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Les dix « gros bonnets » de la drogue en France : tous CPF… Quelle « Chance » !

Dans un article du 28 mars dernier, L’Obs nous dévoile le prestigieux palmarès des dix plus gros narcotrafiquants « français ».

Tous CPF – Chances Pour la France – « de Souche ».

En voici la liste, avec leur CV abrégé.

Moufide Bouchibi

Condamné pour trafic de drogue en septembre 2015 par le tribunal de Bordeaux à 20 ans de prison, le ressortissant « français » Moufide Bouchibi a été interpellé à Dubaï (Émirats-Arabes-Unis, EAU) ce 21 mars 2021 après six ans de cavale. Ex-associé puis rival de Sophiane Hambli – l’ancien trafiquant numéro 1 devenu le principal informateur de l’office des stups –, Bouchibi a dû quitter le Maroc, son pays natal, après une série de règlements de comptes en 2013. En contact direct avec les producteurs, Bouchibi est considéré comme le principal exportateur de résine de cannabis en France (il enverrait 50 tonnes par mois selon les estimations des policiers). La France vient de demander son extradition aux EAU.

Reda Abakrim

Surnommé le Baron de la drogue dans le milieu, Reda Abakrim, condamné par contumace en juin 2020 à vingt ans de prison pour l’enlèvement et le meurtre  d’un autre caïd de la drogue, Brahim Hajaji, dans la cité de La Coudraie à Poissy, Abakrim a été interpellé le 22 décembre 2020 à Casablanca (Maroc). Il est également surnommé Turbo, confie un informateur des stups « parce qu’il est capable de faire sortir une tonne de résine de cannabis du Maroc par jour ». Un exemple d’intégration réussie. Lors de son procès en 2020, Abakrim a été défendu par Me Eric Dupond-Moretti, l’avocat des pauvres et des déshérités.

Nordine D.

Photo bienvenue : Nordine, si tu nous lis…

D’après L’Obs : « Jamais condamné pour trafic de stupéfiants, il ne ferait actuellement l’objet d’aucune mise en examen. Selon des sources policières, il aurait récupéré une partie de la clientèle de Djamel Talhi, dit « James Dean », un ancien associé de Sophiane Hambli, devenu le numéro 2 du trafic derrière Moufide Bouchibi (voir supra) avant d’être arrêté en 2014 [et de devenir le principal informateur de l’office des stups]. Selon le dossier judiciaire, une partie de la marchandise retrouvée lors de la fameuse saisie des Douanes effectuée boulevard Exelmans, Paris 16e, en octobre 2015, lui appartiendrait. »

Ben de Trappes

Photo bienvenue : Ben, si tu nous lis…

Ben est originaire de la paisible ville de Trappes dans les Yvelines. Ben a été arrêté en France en 2018 dans une simple affaire d’usurpation d’identité. Arrêté et mis en examen en novembre dernier à Versailles pour trafic de stupéfiant, Ben réussit à prendre la fuite. Selon des sources généralement bien informées, Ben gérerait dorénavant ses affaires depuis le Maroc.

Bouchaïb El Kacimi

Photo bienvenue : Bouchaïb, si tu nous lis…

Selon L’Obs : « En 2014, ce Franco-Marocain a été considéré comme le responsable d’un vaste réseau d’importation de résine de cannabis et condamné à vingt ans de prison. Son équipe avait organisé pas moins de 45 « go-fast » depuis l’Espagne en quatorze mois pour importer 50 tonnes de cannabis. »

Plusieurs membres présumés de l’organisation « Furax » (surnom de El Kacimi) ont comparu en octobre 2014 devant les assises spéciales de Paris. « Pour vous, c’était un peu comme un trafic d’alcool ou de cigarettes ? », l’a interrogé l’avocat général, Philibert Demory, durant le procès. « Tout à fait », a répondu El Kacimi qui a affirmé aspirer dorénavant à « une vie posée, sans souci ». En fuite depuis 2019, El Kacimi gérerait ses juteuses affaires depuis le Maroc.

Kévin Douré

Kévin nous vient quant à lui de la Martinique. D’où peut-être son surnom particulièrement politiquement incorrect de « El negro » dans le milieu. Mais soyons indulgents : ces gens-là n’ont pas nécessairement les codes.

Selon L’Obs : « Lors d’un premier séjour en prison, il noue des relations avec des « Vénez », surnom donné en Martinique aux Vénézuéliens installés sur l’île, représentants des plus gros narcos sud-américains. Au faîte de sa gloire, on estime qu’il expédiait une tonne de cocaïne par mois. »

Arrêté en octobre 2013 avec des complices suite à une enquête de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), il travaillait avec des intermédiaires vénézuéliens — ces derniers se procurant la drogue en Colombie — pour l’importer vers l’Europe. Son réseau utilisait le «rip off» (placer la marchandise dans un conteneur avant son chargement sur un navire), avec des complicités parmi les dockers en Martinique, à Sainte-Lucie, au Havre et à Dunkerque.

En juin 2018, il est condamné à 22 années d’emprisonnement. Fait tout à fait surprenant : Kévin Douré est actuellement sous les verrous. Sa malencontreuse couleur de peau ne lui a sans doute pas permis de bénéficier des mêmes complicités d’évasion que les susnommés. Ce n’est qu’une hypothèse, naturellement. Son incarcération ne l’empêche apparemment pas de continuer à gérer ses lucratives activités via son réseau.

Rachid El M.

Rachid nous vient de Strasbourg. C’est un proche de Moufide Bouchibi (voir supra) depuis de longues années, il serait l’un des principaux fournisseurs de cannabis de l’Est de la France. Il disposerait de contacts privilégiés chez les producteurs marocains. Condamné à une peine de sept ans de prison en 2017, il est actuellement en fuite…

Nasserdine et Abdelrani T.

Photos manquantes : Nasserine et Abdelrami, si vous nous lisez…

Deux trafiquants en un. Surnommés « les jumeaux » dans le milieu, les deux frères, condamnés par le passé pour des affaires de vols, approvisionne(raie)nt la région de Marseille (d’où ils sont originaires) en résine de cannabis. Ils ne font actuellement pas l’objet de mandats de recherche et seraient, selon certaines sources, installés dans la région de Malaga, dans le sud de l’Espagne d’où ils gèrent leur petit commerce, apparemment sans être autrement inquiétés par les autorités françaises ou espagnoles. Comme chez les Dalton, il semble qu’il y ait un frère dominant. C’est manifestement Nasserdine.

Younès L.

Photo manquante : Younès, si tu nous lis…

Commentaires de L’Obs : « Appartenant à une famille bien connue de la PJ nantaise, ce Franco-Marocain né à Meknès est considéré comme le principal pourvoyeur en résine de cannabis du Grand Ouest. Connu pour des faits de vol commis dès l’âge de 15 ans, il n’a jamais été condamné pour trafic de stupéfiants à ce jour ». Il serait actuellement au Maroc.

Ali et Messaoud Bouchareb

Alors qu’il était activement recherché dans le cadre de l’affaire « Air Cocaïne », le « Stéphanois » Ali Bouchareb a été interpellé en mai 2016 près de Barcelone. Le procès d’Ali Bouchareb s’est ouvert en février 2019. La vie des deux frères Bouchareb est un roman palpitant : nous vous la laissons découvrir dans cet article de Lyon Capitale.

Henri Dubost (en liberté surveillée pour port aléatoire de muselière)