Les bâtards de Sartre, de Rayski : l’agonie de la pensée de gauche

Publié le 24 septembre 2018 - par - 20 commentaires
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Je déteste la couverture de ce livre, qui, pour moi, est une insulte à la typographie, mais j’aime bien Benoît Rayski, pour plein de raisons. Nous avons fréquenté les mêmes milieux et lu beaucoup de livres semblables, même si je suis fort loin d’avoir toutes les références historiques qu’il possède. Nous avons la même lucidité sur la réalité de l’islam et n’hésitons pas à l’écrire avec des mots qui effraient les mous du genou et révulsent les collabos. J’apprécie un homme qui se qualifie aujourd’hui comme un « islamophobe de gauche », mais aussi « un islamophobe de droite », et qui n’hésite pas, bien que publiant sur les respectables sites « Causeur » et « Atlantico », à envoyer, ponctuellement, des articles pour Riposte Laïque, malgré l’image sulfureuse qu’en donnent nombre de lèche-babouches. Lui comme moi, nous ne pouvons plus voir en peinture ceux qui se revendiquent encore de gauche, alors qu’ils en trahissent quotidiennement les idéaux et vendent le pays aux disciples d’Allah.

Qu’ils soient journalistes ou intellectuels, si, comme nous, vous ne les supportez plus, alors, précipitez-vous sur le dernier livre de Benoît Rayski, « Les bâtards de Sartre », et savourez sa plume exceptionnelle, trempée dans l’acide.

En page 4 de couverture, il explique la trame de l’ouvrage : « En Pologne (l’autre patrie de Benoît Rayski), pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis collaient du sparadrap sur la bouche des fusillés, pour les empêcher de crier « vive la liberté ! » Ainsi procèdent les plumitifs, les écrivassiers qui prétendent régenter nos âmes. De Jean-Paul Sartre, ils ont appris qu’il était permis de tuer l’homme blanc. De Frantz Fanon que le colonisé aurait sa revanche en violant la femme blanche. Dès leur réveil, ils hantent les matinales radiophoniques. À midi, ils investissent les grandes rédactions et, le soir, occupent les plateaux de télévision. Ils sont munis de sparadrap. Pour nous faire taire ».

Le ton est donné. La préférence immigrée était lancée par Sartre, et elle gangrènera toute la gauche, à de très rares exceptions près. Tout au long d’un ouvrage qui se lit d’une traite, Benoît Rayski, fils d’un résistant de l’Affiche rouge, règle ses comptes avec une partie de son passé, n’hésitant pas, par ailleurs, à expliquer qu’il lui arrive de ne pas être fier de ce qu’il a fait (notamment d’avoir travaillé à Globe). L’hommage qu’il rend au formidable Christian Jelen, qui fut traité de facho par toute la gauche pour avoir dit sur les jeunes Maghrébins des vérités dérangeantes, est émouvant. Mais que dire de ce passage où il exécute les engagements de jeunesse de toute une génération, la sienne, pour le Vietnam, le Cambodge et Cuba, rien que des amours contrariées par la réalité : ces pays deviendront des prisons et des cimetières pour les « libérés ». Il fallait donc que l’intellectuel de gauche trouve de nouveaux combats. Et il les trouva. « Le fascisme, c’était le mal absolu, le racisme, c’était affreux, le colonialisme, c’était l’horreur et le sionisme ne valait pas mieux. Voilà ce qu’était devenu l’intellectuel de gauche : une machine à produire des sons » (page 47).

Son histoire amoureuse avec une femme de couleur qui traite les Blancs de racistes du matin au soir est également savoureuse…

D’excellents passages, pleins d’actualité, sur Médine et son complice Pascal Boniface régaleront nombre de nos lecteurs. Le rappel des propos de Virginie Despentes, fantasmant de manière indécente sur les tueurs de Charlie, de ceux du nommé Régis Jauffret, écrivaillon qui expliqua qu’une Marine Le Pen « se sautait entre deux portes », et l’impunité de leurs auteurs révolteront nombre d’autres lecteurs.

C’est tellement rare de voir tous ces « rien-pensants » recevoir la gifle qu’ils méritent.

Vous aurez compris le message : précipitez-vous sur ce livre !

Pierre Cassen

Les batards de Sartre, de Benoît Rayski

Editions Pierre-Guillaume de Roux

16,90 euros

https://www.pgderoux.fr/fr/Livres-Parus/Les-Batards-de-Sartre/314.htm

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Notifiez de
Jill.

Pendant plus de 20 ans il fallait penser comme
cette ordure de Sartre pour être bien ;maintenant, il est préférable de ne plus penser ;la Kommandantur veille.

