Les cinq abdications de la France qui ont préparé la catastrophe

Finalement, le Coronavirus est la goutte d’eau qui risque de faire déborder le vase.
Le vase du néo-libéralisme économique totalement dérégulé, du mondialisme, du mélangisme effréné des populations et de la gestion déléguée aux zélites.

Car on vient de s’apercevoir qu’il n’y a pas d’élites.
Il n’y a que de petits soldats gavés d’auto-congratulations et d’appointements totalement immérités et immoraux contre l’abandon de toutes les souverainetés nationales aux marchés et aux multinationales, notamment les non européennes, qui ont pu s’organiser pour leur plus grand profit au détriment des nécessités des peuples.
Tout naturellement, les anciennes frontières nationales sont redevenues les remparts des peuples.

Les idiots utiles du mondialisme ont régulièrement pris pour exemple, pour justifier la fin des frontières, le mur de Berlin. En oubliant de rappeler qu’historiquement, la frontière est une sécurité et une protection contre l’ennemi, et non la prison des fascismes communistes qui en ont dévoyé le sens originel.
La prise d’assaut du mur de Berlin a été abondamment et mondialement mise en images par l’ensemble médiatique grassement payé par les agents économiques de l’idéologie néo-libérale, dans l’intention de privilégier le marché sur la sécurité des peuples.

La planète était vouée à devenir un immense hall de commerce dérégulé de 7 milliards de consommateurs, et rien d’autre.
Tout comme la construction de l’Europe, espace qui n’a été conçu que comme un marché commercial avec ses zones d’évasions fiscale et sociale.
Les peuples y ont bien trouvé leur compte au début.

Mais très vite les concurrences fiscales et sociales organisées par la Commission européenne, avec la complicité de la majorité néo-libérale des eurodéputés et l’élargissement effréné de l’Union, ont réduit les avantages initiaux :
Organisation d’une demande d’emploi supérieure à l’offre avec des importations de masse d’allogènes à l’Union et l’élargissement de celle-ci à des pays à bas coûts sociaux, avec comme résultat la baisse généralisée des rémunérations ou la création de mini-jobs ou temps partiels non voulus.
Désindustrialisation provoquée au profit de pays tiers à l’Union à bas coût de main-d’œuvre, qui a conduit un pays comme la France vers la ruine totale de vastes territoires.
Transfert organisé des richesses vers les paradis fiscaux européens pour échapper aux prélèvements sociaux et fiscaux des pays membres, conduisant ces derniers soit à abdiquer leur administration régalienne, soit à s’endetter inconsidérément, la France ayant opté pour un panachage des deux.

Il est symptomatique que Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne de 2004 à 2014, se soit recasé chez Goldman Sachs, banque qui s’était occupée du maquillage des comptes de la Grèce lors de son entrée dans l’€uro, et que Jean-Claude Junker, président de la Commission de 2014 à 2019, ait été pendant de nombreuses années le ministre des Finances du Luxembourg, paradis fiscal qui négociait les « tax ruling » avec les multinationales, permettant d’échapper à l’impôt dans les autres pays européens  (Luxembourg leaks, voir le Monde et l’Obs 6 novembre 2014 et autres recherches à faire sur le net).

Tout ceci constitue des indices sérieux, précis et concordants, selon l’expression judiciaire, d’une véritable organisation européenne par les auto-proclamées zélites pour s’approprier toutes les richesses produites par les petites mains roturières payées au lance-pierre, et à qui on est en passe supprimer maintenant tout droit à la retraite.

La perception de la réalité que je viens de décrire oblige à requalifier ceux qui s’appellent les zélites dirigeantes comme un gang de mafieux soumis à l’Organisation, cette dernière n’étant que le marché.
Ici, il faut distinguer les entreprises soumises à la concurrence internationale, qui subissent plus qu’elles n’organisent le marché de ceux qui organisent ce marché.
Le marché, ce sont le cadre et les règles du jeu dans lequel l’entreprise doit développer sa stratégie.
Or les règles du jeu ont été délibérément biaisées pour permettre la mise à mort des populations, notamment européennes.

Et, comble de l’ironie, avec l’aval de ces populations européennes, puisque ce sont elles qui continuent à voter pour ceux-là mêmes qui les ont menées à la ruine, exceptés les Commissaires européens qui, eux, sont nommés par les États membres et non élus.
Bien évidemment, à force de se faire déshabiller par l’impôt et les prélèvements d’un côté, et la réduction de leurs acquis sociaux de l’autre, certains citoyens ont commencé d’enfiler un gilet jaune sur leur carcasse frissonnante, arrivés au stade d’avoir le frigo vide chaque 15 du mois.
Mais avec l’épidémie, nous venons de passer un cap dans la prise de conscience.
Le citoyen vient de s’apercevoir que sa vie même n’est plus assurée dans cette Europe mafieuse.
Que les médicaments et les effets protecteurs de santé ne sont plus fabriqués sur ce continent, et que le politicien a délégué toute l’organisation de l’urgence et de précaution aux multinationales.
Et qu’ainsi, c’est toute l’Europe qui est à la merci de puissances susceptibles devenir ennemies un jour ou l’autre puisque ces multinationales ont localisé leurs centres de production dans des pays extérieurs à l’Union.

