Les droits de l’homme contre le peuple

Publié le 19 novembre 2016 - par - 44 commentaires - 2 579 vues

droitshommecontrepeupleJean-Louis Harouel est agrégé de droit, professeur émérite de l’Université Panthéon-Assas (Paris II), auteur de plusieurs livres dont les plus récents étudient l’influence du facteur religieux sur les accomplissements des sociétés humaines : Le vrai génie du christianisme (2012), Revenir à la nation (2014).

Jean-Louis Harouel vient de publier Les droits de l’homme contre le peuple. (*).

Riposte Laïque (RL) : Dans votre introduction, vous annoncez que « La seule identité [que la France] veuille bien revendiquer aujourd’hui, [c’est] les droits de l’homme ». En tant que juriste, comment expliquez-vous le cheminement de cette affirmation ?

Jean-Louis Harouel : Ainsi que l’a observé le doyen Jean Carbonnier, un des très grand noms du droit civil de la seconde moitié du XXe siècle, les pays européens ont, durant cette période, rendu aux droits de l’homme un véritable culte qui a pris à partir de la fin des années 1980 « un tour presque fanatique ». Dans ce phénomène général, la position française est la plus exacerbée. À partir de la Révolution, la France, forte de la position de super-puissance de l’Europe qu’elle occupait depuis des siècles, a eu le candide culot de prétendre à la fois incarner les droits de l’homme qu’elle venait de proclamer et professer le patriotisme le plus farouche : bref, de confondre la raison universelle et ses intérêts propres. Dans ce temps-là, ce qui était bon pour la France était réputé bon pour le monde, ce qui était parfois vrai. Mais ce temps est bien révolu. Aujourd’hui, ce qui est bon pour le monde est réputé bon pour la France, chose qui n’est pratiquement jamais vraie. Aujourd’hui, la France martyrise les Français au nom d’un universel auquel elle s’obstine à vouloir se confondre malgré l’évidence du contraire.

C’est au nom de ce culte exclusif de l’universel que s’est développé ce que Pascal Bruckner appelle le « masochisme occidental ». Les Européens et tout particulièrement les Français se voient interdire de s’estimer et de s’aimer, alors que naguère, rappelle Pierre Manent, « l’idée démocratique légitimait et nourrissait l’amour que chaque peuple éprouve naturellement pour lui-même ». C’est que, de manière subreptice, le contenu de la démocratie a été radicalement changé par une idéologie farouchement anti-nationale, inspirée par une utopie que l’on peut appeler la religion humanitaire, ou la religion des droits de l’homme. Dans cette version qui nous est aujourd’hui imposée comme seule valide par nos dirigeants, la démocratie est fondamentalement le culte de l’universel, l’obsession de l’ouverture à l’autre, sur fond de mise en tutelle de la souveraineté du peuple désormais soumise au contrôle du juge, et donc annihilée. En décidant que les valeurs de la religion humanitaire étaient les vraies valeurs démocratiques, on a falsifié la démocratie libérale et attaqué frontalement la nation, cadre optimal de la démocratie. De fait, démocratie et nation sont étroitement liées. Ainsi que l’écrit Rousseau au début de l’Émile, « où il n’y a plus de patrie, il ne peut plus y avoir de citoyens ». Patrie, démocratie : dans les deux cas, il s’agit d’un peuple particulier, ce qu’abominent les dévots de la religion des droits de l’homme.

Ainsi, la notion de patrie et la notion de démocratie ont-elles fait l’objet d’une entreprise conjointe de dévastation. De manière tragique pour la France, tout a été fait depuis un demi-siècle pour y détruire le sentiment identitaire, pour y interdire tout amour du pays, toute fierté d’être Français. Les jeunes générations n’ont entendu parler que de culpabilité de la France, de repentance, d’amour de l’autre jusqu’au mépris de soi. Notre prétendue Éducation nationale ne produit pas seulement un enseignement médiocre et déculturé : elle impose aux élèves, sur le mode de la propagande, l’apprentissage de la haine de soi, la pédagogie du masochisme français. C’est une Éducation anti-nationale qui refuse à la France toute identité en dehors de la dévotion à la religion des droits de l’homme.

