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Les convois de la Liberté accueillis par la répression macroniste : la honte !

Dès le vendredi soir, la Macronie et leur bras parisien armé – j’ai nommé le malingre et servile préfet de Paris Didier Lallement – avaient vu les choses en grand. Il ne fallait tout de même pas que la valetaille de province envahît Paris. Passe encore que les racailles y foutent le bordel, mais pas de gueux crottés chez nous !

Le lendemain matin, dès 7 h 30, le dispositif de flicage était bien en place, effrayant à souhait. Tout ça à destination d’hommes et de femmes ayant eu l’outrecuidance de croire qu’ils avaient le droit de souiller, de leur indigence crasse, la divine providence macroniste en refusant ses mannes sanitaires !

Car les convois de la Liberté étaient, pour une bonne part, composés de Gilets jaunes de la première heure, qui ont la fâcheuse manie de n’en faire qu’à leur tête, particulièrement lorsque celle-ci est entravée par des mesures idiotes qui ne satisfont que la secte macroniste.


Donc, les loups sont entrés dans Paris, charmante Elvire (dixit Serge Reggiani), malgré l’accueil qu’ils devinaient de la part du pouvoir et qui n’a pas manqué de remplir toutes ses promesses, entre verbalisations intempestives, dégradation de véhicules et insultes en provenance des uniformes, en grande forme ce jour-là…

Après d’infructueuses tentatives d’entrée des convois dans la capitale le vendredi soir, le samedi « ça a débuté comme ça », pour reprendre l’entrée fracassante de Céline dans son Voyage au bout de la nuit : les sorties du périphérique intérieur étaient presque toutes bloquées dès les premières heures de la matinée. Résultat, un bordel monstre qui empêchait même les tires de la police de se frayer un chemin. Bravo l’organisation les gars, ne changez rien, vous êtes au top ! Et comme ça n’avançait pas, j’ai pu recueillir, en m’approchant, les commentaires d’un automobiliste qui m’a dit tout le « bien » qu’il pensait de Macron et sa bande. C’est beau l’amour… vache !

 

Puis, après le périph’ je suis allé place d’Italie, où l’on attendait des convois. J’y ai – oh, joie ! – rencontré des patriotes qui improvisaient un pique-nique et avec qui j’ai nettement mieux respiré qu’avec les parasites antifas, qui n’étaient pas légion ce jour-là. Preuve que les affaires des prolétaires de province ne les concernent pas. Il n’empêche, c’était bien sympathique de causer en toute liberté de la France telle qu’on l’aime. Ils étaient donc là nos copains et copines qui n’ont pas de douleurs d’estomac en brandissant des drapeaux français et arborant sans complexe des croix chrétiennes. Malheureusement pour eux, en repartant sur les Champs-Élysées, ils ont été accueillis par les miliciens de la Brav – brigade de répression de l’action violente –, lesquels ont sérieusement joué de leurs matraques en fer…

Un patriote m’a téléphoné pour me raconter ça, tandis que du côté de la bibliothèque François-Mitterrand, je venais d’assister à un déferlement de rage policière consistant à canarder sans interruption des manifestants qui, excédés par le nassage, avaient grimpé les marches de la bibliothèque. Comme on peut le voir sur ma vidéo (vers 3.12 minutes), ce fut un festival de tirs, forcément tendus puisque effectués depuis le bas vers le haut desdites marches.

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Les tirs avaient déjà commencé plus tôt, place d’Italie ; parce que des pro-passe sanitaro-vaccinal avaient décidé de faire de la provocation, à laquelle ont évidemment répondu les manifestants, occasionnant des échanges auxquels j’ai volontiers participé, histoire de leur dire tout le bien que je pensais d’eux. Bon, je regrette pour leurs mamans que je ne connais pas !


Arrivés à Bercy, on recevait de plus en plus d’informations des Champs-Élysées, où convergeait pas mal de monde éparpillé jusqu’alors dans Paris. J’y ai donc filé avec un copain et, provocation peut-être puérile mais toutefois innocente, nous sommes passés par la place Beauvau et avons frôlé l’Élysée, qu’on pouvait jadis approcher mais plus maintenant, à moins de s’être tatoué un « Manu je t’aime ! » sur l’épaule…


Sur les Champs, ce fut une ambiance répressive à souhait qui m’a – je confesse mes fautes – donné une furieuse envie d’y mettre une nouvelle fois le feu. Parce que de voir des manifestants traqués comme du gibier, cognés, insultés ou arrêtés, j’avais quelque peu la haine. Lorsque les Sénégalais avaient été récemment y mettre le foin après la victoire de leur équipe de football à la Coupe d’Afrique, il n’y avait rien eu de comparable.

Bien entendu, la Brav menait la danse, ne se privant pas de bousculer et menacer des journalistes, toutes choses couvertes d’un voile pudique de première communiante par les médias, quasi tous aux ordres de la Macronie. Et, cerise sur le gâteau, la circulation n’avait pas été interrompue ; comme ça, tout le monde a pu profiter des fragrances délicates du N°5 de chez Lacrymo !

Quoi qu’il en soit, nous y étions, sur cette avenue des Champs-Élysées, et j’espère que les Français vont enfin se réveiller parce que, sinon, il se pourrait qu’un jour la surveillance étatique se fasse jusque dans l’endroit où Vladimir Poutine se proposait d’aller chercher les terroristes. En effet, un renoncement en appelle un autre, et un jour il ne nous reste plus que les yeux pour pleurer… en attendant que les LBD les crève si l’on se révolte…

(Photos & vidéo et article de Charles Demassieux pour Riposte laïque)