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Les députés euro-LREM-socialistes, c’est la médiocratie En Marche !

Le Figaro avec AFP : « Les eurodéputés veulent conditionner l’octroi de fonds européens au respect de l’État de droit » (des euro-socialistes). Sans les citer, les lâches députés euro-socialistes visent la Hongrie et la Pologne, dans une lettre adressée à l’Allemagne hégémonique et à la Commission. « Les dirigeants des principaux groupes politiques (euro-socialistes) du Parlement européen ont affirmé vouloir conditionner l’octroi de fonds européens au respect de l’État de droit par les pays qui en bénéficieront. Dans le collimateur des (euro-socialistes), même s’ils ne les nomment pas, la Hongrie et la Pologne qui touchent des subventions massives provenant du budget de l’UE mais font la sourde oreille quand (l’ingérence de) Bruxelles les appelle à respecter l’indépendance de la justice (de gauche), la liberté des médias (de gauche) et les droits des minorités (anti-nationales). Mais la Hongrie a déjà répondu : « Pas question de lier fonds de relance et État de droit », prévient Budapest. « (Les députés euro-socialistes) veulent accélérer le combat contre l’érosion de la démocratie (socialiste), de l’État de droit (socialiste) et des droits fondamentaux (socialistes), de l’UE » !

Les dirigeants des partis PPE (droite UMPS), sociaux-démocrates, libéraux et verts (gauchistes) du Parlement européen ont adressé une lettre à la chancelière allemande Angela Merkel dont le pays assure la présidence de l’UE, ainsi qu’à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne qui gère le budget pluriannuel de l’UE (2021-2027) d’une valeur de 1000 milliards d’euros. Les eurodéputés doivent donner leur approbation au budget de l’UE, sur lequel se sont entendus, en même temps que sur le plan de relance de l’économie européenne, les 27 dirigeants européens lors du sommet-marathon de 4 jours en juillet.

La déclaration finale du sommet des 27 de l’UE a été considérablement ambiguë sur la question du respect de l’État de droit et le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, s’en était félicité. (Les députés euro-socialistes) insistent pour que les 27 États membres approuvent une proposition du parlement datant d’avril 2019, dans laquelle l’octroi de fonds européens était conditionné au respect de l’État de droit (socialiste).

Cette proposition a depuis été bloquée par les États membres, car respecter l’État de droit (socialiste) signifie entre autre imposer et accepter une invasion migratoire, appliquer un laxisme judiciaire destructeur, inciter fortement les populations à devenir homosexuelles, obliger à la gestation pour autrui, etc.

L’État de droit (républicain) devrait être basé sur le respect de la volonté des citoyens en démocratie.

Là où la Pologne et la Hongrie sont beaucoup plus respectueux que la France de Macron totalitaire !

Marianne : Emmanuel Todd : « En bas l’intelligence progresse (comme chez les Gilets jaunes) tout comme le taux de crétins (des LREM-socialistes et des députés euro-socialistes provisoirement) en haut ! »

Kévin Boucaud-Victoire et Franck Dedieu ont interrogé Emmanuel Todd sur son livre-événement : Les luttes de classes en France au XXIème siècle. Le livre est inspiré par Karl Marx, auteur de Les luttes de classes en France (1850). Marianne : Pour vous, l’inégalité n’est pas le problème central en France ?

Emmanuel Todd : Alors que l’euro a échoué économiquement, il a triomphé politiquement, au prix du retour de la lutte des classes.

Le problème central, qui est nié par l’INSEE à travers ses indices de prix qui ne tiennent pas compte du coût du logement, c’est qu’en fait la France est engagée dans une période de baisse du niveau de vie et du pouvoir d’achat, depuis 2007 au moins, et probablement depuis 2000. Les gens le ressentent comme exprimé par les sondages. Les gens craignent l’organisation de leur appauvrissement (par Macron socialiste libéral). Le rejet de la réforme à points universelle le prouve. Mais il n’y a pas que des données économiques pour mesurer ce phénomène. J’ai observé les premiers mini-mouvements de hausse de la mortalité infantile, le ralentissement de la mobilité géographique, la chute de la fécondité qui touche toutes les catégories sociales. Les indicateurs démographiques sont généralement plus fiables que les indicateurs économiques.

La chute de la fécondité touche toutes les classes de la société. De même pour la chute programmée du niveau éducatif. Elle touche les enfants de cadres supérieurs presque autant que les enfants d’ouvriers.

Et la baisse du niveau de vie se généralise, par-delà les classes… Là encore, la convergence des indicateurs de fécondité révèle qu’aujourd’hui, la France est sur le plan culturel, homogène comme jamais.

