Les dessous du vote musulman pour François Hollande

On n’a pas fini de parler des drapeaux qui ont spontanément fleuri sur la place de la Bastille au soir du 6 mai 2012. Il y en avait pour toutes les sensibilités : drapeaux rouges des révolutionnaires, drapeau berbère, drapeaux du Liban, du Chili, de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc, de l’Egypte, de la Palestine, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal, du Pérou, etc.

Et les drapeaux français ? N’y en avait-il donc point ? Il y en avait, certes, mais ils étaient si rares qu’on ne parle justement que des «drapeaux de la Bastille» ! Alors ? France cosmopolite, France de la liesse pour tous, France de la tolérance et de l’ouverture, France fraternelle et apaisée… ou France qui se délite et s’effondre sur elle-même en célébrant sa propre mort ?

On n’a pas fini non plus de parler des quelque deux millions de musulmans qui ont donné leur voix à François Hollande. Sans ces voix-là, François Hollande n’aurait pas été élu Président de la République. Pourtant, François Hollande n’est pas musulman, et les électeurs musulmans le savent. Mais ils savent aussi que la France est en passe de devenir musulmane, ce qui les encourage à voter pour la gauche, car la gauche est internationaliste et différentialiste, tandis que la droite ne jouit pas de cette aura. Il reste que si ces mêmes musulmans avaient dû voter pour la Tunisie, ils auraient pour beaucoup voté pour le parti Ennahdha, qui n’a rien d’un parti de gauche. Alors ?

Alors la plupart de nos hommes politiques ne veulent surtout pas reconnaître la vraie nature du vote musulman, car ce serait reconnaître que la France est désormais sous arbitrage musulman. Or, à l’instar de la Belgique (où plusieurs bourgmestres ne doivent leur élection qu’au vote communautaire), la France est bel et bien sous arbitrage musulman.

Plus encore, partout où les musulmans se sentent suffisamment nombreux, ils recourent à cet arbitrage, et ce, d’autant plus aisément que leur vote est narcissique. Les musulmans français, belges ou autres, qui ont en commun de se vouloir musulmans d’abord, n’aiment pas la France, la Belgique ou tel autre pays : ils n’aiment qu’eux, car il n’est pas licite d’aimer les infidèles !

Si le rassemblement de la Bastille avait été le rassemblement du peuple français, nous aurions vu autant de drapeaux français que lors du discours de Nicolas Sarkozy au Trocadéro, c’est-à-dire une mer de drapeaux tricolores ! Mais nous en fûmes loin… si loin d’ailleurs qu’il ne sera même pas possible à la nouvelle équipe dirigeante de nous mener en bateau !

Maurice Vidal

 

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