utopie, la Déclaration d’Indépendance stipulait que l’État d’Israël « développera le pays au bénéfice de tous ses habitants ». En 2018, après au moins quatre guerres israélo-arabes (1947, 1967, 1973, 1982 et 2006 au Liban, toutes remportées par Israël), sans compter plusieurs opérations militaires à Gaza, la perception de cet État par les Israéliens a changé. Il est vainqueur, fort et armé, la cause palestinienne a reculé (se radicalisant à Gaza). L’État d’Israël est devenu une entité marquée par l’affirmation ethnique, et religieuse, et moins par la vision universaliste. Désormais, la réalité politique d’Israël, en ce qui concerne les implantations, détermine la définition légale de l’État. C’est une affirmation de la judéité d’Israël qui marque un tournant historique dans la vocation que ce pays s’est donnée. (source : lexpress.fr)

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion, le président du Conseil national juif, proclamait l’indépendance de l’État d’Israël. Ce qui suit est tiré des dialogues du film de Spielberg : Munich. Mère d’Avner à son fils :

« Cela a pris beaucoup de temps. Certains liens que vous ne pouvez pas rompre. Déjà vous êtes à qui vous appartenez. Tout le monde en Europe est mort. La plupart de ma famille. Alors qu’y avait-il à dire ?

« Je ne suis pas morte parce que je suis venue vivre ici. Quand je suis arrivée, j’ai marché jusqu’au sommet d’une colline à Jérusalem et j’ai prié pour un enfant. Je n’ai jamais prié auparavant, mais j’ai prié. Et je pouvais tous les sentir, ceux de ma famille, qui priaient avec moi. Tu es ce pour quoi nous avons prié.

« Ce que vous avez fait, vous l’avez fait pour nous. Pour votre fille, mais aussi pour nous. Chacun de ceux qui sont morts est mort en voulant cela. Nous avons dû le prendre car on ne nous l’aurait jamais donné. Un endroit pour être juif parmi les juifs. Je remercie Dieu d’avoir entendu ma prière. Qu’y a-t-il à dire? Quel que soit le temps qu’il a pris, quoi qu’il en coûte. Un endroit sur terre. Nous avons une place sur Terre. Enfin » !

Thierry Michaud-Nérard

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27 Commentaires

  1. J’en ai rien à cirer d’Israël, et il faut arrêter de fantasmer sur le « peuple » juif qui n’est qu’un amalgame de personnes n’ayant rien à voire ensemble, à part le fait de se déclarer juifs.
    En tant que nation, Israël a disparu il y a 2000 ans, il était anti historique et utopique de le recréer, et comme toute utopie appliquée, elle crée le chaos. C’est aussi une utopie basée sur le mythe que les Israéliens d’aujourd’hui seraient, avec un bond de 2000 ans, les mêmes que ceux qui y étaient à cette époque.
    Je ne suis ni pro palestinien ni pro Israël, je constate simplement que CERTAINS idéologues inconscients ont créé le chaos et que NOUS en subissons les conséquences.
    En effet, le problème israélo palestinien a été le point d’encrage de l’évolution de l’islamisme

  2. suite vendéenne) contre les chrétiens, les Juifs, les Boudhistes, les animistes, les hindouistes et tous les autres qui admettent la croyance en d’autres religions ou en l’athéisme dans la mesure où ils ne m’obligent pas à partager leurs croyances. Je n’empêcherai personne de croire dans le D. qui lui conviendra mais je n’aurai jamais aucun respect pour ceux qui imposent leurs croyances comme les musulmans .
    Je sais et je souhaite qu’ISRAËL vive pour toujours car c’est une lumière pour la véritable humanité

  3. je suis pour l’existence et le maintien d’ISRAËL pour des millénaires à venir;
    Les voisins de ce petit pays ont suffisamment de territoires pour vivre;
    La réclamation d’un soit disant état palestinien qui n’a jamais eu d’existence n’est qu’un moyen détourné pour tenter d’anéantir définitivement le peuple Juif. Tous ceux qui ne le comprennent pas ou qui ignorent l’histoire sont les réincarnations des SS , rien d’autre; des pourritures tout droit venus des enfers si ce lieu ,est.
    En tout cas tous les soutiens palestinisants sont des râclures immondes comme le Monde en a toujours connu et qu’il faudra toujours combattre jusqu’à peut être la fin des temps , hélas. Je ne suis pas d’accord avec D. s’il a crée de tels monstruosités ; d’ailleurs, je ne suis pas croyante, mais je n’ai rien

  4. Israel n a pas le choix la guerre aura bien lieue on veut les éliminer pourquoi se laisseraient ils faire. Leur guerre sera terrible et ebra
    nleront toute la terre.

