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Les dernières cartouches : défense d’une maison cernée par l’ennemi

C’était souvent, il y a une cinquantaine d’années, l’illustration de notre défaite de 1870 face aux Prussiens, dans certains manuels scolaires de 1re. Le tableau est du peintre militaire Alphonse de Neuville. Il exprimait ce sentiment français idiot qui consiste à se dresser comme un coq qui gueule un immense cocorico et qui indique que s’il a été vaincu, il n’est pas mort sans gloire. Après tout, Corneille dans Le Cid n’écrit-il pas : « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » ? Et des périls à cette époque, la France avait dû en affronter beaucoup !

150 ans plus tard, aujourd’hui donc, nous sommes en pleine déroute (comme la plupart du temps !!!)  et cette fois, sans avoir combattu, sans même avoir tiré la moindre cartouche. C’est le président Hollande qui a dit en 2015 que nous étions en guerre. Mais les seuls morts, sur notre propre sol, ne sont que de notre côté. Nous sommes-nous armés pour nous défendre ? Certes, on m’objectera que la police a abattu la vermine terroriste comme ce Tchétchène qui a décapité, vendredi dernier, le professeur d’histoire. Mais c’est le peuple français tout entier qui est visé par l’ennemi. On nous l’a pourtant assez braillé depuis des années et des années et on nous le braille encore aujourd’hui.

Et ce peuple alors, que fait-il ? Il pleure, il dépose des bouquets de fleurs là où sont tombés les nôtres ; il répète avec tristesse qu’il a des valeurs, celles de la République, la grande République qui n’aspire qu’à l’union angélique de ses enfants chéris, qu’il n’y a pas d’autres valeurs plus belles que celles-là ; il organise des marches blanches. C’est vrai que le blanc est la couleur de la pureté et que le peuple français est pur et que donc, encore, il déteste le rouge, cette autre couleur qu’affectionnent les islamistes parce que c’est la couleur du sang des Français qu’ils répandent.

Et comme les Français donc sont tout blancs et tout purs comme des petits moineaux qui s’envolent au moindre geste du premier Satan islamique venu, et surtout, – chacun le sait et qui oserait mettre en doute cette honorable vérité ? – comme ils sont le peuple le plus intelligent du monde, ils ont eux, comme leurs anciens de 1870 avaient eu la gloire… le droit ! Personne n’en doute : c’est « une arme de destruction massive » qui ne vise que les salopards et évite donc les dommages collatéraux, c’est-à-dire qui préserve la très, très grande masse des musulmans qui eux, comme l’a prouvé maintes fois leur saint Coran, sont très pacifistes, tout blancs comme leurs proches voisins … les Français. On ferme 2 ou 3 mosquées pour 6 mois (pourquoi 6 mois ? Encore une de ces singeries intellectuelles typiquement françaises),  on supprime 2 ou 3 associations et on expulse (mais ils seront encore pour longtemps sur notre sol, croyez-moi !) 231 djihadistes… après avoir libéré quelques jours auparavant 206 autres djihadistes au Mali.

Les voilà donc, nos « dernières cartouches » à nous, Français de ce début du XXIe siècle : des textes juridiques assortis de timides actions ! Et après chaque attentat, chaque extermination de Français, on assiste au désormais devenu le même spectacle classique : quelques grands coups de gueule et quelques grands effets de manches de ces « putains » de politiques qui s’agenouillent toujours de quelque bord qu’ils soient… et le peuple qui la ferme, mieux, qui les applaudit. Tout ceci pour dire que nous ne sommes devenus qu’un peuple de lavettes minables tout en gueule, tout en tristesse, tout en désespoir, incapable de prendre une arme pour se battre jusqu’au bout. Et puis, de toute façon, il faut de la détermination pour se battre justement et triompher. Depuis des décennies et des décennies, nous n’en avons plus. Les autres en face, en ont à revendre. Et puis, à force et à force de les avoir laissés entrer chez nous dans une belle allégresse chrétienne, ils sont trop en nombre désormais. Et ils commencent, après les avoir bouleversées, à changer nos propres mentalités, et à dénaturer notre identité bref, à nous « bougnouliser » !

Nous portons la responsabilité du malheur de nos petits-enfants. Que la honte soit sur nous ! Dans 20 ans, quand la France sera devenue une partie terne du grand califat d’Europe, qu’ils ne seront alors, eux, que des dhimmis courbés, ils nous maudiront. « Nous autres civilisations nous savons maintenant que nous sommes toutes mortelles » a écrit Paul Valéry et nous, Français, nous sommes, par notre seule faute, en train de mourir. C’est tout et c’est comme ça.

Philippe Arnon