Les contradictions des féministes anti-islamophobes

Publié le 27 juillet 2013 - par - 1 491 vues
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Brève réponse aux  » Antigones » et aux « Nouvelles féministes européennes », ainsi qu’aux extremistes du « genre » et « féministes anti-islamophobes »

Dans le mouvement féministe ou face à lui, existent des visions qui ne sont ni digne du féminisme pour les unes, ni juste envers ce mouvement émancipateurs pour les autres.

Deux mouvements sont apparus récemment face aux féministes : les « Nouvelles féministes européennes », les « Antigones »  http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-antigones-des-militantes-anti-femen-aux-droles-de-cv_1255284. http://www.nouveaufeminisme.eu/ ..

Il est tout de même paradoxal, pour des mouvements qui se rattachent en réalité à l’idée chrétienne de « personne », de tomber dans l’ornière de l’enfermement des personnes « femmes » dans une conception holiste, « la » femme, « complémentaire » de « l' »homme.  Le féminisme n’est pas le déni des différences, le féminisme est précisément la défense  « des » femmes, de chacune en tant que personne.

Il est tout de même paradoxal, pour des mouvements qui se rattachent en réalité à l’idée qu’il faut se demander ce que l’on a fait de ses « talents », de tomber dans l’ornière de la définition préétablie par des « dominants mâles », car le fait est que les principaux postes de pouvoir et de décision sont entre les mains d’hommes, de la vocation de « la » femme.

Le féminisme n’est pas un communautarisme, n’est pas la défense d’une catégorie contre une autre, un de ses slogans principaux est  » nos luttes changent la vie entière », autrement dit le féminisme se bat pour le bonheur de tous et toutes à la fois, c’est un mouvement civique, idéaliste.

Le féminisme ne nie pas la responsabilité des hommes, des individus hommes, il retient au contraire, selon la formulation de John  Stuart Mill, que l’esprit n’a point de sexe, et qu’il convient de ne pas se conduire entre hommes et femmes comme « de turc à maure » … c’est à dire qu’il faut dépasser le rapport de force, ce qui ne signifie pas l’oublier (ni nier la matérialité, le corps qui en sont la cause), car l’oublier c’est risquer de lui laisser libre court. C’est parce que le mouvement queer et l’idéologie du genre à leur extrème l’oublient, et nie toute différence et toute corporéité, qu’ils sont anti-féministes.

Le féminisme n’est pas un collectivisme qui écarterait la responsabilité des hommes pour donner tout pouvoir à l’Etat sur les femmes. Il est vrai que là est sans doute l’écueil le plus grave de la pensée féministe, puisque le féminisme recourt au droit et à la loi, pour protéger le faible contre le fort, pour faire du « privé » un lieu « politique », en clair pour demander à l’Etat, à la force publique, de protéger femmes et enfants contre la violence éventuelle masculine ou patronale.
D’autant que la critique féministe de la famille et même de l’amour hétérosexuel, interrogé sur sa qualité d’amour réel dans un contexte de « domination », peut effectivement faire le jeu de l’individualisme hyper-libéral le plus effréné.
Mais cette accusation est largement injuste lorsque l’on connait la critique féministe du « pouvoir » et ses longues réticentes au recours au droit : si le féminisme n’a pas de réponse idéale, s’il en existe une, à cette problématique, ce n’est pas par ignorance du problème.

En réalité, le féminisme n’est pas une « subversion » des principes judéo-chrétiens ou humanistes : il se contente de rappeler à ces messieurs, que les beaux principes valent aussi pour les femmes, que les hommes sont exposés à la tentation de bafouer ces principes que les femmes, parce que leur force naturelle accroit cette tentation d’agir « de turc à maure » et pour couvrir ces crimes de tenter de faire croire que les femmes sont dénuées de raison, folles, de faire oublier que « l’esprit n’a point de sexe », il est un mouvement qui « change la vie  entière » parce qu’il est un appel à quelque chose de plus « élevé » dans les rapports humains, comme le veulent aussi … les principes essentiels judéo-chrétiens et humanistes.

La droite veut les femmes à la maison et la gauche les veut au bordel… remarque si juste que j’en ai oublié son auteur(e)( ?). Passons donc à la « gauche », j’ai envie de dire « pseudo-gauche »…

Quant aux féministes anti-islamophobes donc, si nombreuses elles à gauche ou à la botte des mouvements de gauche, elles seraient presque comiques à force de contradictions. Elles sont aussi  les plus identitaristes quand elles sont issues de pays musulmans, mettant donc leur « identité » islamique d’origine avant leurs principes féministes normalement plus universalistes. Elles sont  les plus néo-colonialistes et paternalistes quand elles sont issues de pays chrétiens ou humanistes, et tombent soit dans le relativisme total, soit dans l’ignorance condescendante à l’égard de l’islam, dont on peut dire beaucoup de choses, sauf qu’il serait du rien, et ses partisans auxquels il suffirait de donner quelques pinchenettes de terrorisme intellectuel pour leur faire abandonner la référence des textes sacrés.

C’est malheureusement à cause de toutes ces « féministes anti-islamophobes », ignorant presque « tout » du sujet de l’islam, au point d’attribuer le mot « islamophobie » à Khomeini, alors qu’il fut utilisé par des français défenseurs de l’islam depuis le début du XXeme au moins,  qu’une jeune fille courageuse comme Amina est toujours en prison.

Tant que l’islam restera la doctrine de référence des pays « musulmans »,  tant qu’il y aura parmi nos «  élites » et « intellos », et là bien audelà des féministes bien sur, des imbéciles et des vendus pour traiter de racistes les anti-islam, il y aura des Amina en prison, violées, torturées, assassinées.

Tant que tous nos « intellos » prostitués, prêts à toutes les bassesses pour leur promotion ici, continueront à se faire les auxilliaires de la justice islamique en accusant de racisme ceux qui critiquent les textes fondamentaux de l’islam et leur contenu barbare et nazi, il y aura des Amina « embastillées » et des millions d’Amina inconnues …

Et je n’oublie pas, contrairement aux promoteurs des « Ni putes ni soumises », que le « patriarcat » n’est nullement l’exclusivité du « garçon arabe », ni le féminisme l’exclusivité des « femmes blanches » : il est aussi le fait direct de tous ces « anti-islamophobes » qui défendent ici le « choix » de prostituer et de louer des ventres, sans oublier aussi ceux qui trouvent normal de mettre sous médoc toute leur vie de « femme baisable » leurs compagnes d’ici et de les faire avorter en cas d' »accident ».

Des « maghrébines » ex-musulmanes ou athées congénitales ont toujours été dans le mouvement féministe et parmi elles, sont  certaines des plus virulentes opposantes à l’islam, des plus virulentes car elles en connaissent les horreurs, malheureusement, directement.

Elisseievna

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