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Les «djizadistes » : quelques points communs ?

 

La capitulation de l’exécutif macronien devant les «zadistes », c’est-à-dire devant une bande de va-nu-pieds violents squattant des zones qui ne leur appartiennent pas me fait penser à la reddition de tous les gouvernements devant les djihadistes (et leurs complices) qui vivent en toute impunité en France dans des zones de non-droit.

Il s’agit dans les deux cas de populations s’attaquant à l’autorité de l’État en méprisant le droit de propriété d’autrui.

Il s’agit aussi dans les deux cas de fanatiques (évidemment la dangerosité des « zadistes » n’est pas comparable à celle des djihadistes !) qui ont rompu le contrat social en violant la notion (rousseauiste) de volonté générale qui exprime l’ universel.

Nous trouvons chez les «djizadistes » une forme grave de régression face aux valeurs de la modernité ainsi qu’un rejet de la notion de soumission de la loi naturelle au droit positif qui forme depuis Hobbes la version de l’État souverain moderne.

L’esprit « beatnik » qui anime les deux populations (cheveux souvent longs, barbes et vie en communauté) portent en lui la haine de la civilisation dans son sens d’opposition à l’état sauvage et à la barbarie .

La façon de se comporter comme les coucous (« pousse-toi de là que je m’y mette »), et d’imposer un style de vie à la collectivité nationale démontrent que même si, je le sais, comparaison n’est pas raison, il existe bien une forme de pensée propre aux deux « communautés ». Leur vision archaïque de la « société » et la violence qui en émane font fi de la volonté générale (émanant des Lumières) et de l’autorité de l’État-nation qui tente d’éviter le Bellum omnium contra omnes («la guerre de tous contre tous ») que Hobbes redoutait tant.

Frédéric Sroussi