Les dangereuses incohérences de Manuel Valls sur les régularisations et les naturalisations

Publié le 28 juin 2012 - par - 2 074 vues
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C’est une interview du ministre de l’Intérieur, qui met le feu aux poudres de la gauche de la gauche.

Mélenchon dit que « Manuel Valls vient de valider une thèse absurde, anti-économique, ridicule du Front national », Besancenot accuse Valls d’être un ministre « sarkozyste » infiltré dans le gouvernement Ayrault, et le PCF y va aussi de son couplet « il faut régulariser tous les sans-papiers ».

Pourtant Manuel Valls a dit une évidence : « Etre de gauche, ce n’est pas régulariser tous les sans-papiers » ! Et encore, il utilise l’euphémisme « sans-papiers » pour désigner les étrangers en situation irrégulière, les clandestins, comme si c’étaient des victimes (les pauvres n’ont pas de papiers) au lieu d’être des contrevenants à la loi française, donc en situation délictueuse.

Mais là n’est pas la seule absurdité qu’énonce Manuel Valls. Il dit deux choses contradictoires :
– Les clandestins seraient régularisés sur « des critères précis, objectifs, compréhensibles » : « les années de présence en France, la situation par rapport au travail, les attaches familiales, la scolarisation des enfants » ;
– Il n’y aura pas plus de régularisations qu’avant : 30.000 par an.

On ne sait déjà pas s’il faut remplir les 4 critères ou un seul, et dans quelle mesure. Avoir un enfant à l’école et habiter chez un oncle suffira-t-il pour être régularisé ? On attend des précisions sur les « critères précis »

Mais une fois que ces critères seront précisés, comment Manuel Valls peut-il prétendre qu’ils concerneront 30.000 clandestins, ni plus ni moins ? On ne le saura que quand les dossiers seront constitués et examinés !

Cette « régularisation » au « cas par cas » risque fort de devenir massive, suivant le niveau de « précision » des « critères ». Et ce sera évidemment un appel d’air pour d’autres clandestins, qui attendront sagement de remplir à leur tour les « critères précis » pour être régularisés, et ainsi de suite…

Pourtant, dans un Etat de droit, la seule mesure contre une personne qui y rentre ou qui y séjourne illégalement est l’expulsion pure et simple. Une fois de plus, la gauche donne raison aux délinquants contre les honnêtes gens, et en particulier contre les étrangers en situation régulière.

Sur un autre sujet, les naturalisations, Manuels Valls explique : « La naturalisation, c’est une réussite pour la France. Elle ne doit plus être pensée comme l’issue d’un parcours du combattant mais comme l’issue d’un processus d’intégration. Il faut redonner la totale possibilité de devenir français. Depuis deux ans, les naturalisations ont chuté de 40 %. C’est la conséquence de choix politiques délibérés, mais non écrits, non dits. Je veux inverser cette tendance. Dès cet été, une circulaire sera signée, en ce sens, avec des critères transparents. »

Donc il veut encore plus de naturalisation, et en « redonner la totale possibilité » à tout à chacun. Or devenir Français n’est pas seulement « l’issue d’un processus d’intégration » (des millions d’étrangers sont parfaitement intégrés chez nous), mais d’un processus d’assimilation, c’est-à-dire d’acceptation non seulement de nos lois et principes, mais de notre art de vivre, de notre culture et de ses valeurs.

En ouvrant les vannes des régularisations puis des naturalisations, Manuel Valls se comporte en parfait disciple de Terra Nova : il faut remplacer le peuple français par des peuples venus d’ailleurs, qui ne partagent pas notre culture et notre Histoire, mais qui ont voté à 93% pour François Hollande.

Roger Heurtebise

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