Les différences entre l’égorgement halal et la tauromachie

Publié le 29 octobre 2012 - par - 1 014 vues
Share

Ainsi donc voici revenu l’Aïd El Kebir, sa festivité, sa convivialité, et ses rires à gorge déployée.

A l’évidence et au bout du compte, cela ne fera « que » quelques dizaines de milliers d’ovins de plus à succomber égorgés à vif au nom d’un rituel que les sacrificateurs Mayas auraient pu nous envier.

Etonnant, quand même, que le mythe du sacrifice d’Abraham  ait pu évoluer si différemment d’une religion dite « du livre » à une autre… Ca doit pas être le même livre.

Que la mort et la souffrance soient invitées à la « fête » me rappelle une autre coutume, au demeurant assez discutable : la tauromachie. On jouit de la mort de l’animal, on tue pour faire joujou.

Mais le parallèle s’arrête là.

Au delà du simple principe, il y a la matérialité.

-La mise à mort taurine concerne, au niveau national, environ 700 animaux par an. Rien à voir avec l’hécatombe quotidienne qu’impose un livre de cuisine que d’aucuns appellent « le Coran ».

Certes, le nombre ne joue pas sur l’horreur du rite. Mais en ces temps de surenchère victimaire, faut savoir s’adapter.

– Jusqu’à son entrée dans l’arène, le taureau passera son temps à gambader, manger, dormir et baiser en liberté. Ses deux géniteurs aussi. Alors que le bœuf, et quel que soit le mode d’abattage, sera rapidement castré comme un vulgaire esclave africain destiné au marché moyen-oriental. Et restera stocké dans son box jusqu’à l’heure fatidique.

-Pour organiser ou simplement permettre une corrida, la municipalité doit exciper d’une tradition tauromachique séculaire, et ininterrompue.

Que Delanoë, Juppé ou Estrosi veuillent monter une « feria » dans leur ville, ça ne passera pas. Autrement dit, si on applique ce critère à l’abattage Halal, c’est simple : l’abattage Halal disparaît, étant une « tradition » étrangère d’importation récente.

Au demeurant, on peut imaginer que quelques allumés français ou espagnols tentent de vendre un spectacle taurin au Canada ou en Tunisie : ils se feraient furieusement botter le train, et j’avoue que je n’en concevrais pas une dépression nerveuse.

Mais il y a plus grave que la souffrance et le sadisme,et d’ailleurs rarement soulevé par les anti-abattage rituel : LA TERREUR.

Après chaque mise à mort, les péones nettoient et balaient tout. Comme le « spectacle » se déroule en plein air, les effluves du combat précédent se sont dissipés lorsque l’animal condamné fait son entrée, et il ne se doute de rien. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les lieux d’abattage rituels ne se caractérisent pas par autant de délicatesse. Tout se passe sur place et à la chaîne, c’est plus rapide, plus économique, plus « redressement productif », en quelque sorte. L’agonie rentable.

Sentant les odeurs de sang, de pisse et de mort, le bœuf renâcle, le gallinacé se débat… mais le plus atroce, c’est pour le mouton.

Les paisibles animaux entrent par dizaines dans la salle unique et voient leurs congénères, un par un, se faire égorger, et, encore vivants, conscients et gesticulant, se faire planter au crochet par une patte arrière,pour qu’ils se vident de leur sang…en attendant leur tour.

AU SUIVANT !

Jacques VINENT

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ejRagYThpL8

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.