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Les combats ambigus des féministes modernes

Nous avons pu observer les combats des féministes de loin ou de près  lors des années 70 dont le point d’orgue fut celui pour le droit à l’avortement qui aboutit en 1974 à la loi Veil. Depuis le féminisme a beaucoup évolué. Coincé souvent dans un féminisme bourgeois dont l’essentiel des combats fut la lutte pour la féminisation de termes professionnels, entre autres la disparition des actes légaux de l’horrible terme de « mademoiselle ».

Mais nous nous devons de constater que sur l’essentiel, les féministes sont restées aveugles et que cet aveuglement a été entretenu de façon volontaire. Surtout restons connes. Sur l’islam, à l’exception de l’excellente Anne Zelensky qui fut un temps membre de Riposte Laïque, qui nous a quittés pour des divergences politiques, les féministes ont décidé de la fermer.

L’exemple de Caroline de Haas est à ce titre accablant. Suite aux agressions sexuelles multiples lors des réveillons de l’année 2015/2016 en Allemagne, notamment à Cologne, elle se mit à invectiver ceux qui avaient souligné que c’était le fait d’immigrés musulmans, les qualifiant de racistes «Allez déverser votre merde raciste ailleurs». Peu lui importait le sort des femmes violées qu’elle n’avait pas défendues. Elle réitèrera une déclaration du même type lors des agressions dans le quartier de la Chapelle à Paris, proposant d’élargir les trottoirs, ce qui illustrait une fois de plus un déni de réalité. Elle ne voulait pas voir.

Mais bien évidemment elle sait, comme la plupart des autres féministes, que l’essentiel de ces agressions émane de personnes issues de l’immigration (ce qui n’empêche pas des Gaulois d’en être capables, cela va de soi). Mais il ne faut pas le dire à cause du tabou de l’antiracisme : l’immigré est bon, innocent et pur. S’il commet un crime, c’est à cause de la société qui l’y a amené alors que si un Français de souche fait de même, c’est à cause de sa mauvaise nature de base qui fait de lui un être irrécupérable.

L’antiracisme aboutit donc à de l’indulgence vis-à-vis de violeurs issus de l’immigration mais ce n’est pas suffisant. Tout est fait pour lutter contre l’ennemi à abattre éternellement, à savoir le mâle blanc. D’où les mouvements « balance ton porc » et « me too ». À noter aussi que lorsque le prédateur est blanc, son nom est immédiatement balancé : Weinstein, Epstein, Polanski (même si pour Polanski cela aurait été dur de le taire). Là, pas de précautions.

Soulignons par ailleurs que ces luttes concernent plus souvent la drague rebaptisée alors harcèlement sexuel que le viol qui n’est plus le combat principal des féministes. La drague gêne bien plus les féministes que le viol. Car elle émane très souvent de mâles blancs. Je vous le demande, Mesdemoiselles, peut-on mettre sincèrement au même niveau un homme qui vous dit que vous avez les plus beaux yeux du monde, qu’il doit être doux de passer la vie (soyons honnêtes, il pense peut-être la nuit) auprès de vous et celui qui tente de vous violer ? Et bien pour les féministes actuelles, le deuxième cas est moins grave sauf si c’est un Blanc car il a ça dans le sang.

Fausse route, avait écrit Élizabeth Badinter au sujet de cette lutte contre les mâles (mais pas tous, seulement les Blancs).

Où et quand cela s’arrêtera-t-il ? No sé (dixit Tintin dans Le temple du soleil). En tout cas les féministes qui ont une part de pouvoir (Alice Coffin par exemple) ne semblent pas vouloir lâcher le bout de gras.

Platon du Vercors