RL : Les droits de l’homme ont été instaurés afin de protéger le citoyen, en tant qu’individu, de l’arbitraire étatique. Or, ces mêmes droits de l’homme finissent par se retourner contre le citoyen. Les politiques ne se considèrent pas élus pour protéger le peuple et la nation française mais pour imposer à la société les droits de l’homme. Un de leurs buts est d’acheter une paix sociale éphémère. Comment la classe politique en est-elle arrivée à tromper le peuple en brandissant les droits de l’homme ?

Jean-Louis Harrouel : Qu’ils en aient conscience ou non, l’attitude de nos dirigeants dans cette affaire est de nature religieuse. La religion séculière des droits de l’homme, dont le règne s’est progressivement appesanti au cours du dernier demi-siècle, est un système politico-religieux réglementariste, coercitif et répressif dont l’État est en même temps l’Église. Nous sommes soumis à un État-Église de la religion des droits de l’homme.

Par une étonnante régression, nous sommes revenus à un droit religieux. C’est un retour à ce que les historiens appellent l’augustinisme, terme qui désigne la confusion des missions de l’État et des missions de la religion. À l’époque carolingienne, l’augustinisme consistait pour l’État à se sentir responsable du salut éternel de l’ensemble des gouvernés. Aujourd’hui, le nouvel augustinisme conduit l’État à se sentir responsable de la sanctification de la société au regard du respect des dogmes de la religion séculière des droits de l’homme. Ces dogmes ont été transformés en règles de droit, et l’État veille de manière pointilleuse à leur observation. La classe politique veut imposer à tout prix aux Français un ordre moral humanitaire, garanti par un droit pénal de nature religieuse. Celui-ci a rétabli le crime de blasphème pour punir ceux qui prennent des libertés avec les dogmes de la religion des droits de l’homme.

RL : En cette période de déplacements de populations vers le nord,  que décrit partiellement le roman du soudanais al-Tayyeb Saleh, La saison de l’émigration vers le nord (1966) nous assistons à un début de migrations de masse en provenance d’Afrique sub-saharienne et des pays islamiques qui risquent d’engloutir la France et l’Occident. Comment peut-on enrayer ce flux, ce fléau migratoire, alors que nous sommes paralysés par les droits de l’homme ?

Jean-Louis Harouel : Effectivement, étant donné l’énorme accroissement démographique au sud de la Méditerranée, l’Europe doit s’attendre à voir déferler sur elle une immigration économique d’une ampleur encore jamais vue, se comptant en dizaines de millions d’individus, décidés à s’inviter dans nos pays dans l’espoir d’y améliorer leurs conditions de vie. Il est évident que l’Europe est incapable d’absorber une telle masse d’immigrants et qu’elle est condamnée à périr si ce fléau migratoire n’est pas efficacement enrayé. Or, comme vous le soulignez très justement, nous sommes paralysés par les droits de l’homme.

Plus précisément, je dirais que nous sommes paralysés par la religion séculière qui s’est construite depuis un demi-siècle autour de l’idée de droits de l’homme, consécutivement à leur transformation en droit positif. Avant 1946, la déclaration de 1789 n’avait pas en elle-même de valeur juridique efficace : elle relevait du droit naturel. Pendant un siècle et demi, les droits de l’homme ne se sont appliqués que dans la mesure où le législateur les avait inscrits dans le droit positif. Or, durant le XIXe siècle, le législateur s’est gardé de transcrire dans le droit en vigueur la dimension subversive présente dans la déclaration du 26 août 1789 : il s’est borné à mettre en place les libertés publiques des citoyens, lesquelles étaient d’ailleurs déjà largement présentes sous l’Ancien Régime. Au contraire, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, sous l’effet de la religion des droits de l’homme et de la transformation de ceux-ci en droit positif, la virulence des idées révolutionnaires qui sous-tendent les droits de l’homme a été injectée dans notre droit. En conséquence, les libertés publiques, centrées sur les seuls nationaux, ont été déclassées par ce que l’on appelle les « droits fondamentaux », dont les grands bénéficiaires sont les étrangers.