  5. Que vive Israël encore pour des millénaires.
    Les palos sont des étrangers a qui on ne doit rien.
    Je ne suis pas juif mais soutient Israël.

  6. ce droit au territoire devrait s’étendre à d’autres peuples victimes de rejet voire de haine.
    je songe à nos amis roms, manush, gitans qui devraient pouvoir fonder un nouvel état dans leur patrie d’origine; le nord de l’inde et rendre au sanscrit toute sa richesse.
    ce serait un projet magnifique. Bien sûr on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs,
    mais la renaissance d’un peuple chrétien dans cette région serait un gage de paix et de progrès.

  7. Israël n’a guère de soucis à se faire. Aujourd’hui, il est plus fort que jamais. Sa diplomatie a laissé tombé, à juste titre l’Europe qui le détestait, et se réoriente vers les pays d’avenir: Chine, Inde, Amérique latine. Même les pays arabes se rapprochent de lui. Quant aux palestiniens, ils sont abandonnés par leur « frères » arabes qui en ont marre d’eux. Et s’ils veulent un pays, ils en ont déjà un, la Jordanie.

  8. article haineux dès le titre « droit d’israel à exister » c’est une grave insulte aux musulmans! je le signale donc

    • Pourquoi le droit d’exister à un pays et une insulte pour une ethnie ? Les musulmans n’auraient pas assez de pays ?

      • C’est de l’humour de bistrot de type patphil !

  9. Merci pour ce rappel historique tres interressant. Si les francais avaient les memes burnes que les israeliens on verrait moins de troubles dans les banlieues

    • La police et la gendarmerie ont le courage mais les politiques ont des interets à ne pas provoquer de « troubles ». Lisez donc le livre d’eve szeftel et vous comprendrez pourquoi cela ne devrait jamais s’arranger dans les banlieues. Vous pouvez entendre le muuezzin dans un quartier de Nice et personne ne bouge. La paix sociale a un prix !!

    • Oui, mais les israéliens eux, ont eu la chance dans leur histoire d’avoir des dirigeants (Ben Gourion, Golda Meir, Menahem Begin et à présent Netanyahou) d’une toute autre envergure que les minables qui ont dirigé la France depuis 40 ans et l’ont menée à l’abîme.

      • Depuis l’Empereur Napoléon III, il n’y a personne d’envergure qui a dirigé la France et surement pas le « général » de Gaulle qui n’a pensé qu’à son prestige et pas aux français et ses alliés.

    • Merci pour votre lien je viens de signaler ce site antisémite et négationniste à Pharos.
      Et vous pouvez me remercier car je n’ai signalé que le site mais pas votre commentaire

      • ce geste est tout à votre honneur, donc un grand merci christian (sourire)

      • Bravo Christian, signalez signalez, la délation il n’y a que ça de vrai !!! en plus il faut vous remercier………..waho,…..et vous baiser les pieds sans doute aussi !

        • Bah je vais me gêner tiens ! Les djihadistes du clavier m’ont fait bannir de tous les réseaux sociaux alors que je ne viole pas la loi et moi je devrais leur pardonner quand ils violent la loi ?

    • Mohamed ben Dupont 1 toujours à troller depuis Alger et rependre des conneries islamiques!

    • Monsieur Dupond, lorsqu’on lit ce verbiage abruti et inexacte sur la famille régnante sur l’Arabie Saoudite, on pourrait prétendre que Jules César est mexicain. Pour votre culture, apprenez que Médine est une ancienne ville juive et que Mohamed a été baigné dans la culture juive. Lisez la Bible (ancien testament) et le Coran et vous constaterez du copié-collé avec quelques variantes. Et si Moussa (Moïse) est reconnu comme prophète et Issa (Jésus) aussi, alors vous en conviendrez que le Peuple Juif a un pays : Israël et que Jésus était un Rabbin de ce pays. L’Histoire est là et on ne peut pas la falsifier !! Il ne vous reste qu’à faire du négationnisme, mais cela revient à dire que Mohamed n’a pas existé, non plus..

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