Même si c’est par le bas, nous avons plutôt l’impression que la France se fragmente… C’est la thèse de Jérôme Fourquet (L’Archipel français, Seuil, 2019). C’est le ressenti des commentateurs dans un monde où toutes les classes se racontent des choses inexactes sur la France et sur elles-mêmes. C’est dire que tous les gens se trompent sur eux-mêmes, mais pas sur la question de la baisse de leur niveau de vie.

La télévision est devenue folle de type soviétique. La propagande suggère que la politique de Macron marche, à partir d’exemples non représentatifs. Cela explique la défiance, la déconnexion de la France réelle et de ses représentants politiques et médiatiques, ainsi que le complotisme. Car si la réalité était acceptée par les élites, le complotisme devrait tomber. Outre la baisse généralisée du niveau de vie, on observe un mépris en cascade (inspiré par Macron l’arrogant juvénile) où chaque classe méprise la classe inférieure.

Depuis quelques décennies, dans notre société, tout le monde regarde vers le bas. Ces gens de l’aristocratie étato-financière viennent de l’ENA et pas du néo-capitalisme. Ils méprisent la petite bourgeoisie CPIS (cadres et professions intellectuelles supérieures), soi-disant la France ouverte de Macron, qui méprise les prolos français (ouvriers et employés non qualifiés). Cette cascade de mépris descendant oublie le groupe central, atomisé, majoritaire avec son axe des professions intermédiaires, avec les employés qualifiés, ce qu’il reste de paysans, et les petits commerçants. Il représente 50% du corps social. Ces 50% jouent aussi le jeu du mépris social. Les classes moyennes se plaignent souvent de payer trop d’impôts, tandis qu’en dessous d’eux on profite des aides sociales… Le terme de classes moyennes ne prétend pas décrire toute la réalité. Cette catégorie (infirmières, techniciens, etc.) n’a pas, comme les autres, conscience de son existence.

Les professions intermédiaires centrales dans ce groupe atomisé majoritaire ont une ligne électorale aléatoire dépourvue de sens politique. C’est le symptôme d’une non-conscience d’être. Les ouvriers ont, à part le vote Sarkozy en 2007, un vote Front national. La petite bourgeoisie CPIS (cadres et professions intellectuelles supérieures) au départ divisée, hésitant entre droite classique et PS, a choisi le macronisme.

Cette petite bourgeoisie a une conscience d’être qui est une fausse conscience puisqu’elle se raconte qu’elle est privilégiée. Ses enfants galèrent déjà. Parmi eux, les enseignants qui ont voté Macron à un taux très élevé, 50% chez les agrégés, sont train de se retourner actuellement avec la retraite à points universelle.

La précarisation des enseignants est devenue un groupe stratégique alors que le groupe d’en haut, l’aristocratie financière, va mal aussi dans sa tête. Elle est ridiculisée au niveau international et une bonne partie de ses motivations (avec Macron totalitaire) n’est plus d’améliorer la situation de la population mais de la maltraiter, et de se venger sur elle. Les classes moyennes évoluent parallèlement vers l’appauvrissement.

(Avec Macron totalitaire), ces groupes qui évoluent parallèlement vers l’appauvrissement vont rentrer les uns après les autres dans de réelles difficultés économiques. La lutte des classes ferait que ces groupes qui coulent ensemble arrêtent de regarder vers le bas, et se remettent à regarder vers le haut.

Ils verront alors quel est leur persécuteur réel, (c’est Macron totalitaire et) l’aristocratie financière.

L’importance de la stratification éducative est aussi un élément de la lutte des classes. C’est cette stratification éducative qui a entraîné l’affrontement du populisme et de l’élitisme. Ceux qui ont fait des études supérieures, qui représentent en moyenne autour du tiers d’une génération, finissent par se sentir supérieurs.

Comme ce groupe compte assez de membres pour vivre en vase clos, un mécanisme de séparation culturelle s’est mis en place. Ils n’étaient pas hostiles aux Gilets jaunes, mais ils pensaient qu’ils étaient différents d’eux. Ils n’ont donc pas approché les ronds-points. Il y a eu une époque où avoir un diplôme supérieur vous mettait dans une situation plus favorable, de façon homogène. On avait plus de possibilités culturelles, intellectuelles. De plus, les gens qui intégraient cette frange supérieure étaient réellement recrutés par un mécanisme méritocratique. Ils apprenaient, ils avaient des salaires correspondants et ils étaient donc vraiment privilégiés. Mais là, c’est différent. La mobilité scolaire tend vers 0. Le système ne fonctionne plus.

Si la description de la société par le niveau éducatif reste pertinente pour décrire les phénomènes, c’est surtout pour décrire des phénomènes de fausse conscience car la réalité économique ne suit plus.