C’est à ce niveau que peut se situer la réponse européenne au fléau migratoire dont nous n’avons encore qu’un avant-goût. Ce qui nous paralyse, c’est l’admission de tout individu présent sur le territoire d’un pays européen, fût-ce de manière outrageusement frauduleuse, à multiplier les revendications aux droits et prestations les plus variés ainsi que les actions juridiques contre l’État et les administrations. Bref, il faut rompre avec les droits fondamentaux pour revenir aux seules libertés publiques.

Pour mettre fin à l’appel d’air permanent qui attire chez nous les immigrants d’origine extra-européenne, il faut restaurer la discrimination fondatrice de l’idée de cité : celle qui traite différemment le national et l’étranger. Il faudrait idéalement qu’il n’existe plus aucun avantage matériel à s’incruster illégalement sur le sol français.

RL : Vous qualifiez les droits de l’homme de « religion séculière » ou de « religion civile ». Qui sont les gardiens du temple de cette « religion » qui ne cessent de paver la voie à l’islam ? L’islam n’est-il pas une idéologie politico-sociale fascisante enrobée d’un voile de religion, et la oumma une masse monolithique qui ne montre aucun respect de l’être humain ou de la culture occidentale ? L’islam et la oumma ne sont-ils pas intrinsèquement contraires aux droits de l’homme tout en bénéficiant de leur tolérance ?

Jean-Louis Harouel : On ne saurait trop rappeler que l’islam n’est que très secondairement une religion au sens que l’on donne à ce mot en Europe. L’islam est, par nature, politique. L’islam est très largement un code de droit, et son projet politique est de substituer le droit musulman au droit du pays d’accueil. L’islam est un système total qui mêle le religieux, le politique, le juridique, la civilisation. Si bien que toute concession faite à l’islam comme religion est un abandon consenti à l’islam comme système politico-juridique et civilisationnel.

C’est au nom des droits de l’homme et sous leur protection que l’islam impose en France ses mosquées et minarets, ses modes de vie, ses prescriptions et interdits alimentaires, ses comportements vestimentaires, voire ses règles juridiques en violation du droit français : mariage religieux sans mariage civil, polygamie, répudiation unilatérale d’une épouse par le mari, etc. À travers une foule de revendications identitaires téléguidées par eux, les milieux islamistes et notamment l’UOIF (Union des organisations islamistes de France) ont instrumentalisé les droits de l’homme pour appesantir leur contrôle sur les populations originaires du nord de l’Afrique et les contraindre au respect de l’ordre musulman, faisant en particulier tout leur possible pour empêcher les jeunes nés en France – auxquels nous avions commis l’erreur d’attribuer massivement la nationalité française – de devenir sociologiquement des Français.

Dans la mesure où ils favorisent le succès des revendications musulmanes, les droits de l’homme contribuent à la montée en puissance d’un système structurellement ultradiscriminatoire. Dans le code de droit que contient la Charia, figure une triple discrimination : à l’encontre des non-musulmans ; à l’encontre des femmes ; à l’encontre des non-libres, du fait de la légalité de l’esclavage. En favorisant l’expansion de l’islam, l’obsession de la non-discrimination qui inspire la religion des droits de l’homme joue paradoxalement en faveur de la progression d’un système instituant des discriminations sans commune mesure avec celles que traque furieusement le politiquement correct se réclamant des droits de l’homme.

C’est ainsi que l’invalidation par le Conseil d’État de l’arrêté anti-burkini de Villeneuve-Loubet a entériné paradoxalement une des très grandes discriminations inhérentes à l’islam : l’infériorité juridique de la femme résultant de la loi divine musulmane qui fait de la femme une éternelle mineure, soumise à sa famille puis à son mari (qui peut la répudier discrétionnairement), et dont le témoignage en justice ne vaut que la moitié de celui d’un homme. Toutes les formes de voile (hidjab, niqab, burqa, burkini, etc.) imposées aux femmes par les mœurs musulmanes sont le symbole de cette infériorité juridique de la femme. En affectant d’ignorer cette évidence, le Conseil d’État a jeté le manteau de Noé sur le caractère structurellement ultradiscriminatoire de l’islam, sur son caractère intrinsèquement contraire aux droits de l’homme.