Pour la France, la trahison est encore plus marquée.
La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum, c’est l’article 3 de la Constitution.
Les représentants des Français ont multiplement abdiqué cette souveraineté nationale, avec l’aval d’une majorité de la population puisqu’ils ont été régulièrement élus.

Première abdication, une partie de la souveraineté nationale a été transférée à l’Union européenne, ce sont ses domaines de compétence exclusifs comme la négociation de traités commerciaux internationaux, et pour partie, les domaines partagés.

Deuxième abdication, depuis 1973 et plus encore depuis 1993, la France doit s’endetter sur les marchés financiers internationaux au lieu de recourir à la Banque de France et, à partir de sa création, à la Banque centrale européenne.

Troisième abdication, la souveraineté économique et stratégique du pays a été abandonnée aux acteurs de marché qui se sont organisés mondialement en fonction du profit qu’ils pouvaient en tirer en délocalisant les centres de production, et non dans l’intérêt, la protection et la sécurité des peuples.

Quatrième abdication, le politicien français a totalement abandonné la souveraineté fiscale et sociale aux paradis fiscaux européens. En signant un Traité européen qui n’exige pas une harmonie fiscale et sociale totale entre pays membres, il a promu le dumping financier qui a conduit à une concurrence on ne peut plus déloyale pour les entreprises françaises, qui à leur tour, pour survivre, doivent recourir aux mêmes méthodes. Le résultat, c’est moins de rentrées fiscales et sociales et à terme, la disparition de toutes les protections sociales, du système des retraites, du système de soins et du système de sécurité sociale qui rembourse de moins en moins.

Cinquième abdication, le politicien français a cédé aux sirènes du patronat en laissant importer des masses allogènes dans le but de faire baisser les salaires et, j’en conviens, pour résister à la concurrence déloyale que le même politicien organisait avec la signature du Traité européen et la Commission européenne qui continue de laisser prospérer les paradis fiscaux et sociaux de l’Union.
Ces masses allogènes sont en passe de totalement déstabiliser l’harmonie sociale du peuple de souche qui résultait de siècles de bien-vivre ensemble, déséquilibre qui ne trouvera sa résolution que par des heurts de sang.

Les Français se sont réveillés nus.
C’est la gueule de bois pour certains de s’apercevoir que Cassandre avait raison.
On ne sait pas si cette prise de conscience et ce réveil vont conduire à une révolution radicale.
Radicale car ils ont eu la peur de leur et pour leur vie.
Radicale pour guillotine.
Or la peur peut mener à la colère, et la colère à la haine, et conduire à exiger des tribunaux populaires et l’établissement de la peine de mort pour les politiciens et les accapareurs qui ont conduit au naufrage. Comme en 1789.

On peut espérer que ceux qui ont voté pour la doxa politique dont je viens de lister les abandons de souveraineté depuis 40 ans ont compris combien ils ont fait le choix malheureux, et à quelle hauteur ils se sont fait escroquer.
Rappelez-vous l’un des slogans du Président Macron pendant sa campagne présidentielle de 2017 : c’était lui et les « en marche », ou le chaos.
Les Français n’ont jamais été aussi gâtés : ils ont eu Macron, les « en marche», ET le chaos.
Et il se plaignent encore ?
Combien de mandarins, de médecins, d’infirmières , de soignants et de retraités ont voté Macron et « en marche » ?
Juste pour faire barrage aux partis nationalistes ?
Décidément, je ne les comprendrai jamais, ces Gaulois non réfractaires.
Ils ont eu ce qu’ils voulaient et ils trouvent encore le moyen de râler…

Jean d’Acre

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23 Commentaires

  1. Les mondialistes, que sont les communistes recyclés, ont soutenu l’existence du mur de Berlin mais osent désormais le prendre en exemple pour dénoncer l’existence des frontières qui seraient des murs comparables.
    Ils osent tout ces voyous psychopathes.

