Les bien-pensants au secours des islamistes

Publié le 8 avril 2008 - par
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Certains de mes amis, certains de nos lecteurs et autres laïques condamnent catégoriquement le film « Fitna » pour plusieurs raisons :

1) parce que son auteur Geert Wilders serait d’extrême droite

2) parce que le film est, à leur avis, raciste

3) parce qu’ils estiment que seuls les musulmans ont le droit de condamner la violence islamiste et critiquer la religion musulmane

Geert Wilders serait un homme d’extrême droite qui commet un crime impardonnable : il déclare que la liberté, la démocratie, les droits des femmes, des homosexuels et des enfants sont en danger. Il souligne les craintes déjà exprimées par des millions de femmes et hommes de gauche, laïques et féministes convaincus. Son discours ne plaît pas aux gauchistes bien-pensants qui s’évertuent à défendre la liberté d’expression, y compris dans les tribunaux, à condition que celle-ci soit revendiquée par des dessinateurs, des artistes, des écrivains, des victimes de la barbarie. Si des vérités sont dites haut et fort par des gens « suspects », alors les bien-pensants crient au scandale, s’indignent et condamnent la liberté d’expression.

Dans le film « Fitna », Geert Wilders condamne l’apologie du nazisme faite par les islamistes ; il défend les droits des homosexuels et des femmes, y compris les femmes et les fillettes musulmanes victimes des lapidations, des pendaisons, des crimes d’honneur ; il défend les juifs en montrant une fillette musulmane à laquelle on apprend que les juifs sont des porcs et des singes ; il défend le droit des enfants de ne pas subir de lavage de cerveau et de ne pas être incités à la haine contre ceux qui sont considérés comme différents et inférieurs.

Le film n’est pas raciste. Est-ce que l’islamisme est une « race » ?
S’il n’y avait pas eu tous les attentats terroristes, tous les crimes commis par les islamistes, toutes les menaces, les représailles, les tentatives de saper les fondements des sociétés libres, laïques et démocratiques, s’il n’y avait pas eu tous ces appels à tuer les « infidèles » où qu’ils soient, à prendre le pouvoir dans les différents pays du monde, Geert Wilders n’aurait jamais songé à faire un film sur le Coran et sur l’islam politique. D’autres n’auraient jamais songé à faire des caricatures de Mahomet.
Si le Coran était juste resté un texte appartenant à l’Histoire, si les islamistes ne s’en étaient pas servi et ne s’en servaient pas pour manipuler les masses et les inciter au meurtre et à la haine, personne n’aurait songé et ne songerait à en parler.

Certains pensent que Salman Rushdie, Ayaan Hirsi Ali, Monia Haddaoui, mère de Ghofrane, ont le droit de condamner l’islamisme.
Les blancs, les Français de souche, les Hollandais de souche, les chrétiens, les athées, les agnostiques et tous les autres n’ont pas le droit de le faire.

Les parents et les amis des victimes des attentats terroristes perpétrés par les islamistes n’ont pas le droit de condamner l’islamisme. Ils doivent juste pleurer en silence en attendant le prochain attentat.

Nous n’avons pas le droit de condamner le sort réservé à nos sœurs musulmanes condamnées à porter le tchador et la burqa, condamnées à subir des pratiques barbares et privées de presque tous les droits.

Nous n’avons pas le droit de condamner les meurtres d’homosexuels victimes du fanatisme, de l’intolérance et de l’obscurantisme.

Nous n’avons pas le droit de dire que dans les cantines scolaires le menu doit être le même pour tout le monde.

Nous n’avons pas le droit de dire que dans les hôpitaux il n’y a pas de traitement de faveur pour les femmes musulmanes.

Nous n’avons pas le droit de dire que ce n’est pas bien de tabasser, défigurer ou tuer une femme ou une jeune fille musulmane si elle tombe amoureuse d’un non musulman ou si elle souhaite vivre à l’occidentale.

Nous n’avons pas le droit de dénoncer les violences qui ont suivi la publication des caricatures de Mahomet.

Nous n’avons pas le droit de défendre ceux qui ont voulu publier ces caricatures pensant que la liberté de la presse est un droit précieux.

Si nous n’avons pas ces droits, dans quel pays vivons-nous ? Sommes-nous déjà dans une dictature ? Qui impose cette dictature ? A la fois les fanatiques qui veulent nous soumettre à une théocratie barbare et les bien-pensants aveugles et opportunistes.

Rosa Valentini

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