Les curieuses attaques de patriotes contre Eric Zemmour…

zemmour-le-suicide-francaisLes chiens de garde (Libération, Le Monde, l’Obs, Le Point, L’Express…) s’en prennent à Eric Zemmour à longueur d’éditoriaux ; un sondage un tantinet orienté a décrété que 63% des Français ont une mauvaise opinion de lui ; le 20 heures de France 2 tente de le détruire avec un reportage digne de la Corée du Nord tant la manipulation y est grossière ; des Caron, Akhenaton (Philippe Fragione, Abd el-Hakim depuis sa conversion à l’islam), Attali… lui crachent dessus ; la nomenklatura journaleuse qui règne depuis Médiapart ou Rue 89 le pend à l’arbre médiatique ; les lobbies antiracistes, gays, féministes, communautaristes, qui vivent de nos impôts, s’organisent pour l’envoyer devant les juges édificateurs du Mur des Cons ; l’industrie du spectacle affute ses lames pour l’assassiner d’une chanson et d’un clip.

Et depuis quelques jours, les rares médias supposés soutenir Eric Zemmour se joignent à la meute[1].

Un presque inconnu, Frank Abed, sur son site Mon âme à Dieu, ma vie pour le Roi, mon cœur à ma femme… réactive une interview de 2010 pour annoncer que « Zemmour n’est pas un rebelle, Zemmour reste une soupape de sécurité pour le système médiatico-politique, Zemmour travaille objectivement pour les élites dominantes, Zemmour ne souffre d’aucune censure, Zemmour ne dénonce pas réellement ceux qui dirigent la France, etc. A l’heure où son livre rencontre un certain succès, il est important de faire entendre des voix dissonantes même si nous crions seuls dans le désert… ».

Bah !un royaliste qui hait un bonapartiste, rien d’original

Mais le 1er novembre, sur Boulevard Voltaire, deux articles essaient aussi de dézinguer l’auteur du « Suicide français ».

Dans un papier intitulé « Le Réveil français », Christian Vanneste accuse Zemmour de conforter « une conscience collective qui verse dans le masochisme », un peuple qui finira « par aimer gratter ses plaies ou s’adonner à la délectation morose », « d’ancrer chez les Français une mentalité de perdants ».

Nicolas Bonnal dans « La Zemmour attitude contre le Front national » (article fermé aux commentaires !) crache un ersatz de venin en analysant la montée des idées de d’Eric Zemmour comme un mauvais point pour le Front national, qui serait ainsi « instrumentalisé dans un combat d’idées qui n’est pas le sien ».

L’écrivain inconnu qu’est Bonnal affirme que, selon Zemmour, « la montée du Front national reflète ce suicide français, qu’elle en est la marque la plus évidente – ce que beaucoup issus de l’autre bord politique lui accorderont ». Ce qui, évidemment, n’est nullement dans l’essai du polémiste.

Plus loin, il qualifie Eric Zemmour d’« habile olibrius »,  d’« intellectuel insatisfait », et voit l’essayiste non comme « un allié du vote national en France », mais plutôt comme un « bâton dans la roue » du parti frontiste. Et pour marquer sa « courageuse » prise de position, il note : « il faut se décider à le signaler ».

Cette giboulée d’articles provenant du camp que l’on pouvait imaginer soutenant la parution du « suicide français » – ne pas oublier Florian Philippot,  vice-président du FN qui, en même temps qu’il islamise son parti, traite Eric Zemmour « de réac’ et de ringard » – laisse un goût amer.

« Le suicide français » c’est le constat, au fil de chapitres parcourant quarante années de l’Histoire de France, de la mainmise sur notre pays et sur nos intelligences d’une minorité composée d’associations liberticides comme  S.O.S. Racisme, le Mrap, la Licra, la LDH, d’associations féministes, LGBT, islamiques, de « médias bien-pensants, de technocrates, intellocrates, médiacrates, sociologues, démographes, économistes ».

Le suicide français, ce sont plus de 500 pages qui frappent fort, qui nous interpellent pour peu que nous ayons une conscience de notre nation, de ses manques, de la bouffe intellectuelle dégueulasse que nous font ingurgiter les médias et les politiques, de notre lâcheté qui fait que nous ne relevons pas la tête, de notre passivité devant l’Alzheimer idéologique que l’on nous a inoculé.

Cette passivité, cette soumission, expliquent peut-être le fait qu’une partie de la droite nationale se mêle aux critiques de la pensée mainstream ordinaire et participe à l’inversion qui fait de Zemmour le représentant d’un courant majoritaire et de ceux qui le lynchent médiatiquement (pour l’instant) des rebelles, des mal-pensants, des politiquement incorrects.

Sans doute, se reconnaissant un peu dans le miroir littéraire que leur tend Zemmour, s’en veulent-ils d’avoir eux aussi participé à l’instauration de la haine totale de soi qui règne dans notre République. Alors il leur est plus facile de détester celui qui parle, par exemple, de l’islamisation de notre société que de reconnaître la réalité.

Et il y a certainement la crainte qu’Eric Zemmour entre plus pleinement en politique et ne vienne piétiner les plates-bandes du FN et de sa nouvelle tendresse pour l’islam, de l’UMP tendance droite forte et conviction faible, qu’il ne soit perçu – si ce n’est déjà le cas – comme le seul opposant à la caste au pouvoir depuis quarante ans, le seul homme publique à être fier de son pays.

Zemmour gêne la rééducation permanente qu’a mis en place la caste au pouvoir pour persuader le peuple de souche qu’il est raciste, xénophobe, islamophobe, paresseux, mais aussi la droite qui ose de moins en moins apparaître comme nationale. Il est d’ailleurs remarquable que ce sont de plus en plus des transfuges qui tiennent les brides de cette droite.

Zemmour est le révélateur de l’ère carnavalesque dans laquelle nous vivons.

Et, de par le nombre de ses lecteurs, il nous prouve que notre France n’est pas encore un cadavre refroidi, qu’elle bouge encore un peu.

Et là est notre espérance.

Marcus Graven

[1] A l’exception notable de Valeurs Actuelles et Minute.

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