  2. « qui a voté pour macron, l’aura dans le fion, qui ne veut pas voter le pen, verra sa peine »

  3. le syndrome de stockolm (amour de son bourreau) s’est répandu dans toute l’europe occidentale

  4. On doit cibler la presse en priorité, c’est l’ennemi numéro 1. Les français ne sont peut-être pas très intelligents, mais ils ne sont plus idiots que la moyenne. Le problème, c’est qu’ils sont sous hypnose. Il faut faire un énorme changement de cap dans la cible à matraquer sur tous les terrains par tous les temps en toute circonstance. Il y a deux France en plus de l’anti-France, celle des informés et celle des formaJTtés. Il faut le répéter sur tous les tons en tout lieu et à toute heure. C’est le nœud du problème et il faut le dénouer. Il faut obliger la presse, par des actions spectaculaires, à informer elle-même le public qu’elle est remise en cause et qualifiée d’outil de propagande malhonnête et dangereux qui menace la pérennité du pays pour servir des intérêts privés pour décliquer

  5. Merci pour cet excellent éclaircissement technique de la génèse du chaos.
    Franchement, je ne serais pas étonné d’apprendre que cette pandémie soit la riposte stratégique du capitalisme à la fin de la croyance des peuples occidentaux à la fable 1968,
    la fin de l’histoire, le triomphe du capitalisme et le marché, sans frontières ni peuples
    avec le retour des peuples et des nations justement !
    Mon hypothèse est que cette épidémie a été créée ou mise à profit et exploitée pour briser la résistance au capital , par le retour des peuples et des nations là où leur abolition devait servir de modèle expérimental à étendre à toute la planète, pour que les plus grandes inégalités ne puissent plus être remises en cause par aucun facteur humain.

  6. Mais dans ce cas comment expliquer le fait que l’Allemagne s’en sorte bien mieux ?… Avec seulement 1000 hôpitaux alors que nous en avons 3000 dixit Christian St Étienne sur BFM business ?…

    • En Allemagne ce sont des médecins qui gèrent, pas des comptables.

  7. « C’est la gueule de bois pour certains »
    Qui sera totalement oubliée en 2022. L’occupation du moment sera de construire un barrage.

  8. La France est et demeure attachée au centre que représente Paris. « Fluctua Nec Mergitur » qui dit l’autre . . . . Ouai, bien vu, la caravelle prend l’eau de toutes parts, d’un Paris bougnoulisé, négrifié, décadent.
    Pouah, quelle puanteur.

  9. Les Français n’ont jamais été aussi gâtés : ils ont eu Macron, les « en marche», ET le chaos./ dixit

    Et vous en avez encore sur ce site, qui continuent allegrement de l’ouvrir… ce qui prouve
    un peu plus la complicité de beaucoup ! je souhaite en premier lieu, qu’ils soient eux et leurs familles touchés par cette saloperie de virus ! mais alors vraiment !

    ( sur l’ile de Ré, a Biarritz, ou a St Moritz…enfin dans tous les endroits pour bobos dégénerés )

  10. Malheureusement que votre constat est exact !! alors il faut que les « veaux » se reprennent !!!!!

    • Au risque de me répéter, je reste persuadé que nos « élites » trouveront les bons mots et les bons slogans pour reprendre en main les brebis égarées un mois ou deux avant les prochaines élections.

  11. Très juste!, rien à ajouter.
    Si, la situation actuelle est l’aboutissement de la connerie humaine, on ne sait comment cela va se terminer.
    Terminons par une citation de Jacques-Bénigne Bossuet:
    « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
    Il semblerait même que ces derniers temps, « Dieu pleure et ne rit plus » quand Il voit la bêtise et l’aveuglement de certains de nos dirigeants…

  12. Regardez les résultats des dernières élections municipale, les veaux ne sont toujours pas vacciné.
    Dans la Rome antique les empereurs tenaient le peuple par les couilles en leur donnant du pain et des jeux.
    Gageons et prions que nos empereurs actuels satisfassent leurs moutons en leur donnant suffisamment de moyens pour éviter qu’ils ne descendent dans la rue.

  13. Les patriotes ont un lourd handicap, ils doivent faire face à un ennemi mortel, j’ai nommé les merdias, grassement et hautement subventionnés pour colporter la propagande du pouvoir en place, et cette situation est désastreuse, nous avons une information fausse ou biaisée, tout sauf objective.

  14. Des chefs de cordée de ce genre nous en faisons tous régulièrement dans les WC et ensuite nous tirons la chasse. Difficile d’en faire autant avec les olibrius qui nous gouvernent. Il nous reste un faible recours : les traduire en justice. Mais nous sommes en guerre parait-il et un peloton d’exécution serait plus approprié.

  15. Bien vu Jean d’Acre, vous décrivez la situation avec une précision très authentique. La situation ne changera pas, le vote ne sert à rien. On en a la preuve depuis 50 ans. Même après la disparition prochaine de la génération maudite des 68tards, (dont je fais partie hélas), les jeunes d’aujourd’hui sont encore pire. Il faudrait trouver ou inventer autre chose que l’élection au suffrage universel. Donc, on n’est pas sortis de l’auberge ! …

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