Les musulmans présents sur le sol européen doivent bien avoir conscience que, malgré la liberté des cultes pratiquée en Europe, l’islam n’y est pas légitime. Il n’y est pas légitime car c’est un système politico-divin qui viole la disjonction du politique et du religieux fondatrice de la civilisation européenne. Il n’y est pas légitime à cause de son refus de la liberté de pensée, de l’infériorité qu’il inflige aux femmes et aux non-musulmans, de la caution qu’il apporte à l’esclavage, des appels à la violence qui figurent dans ses textes saints.

RL : Les droits de l’homme, issus du christianisme, sont une institution profane dont le but est d’assurer le bonheur pour tous sur terre. Ils sont passés dans la législation afin de les rendre opposables à tous, par voie judiciaire et donc par la contrainte. La charité était une valeur chrétienne, non une obligation. Or ces lois nous forcent à aimer notre prochain malgré nous et nous soumettent aux peines que ces lois nous infligent. Comment estimez-vous possible d’envoyer cette néo-religion aux oubliettes alors que les politiques clament tout haut : « Sans les droits de l’homme, la France ne sera plus la France » ?

Jean-Louis Harouel : Dans notre effort pour soulever la chape de plomb de la religion des droits de l’homme afin de tenter de survivre comme peuple, peut-être pourrons-nous trouver paradoxalement un point d’appui dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 24 août 1789. Ne dit-elle pas en effet en son article 3 que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation » ? Or, qu’il s’agisse de l’immigration, de l’islam, de la justice ou de la famille, c’est peu de dire qu’échappent entièrement aux Français les grands choix sociétaux, dès lors que ce sont les dogmes socialement mortifères de la religion des droits de l’homme qui seuls sont réellement souverains. Il est plus que temps de donner la parole au peuple de France, de lui permettre enfin de se prononcer directement sur ces questions pour lui si vitales.

L’objectif pour les Français est de se débarrasser à la fois de la religion des droits de l’homme et du gouvernement des juges, qui sont deux phénomènes connexes faisant mourir à petit feu les pays européens. La religion des droits de l’homme fonde le gouvernement des juges, le gouvernement des juges entretient et développe la religion des droits de l’homme. Il est vital de mettre fin au plus vite à ce système auto-alimenté pervers, destructeur de la démocratie et de la souveraineté nationale. Un système qui aboutit notamment à livrer sans défense l’Europe occidentale au processus feutré de la conquête musulmane.

RL : Comment peut-on sortir de cet arsenal juridique qui brandit les droits de l’homme mais muselle le citoyen, et lui lie les mains et offre le pays, devenu sans défense, à l’islam qui considère l’Europe et la France comme un « champ de labour » pour reprendre le qualificatif méprisant dont le Coran affuble la femme ? Notre « champ » a été cultivé depuis des siècles par nos aïeux. Il n’a pas vocation à être labouré par l’islam. Comment parvenir à abroger les lois Pleven, Gayssot et Taubira, des lois qui bafouent la liberté d’expression pourtant inscrite dans la Constitution de notre pays ?

Jean-Louis Harouel : Effectivement, dans notre pays, l’islam est aujourd’hui une civilisation conquérante qui combat la nôtre et prétend la remplacer. Il ne fait pas de doute que pour bien des musulmans, l’Europe occidentale est redevenue une terre à prendre, une proie pour l’islam, et que le moment est venu de reprendre une conquête de l’Europe occidentale rejetée il y a un millénaire par la vigoureuse résistance des Européens. Professeur d’histoire du Maghreb contemporain, Pierre Vermeren observe que de nombreuses mosquées installées en France ont reçu un nom évocateur de l’idée de la conquête par l’islam.

Face au déchaînement de la violence islamiste et à la conquête progressive de notre pays par la civilisation arabo-musulmane, notre préoccupation première est désormais notre droit, comme peuple, à survivre. Or la France ne peut espérer survivre qu’en rompant avec sa religion des droits de l’homme centrée sur le culte de l’ouverture à l’autre. De toute manière, si elle se laisse entraîner dans l’orbite du monde musulman, la France perdra le plus fondamental des droits de l’homme, la grande conquête des Lumières : la liberté de communiquer sa pensée. La Déclaration sur les droits de l’homme en islam n’autorise en effet la liberté d’expression qu’à condition de ne rien exprimer qui soit en contradiction avec les impératifs de la loi divine musulmane, de la Charia.

