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Les catholiques, nouvelle proie sanitaire du pouvoir

Même si la messe est dite depuis longtemps du côté de la liberté de contester le gouvernement – entre les yeux crevés, les mains arrachées pour les Gilets jaunes et, maintenant, l’appel décomplexé à la censure du documentaire de Pierre Barnérias, Hold-Up –, elle ne l’est pas du côté des catholiques…

Ces derniers, en effet, ont manifesté pacifiquement – trop à mon goût – pour défendre leur droit de se réunir à ladite messe. Pour ceux qui l’ignorent, la communion eucharistique est un pilier – j’ose le mot ! – essentiel de la foi catholique. Voici ce qu’en dit la conférence des évêques de France : « Sacrement d’un sacrifice, clé de voûte de toute la liturgie, l’Eucharistie est riche de tout le Mystère que célèbre l’Église en union avec le ciel. Tous les sacrements, tous les sacramentaux, toutes les Heures de l’office convergent vers elle, car elle est la source et le sommet de toute la vie de l’Église, de toute l’Œuvre de Dieu. En cette célébration centrale, l’Église rencontre vraiment son Dieu et chacun de ses fils exerce en plénitude ce qu’il est. »

https://liturgie.catholique.fr/lexique/eucharistie/

Seulement voilà, dans le pays où on ne reconnaît toujours pas le génocide d’une population pieuse légitimement révoltée contre le pouvoir révolutionnaire – les Vendéens – ; où l’on regarde ailleurs pour ne pas voir l’extermination des chrétiens dans le monde – quand on ne s’en félicite pas carrément, comme le font certains fanatiques d’ultra-gauche – ; où l’on humilie les catholiques à longueur d’antenne et de spectacles parfois immondes – tout en profitant de leur générosité, qui peut aller jusqu’à la suicidaire naïveté –, etc., il est inconcevable que des croyants de la « mauvaise » religion puissent réclamer quoi que ce soit…

Dit autrement, aux yeux de tous ceux qui les haïssent – et ils sont nombreux ! –, les catholiques n’ont qu’un droit, c’est celui de se taire, en subissant injures et massacres, comme ils viennent encore de l’éprouver à Nice. La liberté n’est pas pour ces hommes et femmes, souvent humbles, qui cherchent le secours du Christ et, pour beaucoup, n’ont que la messe pour rencontrer du monde.

Donc, face aux manifestations innocentes des catholiques organisées ce dimanche 15 novembre devant les églises afin de défendre leur droit à la messe – sachant que toutes les églises respectent rigoureusement ces fichus gestes barrières qui n’ont apparemment pas cours dans les transports en commun bondés ! –, le pouvoir infâme, et rampant devant le croissant islamique, a frappé fort contre ce sursaut de volonté catholique en France, qu’on disait jadis la Fille aînée de l’Église…

Ainsi, en réponse aux quelque trois cents fidèles réunis devant la cathédrale Saint-André de Bordeaux (Gironde), voici ce que, toute honte bue, les sicaires du pouvoir ont commis : l’un des organisateurs de la manifestation, Maxence Castay a déclaré que « les policiers nous ont indiqué qu’un certain nombre de gestes ne respectaient pas le principe de laïcité (sic). Je suis donc convoqué demain matin au commissariat ». Il est vrai que la police glisse lentement vers l’esprit de milice sans foi ni loi… Qu’on aimerait voir autant de célérité lorsqu’il s’agit des racailles de la diversité anéantissant le pays à travers leur violence tribale, leurs trafics en tout genre et leur religion nettement plus agitée – et un peu moins regardante sur la question de la laïcité ! – que celle des catholiques ! Au fait, qu’en est-il des mosquées clandestines ? Ont-elles bénéficié de dérogations pour professer leur dogme « de paix et d’amour » ?!

Gérald Darmanin avait, quant lui, bombé le torse, ce qui est facile devant un « ennemi » désarmé, car tout porte à croire que les cathos sont les ennemis de la République dans l’esprit dégénéré des tenants du nouvel ordre mondial : « Je ne souhaite pas envoyer les policiers et gendarmes verbaliser des croyants devant une église, évidemment, mais s’il s’agit d’un acte répété et manifestement contraire aux lois de la République, je le ferai dès ce week-end. » J’attends les verbalisations pour toute manifestation islamique « contraire aux lois de la République »

Le ministre de l’Intérieur était conforté par la décision du Conseil d’État – que j’avais déjà épinglé pour ses politesses islamiques – de maintenir « l’interdiction des cérémonies religieuses avec public ». Un Conseil d’État dont le vice-président honoraire, Jean-Marc Sauvé, a récemment déclaré à propos des caricatures de qui vous savez, dans un entretien accordé au journal L’Opinion : « On ne peut pas blesser sciemment et gravement des fidèles d’autres confessions. » Par contre, avec le Christ, on peut y aller ! Ce qui, à vrai dire, ne me dérange pas outre-mesure en ma qualité de catho, car je sais que ce ne sont pas trois coups de crayon qui vont ébranler l’Église. Mais moi je suis éduqué à ne pas égorger les mécréants de tout poil…

https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/11/09/covid-19-le-conseil-detat-favorise-t-il-lislam/

Je vois d’ici les bouffeurs de curés me dire qu’il n’y a aucune raison d’autoriser la messe et pas le reste. À ceux-là je répondrai que le jour où la Croix tombera définitivement, le reste suivra, c’est-à-dire notre civilisation. Aussi, la défendre est un acte de survie. Comme le disait l’académicien André Frossard : « Le christianisme est la langue maternelle des Européens. » Dont acte !

Charles Demassieux