Jill.

Sartre il est bien oublié aujourd’hui ;vous me direz
Aron aussi. No no no

Vincent L.

68 après sa mort, Albert Camus bat à plate couture Jean-Paul Sartre, ce presque rien.

Paul Blobel

La gauchiasserie agonise et j’ espère que son agonie , spectacle réjouissant pour tout patriote , sera douloureuse !
Se voir décliner et ne plus trouver le moindre leader digne de ce nom , voilà qui est cruel
sauf pour nous .
Crève gauchiasserie !

Jacques Barrio

Quand j’étais un jeune étudiant naif et stupide, moi et tous mes copains, ainsi que tous nos profs, pensaient que Sartre était un génie, une icône, presque un dieu. Aujourd’hui, des décennies plus tard, je pense que Sartre n’était en fait qu’un scribouillard de peu de talent, et surtout un traitre à son pays, à sa culture et a sa civilisation. Bref, une ordure.

Kader Oussel

Vieillir a du bon !

DUFAITREZ

« L’Etre et le Néant » de Sartre ? Ne pas relire ! C’est la « Nausée » !
Qui écrira « Zemmour et Sartre » ? Il ferait… Beau voir……

Emile

Sartre…..
Que reste t il ce type…?
Pas grand chose….
Des jouets cassés…?

Kader Oussel

Si, c’est l’objet du livre : une descendance nombreuse tout aussi horrible que lui, et qui occupe le devant de la scène médiatique du matin au soir.

Nadia

Très intéressant, je lirai si je peux. Mais rendre le seul Sartre, ce pauvre môme bigleux qui avait du mal à se faire des amis, cherchant à exister en se rendant intéressant auprès des jeunes bourges communistoïdes du moment, c’est détourner l’attention des véritables responsables. Sartre le gluant n’a été qu’un idiot utile, car il était considéré comme un génie. Etait-ce à juste titre ??? qui lit aujourd’hui sa prose, qui passait pour rebelle et salutaire autrefois ? Du vent….

monrose

De Gaulle admirait JP Sartre puisqu’il refusa de l’inculper pour ses propos incitant au crime, en déclarant: « On n’arrête pas Voltaire ! » Il admirait aussi Malraux dont on sait, à présent que ses exploits en Chine ou en Espagne étaient bidonnés à 95 %. Curieusement, il semble qu’aucun des deux ne figurait dans sa bibliothèque. Par contre, il semble que « les Français sont des veaux » soit tiré de LF Céline qu’il a lu.

Kader Oussel

Comme l’écrit Pierre Cassen : »nous ne pouvons plus les voir en peinture » ni les entendre à la radio. La gauche et le politiquement correct ont tué l’info.

Dupond

Kader Oussel
Il nous reste la PUB !!! on a pas tout perdu ………….mdr

Kader Oussel

Présentation du livre sur Babelio (suite) : »À midi, ils investissent les grandes rédactions et, le soir, occupent les plateaux de télévision. Ils sont munis de sparadrap. Pour nous faire taire. Ce livre, en forme d insurrection, ne leur donnera pas le dernier mot. »

Kader Oussel

Présentation du livre sur Babelio : « En Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis collaient du sparadrap sur la bouche des fusillés pour les empêcher de crier : « Vive la liberté ! » Ainsi procèdent les plumitifs, les écrivassiers qui prétendent régenter nos âmes. De Jean-Paul Sartre ils ont appris qu’il était permis de tuer l’homme blanc. Et de Frantz Fanon, que le colonisé aurait sa revanche en violant la femme blanche. Dès leur réveil, ils hantent les matinales radiophoniques. »

Dubreuil

Pourquoi s arranger à faire figurer sur la photo Raymond Aron qui n était pas du tout de gauche ?

Kader Oussel

Rassurez-vous ! Vous pouvez acheter le livre. La photo n’y est pas !
http://www.babelio.com/livres/Rayski-Les-batards-de-Sartre/1072527
Pour la photo, elle en vaut une autre. Le garde républicain n’était pas non plus forcément un sartrien pur sucre !

Paul Blobel

Pour parodier Caligula , si tous les gauchos pouvaient ne former qu’ une seule tête , je la trancherais avec plaisir

Joël

A droite sur la photo, c’est collomb jeune, non ? MDR

monrose

En pleine trahison d’Algérie, Sartre écrit « Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds3. » 1961 préface de « les damnés de la terre » de Franz Fanon. En 1960, il se proclamait déjà « porteur de valises » au procès des réseaux de soutien au FLN