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Les Berbères savent-ils que leurs ancêtres ont donné trois papes à Rome ?

Un jour, l’âme de Tamazgha, (l’Afrique du Nord) renaîtra-t-elle de ses cendres ? Car depuis la fin du VIIe siècle, elle est dans un profond coma, engloutie dans le gouffre de l’arabo-islamique. Cannibalisée par la pensée magique de la Mecque, mais aussi répudiée et vouée à la mécréance par ses propres enfants qui cherchent leurs pères venus de la lointaine Arabie, elle est devenue étrangère sur ses propres terres.
Un jour, peut-être, les enfants de Tamazgha, auront-ils la lucidité de retrouver leurs racines enfouies dans les décombres de l’histoire saccagée et oubliée de leurs ancêtres ?

Atteints de cécité, ils sont des acculturés, des chercheurs d’eau dans le désert arabique. Transformés en de vrais colonisés mentaux, ils ont rejeté en gros et en détail l’histoire de leurs ancêtres qui fut jadis grandiose.
Antonio Gramsci, un philosophe italien antifasciste, mort dans les geôles de Mussolini, n’avait-il pas écrit : « s’en prendre à la culture, c’est aussi vouloir détruire les peuples pour mieux les dominer ».

Tamazgha, cette terre des Berbères, n’a-t-elle pas enfanté des hommes et des femmes de la trempe de Massinissa, Jugurtha, Juba 1er et Juba 2, Septime de Sévère empereur de Rome, Apulée de Madaure (Afulay en berbère) un philosophe et écrivain qui a marqué son époque, Saint Victor pape de Roi, Sainte Félicité et Sainte Perpétue premières martyres de l’Eglise d’Afrique, Sainte Monique, Saint Augustin, Koceila, La Kehina (Dihya) la reine berbère de confession juive, une des premières femme féministe de l’histoire humaine ? D’autres encore figures des Amazighs dont les descendants n’ont pas à en rougir aujourd’hui et demain, ont marqué l’histoire de la Méditerranée.
Les Amazighs conscients de leur passé glorieux, doivent en tirer une immense fierté.

Mais au nom d’Allah et de son Apôtre, énormément d’entre eux, sinon la majorité, l’ont répudié avec armes et bagages en acceptant avec sollicitude, bienveillance et considération la culture magique de ceux qui ont colonisé leurs cerveaux depuis le septième siècle.
Triste sort.

De nos jours, les amazighs ne sont-ils pas obligés de courber l’échine devant les Koraïchites, leurs seigneurs, pour une éventuelle reconnaissance du droit d’espérer afin atteindre le paradis qui les fait fantasmer ?
Par la grâce d’Allah, ces Amazighs-là se considèrent plus arabes et musulmans que les Arabes eux-mêmes. Quelle est cette malédiction qui les a frappés au point de devenir amnésiques ? Au point de se renier et de ne plus se souvenir de leurs ancêtres. Ni de leurs racines…

Savent-ils au moins que ces ancêtres qu’ils considèrent comme des mécréants sur lesquels ils vomissent leur haine islamique, ont donné trois papes à Rome, la ville éternelle et plusieurs empereurs à l’empire romain ?
Savent-ils aussi qu’aucun des leurs n’a jamais été Calife depuis qu’ils sont musulmans ? Mais cette vérité n’est pas bonne à entendre car elle écorche les tympans et dérange les morts et les vivants.
Allah exige le silence.

Ils sont devenus leurs propres colonisateurs, en acceptant d’être les larbins des bédouins d’Arabie, ces élus d’Allah.
Sans mémoire, ils sont les oubliés de l’histoire.
En ouvrant les manuels de cette histoire tant de fois reniée, ils seront certainement étonnés d’apprendre que leurs ancêtres ont été des acteurs politiques et religieux incontournables à Rome durant des siècles. Ainsi peut-être, un jour, ils finiront par découvrir leur vraie histoire qu’on continue de leur cacher au nom de l’arabisme, cette doctrine mortifère qui a fait d’eux les porte-drapeau d’une cause qui leur est étrangère.

En ouvrant le grand livre de la marche du temps, ils finiront par se questionner sur la place qu’ont occupé leurs ancêtres à Rome et ailleurs.
Ils finiront par découvrir qu’ils ont été floués, dominés et utilisés par des gens venus d’Arabie leur inculquer le grand mensonge de l’islam, cette belle religion de paix et d’amour par l’épée.

Ils finiront par admettre que Saint Victor, Saint Miltiade, Saint Gélase, Septime Sévère, Geta, Caracalla, Macrin, Elagabal et Sévère Alexandre sont les dignes représentants des Amazighs qui ont marqué de leurs empreintes l’histoire de Rome.
Mais qui sont-ils ces illustres personnages que les arabo-berbères depuis quatorze siècles refusent de reconnaître comme étant leurs ancêtres ?

Eh bien, il s’agit de :
Saint Victor le 13eme successeur de Pierre (pape de 189 à199)
Saint Miltiade ou Melchiade pape de 311 à 314.
Saint Gélase 1er pape de 492 à 496.
Septime de Sévère empereur de Rome de 193 à 211.
Caracalla et Geta empereurs de Rome (ils gouvernèrent ensemble) de 211 à 217.
Macrin empereur de Rome de 217 à 218.
Elagabal empereur de Rome de 219 à 222.
Sévère Alexandre empereur de Rome de 222 à 235.

Alors pourquoi refuse-t-on de parler de civilisation berbéro-romaine ? Y-a-t-il un secret bien gardé qu’on tente de leur faire oublier ? Et dans quel but ?

La messe est dite depuis quatorze siècles, alors à quoi bon de ressasser ce passé qui est mort et enterré, pour l’immense majorité des arabo-berbères. Il fait partie du temps de la mécréance comme le sera bientôt l’histoire de la France si rien n’est fait pour stopper son islamisation à marche forcée et lui éviter ainsi qu’elle ne devienne la soumise de l’islam.
Alors avis à ceux qui ont la mémoire défaillante.

Hamdane Ammar