Les bénéfices directs et secondaires de la trahison ou ce que trahir veut dire…

Publié le 27 janvier 2017 - par - 1 commentaire - 1 389 vues
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Les esprits réalistes, non bercés d’illusions, attentifs aux faits, dans la tradition française du cartésianisme ou dans celle positiviste d’Auguste Comte ou bien encore dotés du « bon sens » qui nous est si cher ou de l’instinct populaire restent souvent dans une forme d’expectative ou d’incompréhension constatant médusés les délires islamophiles, xénophiles, et leurs pendants destructeurs des élites vendues « coallahborationnistes » ou atlantistes aux premiers rangs desquels figurent la horde tyrannique et dégénérée des médias et dans un rapport intéressé et incestueux les politiques surtout ceux du champ politique central (gouvernement, parlement, présidents des nouvelles « pseudo régions » et des départements, maires des métropoles, leaders des partis, des syndicats, députés européens de la collaboration) et leurs bras armés, les magistrats d’extrême gauche ou les carriéristes, et dans la même veine les préfets ultra immigrationnistes. Pour ceux-là, il existe un bénéfice direct à trahir afin de perpétuer leur mainmise et gérer leur carrière.

Les faits sont d’ailleurs attestés officieusement depuis 1983 (tournant dit de la rigueur), et officiellement depuis 2012 pour le premier parti politique de gouvernement, le parti socialiste français et son âme inspiratrice damnée « Terra Nova ». La gauche a bien trahi le peuple, puisqu’il s’agit de substituer à l’électorat populaire français une clientèle électorale étrangère, un électorat allogène avec la bénédiction des traîtres de droite. La droite a trahi la nation dès les années 70 (avec notamment la loi dite du regroupement familial du 29 avril 1976) pour d’autres raisons : satisfaire le patronat et le marché avec une main-d’oeuvre immigrée réputée moins coûteuse et plus docile puis à partir des années 80, entretenir la demande par une armée de consommateurs compulsifs venus d’ailleurs. Au final la mâchoire infâme des traîtres des deux bords s’est refermée à travers le dogme libéral-libertaire de la concurrence libre et non faussée et le relativisme démoniaque qui permet via notre anéantissement moral notre envahissement économique, démographique et culturel.

L’intérêt direct à trahir en évitant, travestissant, éludant, niant les faits d’invasion et d’islamisation, de colonisation et de destruction de notre culture et civilisation se réalise prosaïquement pour se maintenir dans le poste à peu de frais. La politique a pour principal objet non plus la croyance ou le système de valeurs, non la défense des intérêts du peuple et de la nation représentés mais la lutte pour les places. Les places sont un enjeu verbal violent dans l’arène politique parce que la place rapporte. Il y a un intérêt financier à trahir et il y a malheureusement les honneurs liés au fait de trahir (représentation, inauguration, commémoration, estime de soi ou valorisation personnelle à travers une fonction représentative, mégalomanie, cour, déférence…). Dire la vérité ne vous compromet pas dans le cadre de la compétition politique mais vous disqualifie de fait puisque l’entreprise politique LR ou PS ne vous soutiendra pas. Ceux des politiques qui finissent par dire les faits le font généralement au crépuscule de leur carrière ou même de leur vie (par exemple Philippe de Villiers).

Les élites corrompues matériellement et moralement sont conscientes du chaos ambiant et du possible glissement à moins d’une réaction que nous encourageons et soutenons. Jean Raspail en 2012, dans la préface de sa dernière édition du Camp des Saints intitulée « Big Other » (Jean Raspail, Le camp des Saints, Paris, Ed. Robert Laffont, 1973, 350 p), roman d’anticipation écrit en 1973 où il décrivait l’invasion de la France et l’Europe sans réaction notoire du fait d’un mélange d’ethno masochisme occidental, de faiblesse morale, de xénophilie délirante reposant sur une mauvaise conscience toute aussi délirante et absurde, confiait que des élus et représentants politiques de haut rang de tous les bords de l’échiquier politique avaient lu son livre et convenaient (mais sous le sceau confidentiel, « courageux mais non téméraires ») de la crédibilité de son scénario malheureusement en voie de réalisation.

Dernièrement l’ineffable tragicomique François Hollande dans un éclair de lucidité ou de vérité mettait en avant la possibilité d’une balkanisation ou libanisation du pays que l’on peut déjà pressentir autour des plus grandes métropoles.