Et l’intelligence réelle est en train de se séparer du niveau éducatif. Si la plupart des bons élèves qui font de bonnes études sont des gens intelligents qui méritent leur diplôme, il y a eu une phase où la France a été véritablement méritocratique. Après la guerre, une part importante de gens des milieux populaires ont pu accéder aux études supérieures. Il y avait de la place pour tout le monde, pour les enfants de bourgeois et pour les bons élèves des milieux populaires. Ce que l’on n’a pas vu, c’est que les milieux populaires ont perdu leurs élites naturelles. Mais si la mobilité scolaire tombe à 0, c’est une catastrophe selon l’idéal méritocratique, mais d’un point de vue révolutionnaire c’est une excellente nouvelle. Cela signifie qu’en bas, il y a de plus en plus de gens intelligents qui sont sans diplôme et qu’en haut le taux de crétins (LREM-socialistes) progresse.

Ce sont les profs qui ont accepté Maastricht. Ils ont un niveau éducatif supérieur et ce sont eux qui forment les enfants. Mais si les profs basculent dans une opposition au système, alors la France bascule dans une autre phase historique : L’intelligence des Gilets jaunes face aux diplômes des crétins (LREM) d’en haut !

Cela s’est traduit dans le face-à-face entre les jeunes leaders Gilets jaunes et les jeunes gens des cabinets macronistes. Dès que tout le monde descend dans la rue, quand les routines explosent, il y a mise en évidence et dramatisation de cette tendance, parce que tout le monde doit soudain s’adapter très vite.

Les étudiants diplômés de l’enseignement supérieur cherchent d’abord à décrocher un emploi. Ils vivent dans un grand état d’anxiété économique, ils veulent leur diplôme et ils ont une peur de la spéculation intellectuelle. Et il est temps de ré-investir ce champ du social sans nier la question identitaire… Avec la diversité anthropologique, le phénomène du populisme ou de l’élitisme présentent des points communs entre toutes les sociétés avancées sauf le Japon qui peuvent se donner l’impression qu’elles vivent la même chose.

Mais les issues peuvent être très différentes selon les pays car les valeurs anthropologiques propres à chacun d’eux sont toujours actives. L’après crise de 1929 a donné le nazisme en Allemagne, Roosevelt aux États-Unis et Léon Blum en France. En ce sens, le modèle de l’après-guerre va être utile pour comprendre pourquoi les États-Unis ont Trump, l’Angleterre Johnson, et la France Macron, ou un autre peut-être bientôt.

Chaque pays a son ressort particulier. Les Anglais : L’idée de la souveraineté et le parlementarisme, invariablement. Les Américains : l’idole de Donald Trump est Andrew Jackson, le président de la première démocratisation réelle des États-Unis, qui était, plus encore que Trump, xénophobe et anti-élites. Il y a de la permanence et je ne sais pas quel équilibre ils vont trouver. La France est dans une phase d’atomisation de la société et d’autonomisation de l’État (au détriment du peuple). C’est ce processus d’autonomisation de l’État qui a conduit à porter au pouvoir au XIXème siècle un personnage insignifiant comme Louis Bonaparte !

Et en 2017, Macron, pourrait-on ajouter ! La liquidation de la démocratie représentative par Maastricht et l’entrée dans l’euro conduisent à définir comme priorité absolue le retour à l’indépendance nationale. Cette posture néo-gaulliste parle à toutes les classes. L’exemple absolu de l’incapacité à concevoir des politiques économiques réellement capitalistes est la création de l’euro, qui est une monnaie, comme le voient tous les économistes anglo-saxons, allemands ou suédois, par essence antilibérale. La flexibilité monétaire, ça n’est pas d’enfermer des nations différentes dans une seule monnaie. Ces fonctionnaires d’en haut mènent des pratiques monétaires incompatibles avec la loi de l’offre et de la demande. Le paradoxe est qu’ils voudraient bien privatiser, ils nous parlent de société civile, mais tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est détruire l’industrie et la société civile. Au fond, ils réalisent leur nature profonde en accroissant sans cesse le rôle de l’État.

C’est un État-Macron réduit à exister par sa force brute, par sa capacité répressive dans une société en voie d’appauvrissement. Le problème de la France de Macron socialiste, c’est un État autonomisé, libéré du contrôle des partis politiques explosés. Les modèles de polarisation Le Pen/Macron sont faux et, au niveau des forces sociales sous-jacentes, cette polarisation va être de plus en plus fausse. La liquidation de la démocratie représentative par Maastricht et l’entrée dans l’euro conduisent à définir comme priorité absolue le retour à l’indépendance nationale. Moralité : Et cette posture néo-gaulliste parle à toutes les classes !

Thierry Michaud-Nérard

(librement adapté de Marianne : Emmanuel Todd, Kévin Boucaud-Victoire et Franck Dedieu)