A côté de ce cynisme intéressé directement à la trahison existe les bénéfices secondaires à trahir. Trahir pour s’engraisser financièrement et toucher les honneurs ou dividendes de la fonction ne suffit pas à expliquer le processus ou mécanisme psychologique qui se joue. Il serait difficilement supportable pour les collaborateurs qui nous gouvernent de se reconnaitre effectivement comme tels, des traîtres assumés sans quelques dommages personnels.

La névrose est un trouble complexe et nos névrosés ont à leur disposition un arsenal de bénéfices secondaires dont la « bonne conscience » feinte et entretenue. Ces bénéfices secondaires sont toutefois à l’oeuvre dans toute la société, suintent de tous ses pores comme une mauvaise bile y compris dans les familles, chez nos proches, parmi nos connaissances, au travail, dans les associations sportives, bien sûr à l’école de nos enfants et dans maints autres lieux improbables. Un bénéfice secondaire nous dit Christophe Fauré, psychiatre et psychanalyste s’appuyant sur Paul Watzlawick « c’est tirer un bénéfice (conscient ou non) d’une situation a priori défavorable, mais dont l’arrêt signifierait la perte du bénéfice en question », plus loin il ajoute « La question renvoie essentiellement à la non-prise de risque, dont le fondement est lui-même la peur. Il y a derrière cela l’idée de se préserver, en ne prenant pas le risque de s’exposer à des situations où on craint de ne pas être à la hauteur.

Ainsi, en n’osant rien, rien ne se passe : on est rassuré, mais on se retrouve aussi frustré car rien dans sa vie n’avance – oui : c’est profondément idiot, mais beaucoup d’entre nous fonctionnent sur ce schéma ! » (Site internet de la revue Psychologie, juillet 2009). Tout un tas de personnes, la majorité des européens concernés par l’invasion sont conscients de la situation dramatiquement défavorable de leur pays et de la civilisation européenne mais une majorité préfère encore cette situation à un choix politique rationnel mais qui contrarierait les bénéfices secondaires qu’ils tirent de la situation dont une sécurité illusoire. Ils convoquent alors des principes moraux éculés ou hors sujets véhiculés par la presse de propagande mais qui les rassurent. Le bénéfice secondaire est pour eux principalement la non remise en cause de leurs (fausses) croyances, le maintien d’un faux statuquo politique (puisque les évènements se précipitent malgré eux depuis le crime libyen et le désastre allemand de Merkel).

Le refoulement voire le déni de réalité est nous dirons un stade supérieur de la maladie, puisqu’il consiste dans le cas de la psychose collective (bien présente dans certaines franges de la gauche plus ou moins radicale mais aussi dans les milieux catholiques que nous estimons ironiquement « bien-pensants ») à nier les faits eux-mêmes pour y substituer une idée fantasmée (par exemple à travers l’expression du « vivre ensemble » niant le conflit permanent qui s’opère). Il s’agit bien entendu d’une stratégie de défense au regard des faits cruels qui s’imposent quotidiennement, par exemple les viols de masse d’européennes par des allogènes pratiquant une forme primaire d’épuration ethnique des peuples européens (certaines associations féministes d’extrême gauche nient les événements ou atténuent leur portée car ceux-ci détruisent le système de croyance sur lequel elles se fondent et s’appuient).

Ces mécanismes psychologiques sont partout à l’oeuvre mais principalement, outre parmi les politiques, médias, magistrats, préfets chez tous les acteurs actifs du processus d’invasion et d’islamisation en cours. Par exemple le secteur associatif pro-migrant a un intérêt matériel à trahir (maintien de son budget de fonctionnement, subventions, pérennisation des places), mais il s’arrange pour tirer un profit moral de la situation, niant la destruction et l’invasion en prétextant un humanisme moderne, une aide charitable et une « obligation morale » en faveur des réfugiés (qui ne le sont d’ailleurs pas dans leur immense majorité).
Aux Etats-Unis, la population d’origine européenne a su massivement renouer avec ses intérêts et la réalité. Face aux traîtres et cyniques, en Europe, les opposants politiques, patriotes ou nationalistes, européens sincères, nous arguons d’incarner le camp du vrai et du bien, puisque nous défendons les intérêts des peuples européens, leur droit à la continuité historique, leur droit à vivre souverainement sur le sol ancestral et à ne pas disparaître. Nous sommes le choix rationnel. Nous sommes l’âme des peuples européens et le combat légitime…..

François-Xavier Laisne

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Notifiez de
jan le Connaissant

Un excellent pamphlet contre la trahison !