Aussi bien, comme vous le soulignez, notre liberté d’expression est-elle déjà largement bafouée par la législation inspirée par la religion des droits de l’homme, et tout particulièrement par les tristement fameuses lois Pleven, Gayssot et Taubira. Le nouveau droit pénal qui interdit que certains sujets puissent faire l’objet d’un libre débat est en train de détruire purement et simplement les libertés publiques. La présence musulmane en France s’efforce d’en tirer parti pour empêcher toute réflexion critique sur l’islam. Dirigé par Marwan Muhammad, le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) a pour slogan : « L’islamophobie n’est pas une opinion mais un délit. » Or, comme l’observe Gilles Kepel, c’est de manière trompeuse que le concept d’islamophobie se présente comme le symétrique de celui d’antisémitisme, dès lors que la lutte contre l’antisémitisme ne s’en prend nullement à la libre critique des textes sacrés du judaïsme. Au lieu de quoi l’invocation incantatoire de l’islamophobie vise à faire de toute pensée libre sur l’islam un interdit absolu.

C’est ce travail de pensée libre sur l’islam et ses rapports avec l’Europe qui est notre priorité absolue. Tous les Français et tous les Européens devraient savoir que l’élément fondateur de l’identité européenne a été historiquement son ancrage dans la chrétienté et son refus obstiné de basculer dans le monde musulman. L’Europe n’a pu exister et avoir le destin brillant qui fut le sien durant des siècles que grâce à son rejet farouche de l’islam. C’est ainsi qu’elle a pu s’arracher aux conceptions théocratiques – dont relève l’islam – et construire non sans peine cette disjonction du politique et du religieux qu’on appelle en France laïcité, une laïcité dont l’origine première se trouve dans la célèbre parole christique : Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

Les lecteurs de Riposte Laïque remercient Jean-Louis Harouel d’avoir répondu à leurs préoccupations et pour l’éclairage qu’il leur donne sur l’abîme dans lequel nous nous enfonçons, trahis par la lâcheté des médias, des représentants des églises chrétiennes et surtout de la classe politique et des partis politiques toujours en quête de nouveaux électeurs au détriment de notre propre peuple.

A vouloir trop protéger les minorités (juifs, musulmans, migrants, homosexuels, sans-abris, maltraités, condamnés etc.), les nouveaux droits de l’homme ont mis à mal et remplacé les droits fondamentaux universels comme la liberté d’expression, la liberté de pensée, la liberté de conscience … Ce sont ces droits qu’il faut défendre. Ceux-là sont suffisants et essentiels.

Propos recueillis par Bernard Dick

 

(*) Jean-Louis Harouel, Les droits de l’homme contre le peuple, éditions Desclée de Brouwer, 15 septembre 2016, 145 pages, 14 €.

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Notifiez de
Sophie Durand

Tiens, mon comm en réponse à Eureka a disparu ?…J’ai lu le livre et crois avoir compris que pour sauver notre pays il faut cesser d’accorder des “droits de l’homme” abusivement à tous et il faut discriminer les non-Français sinon nous allons disparaître…Harouel ne préconise pas du tout une société sans droits de l’homme et sans juge indépendant.

Kâla

Magnifique article ! Les Français sont défavorisés sur tous les plans au nom de ces fameux droits fondamentaux des Droits de l’Homme, qui ne profitent qu’aux derniers arrivés sur le sol français, les considérant toujours comme “prioritaires” et intouchables. Ces derniers ont tous les droits, les Français juste celui de se taire. C’est un pays qui marche sur la tête !

lyhns

on ajuste oublié une partie de la déclaration de 1789 car c’était la déclaration du droit de l’homme et du citoyen!Ce qui fait toute la différence avec les droits de l’homme aujourd’hui qui impose un véritable dictact! Alors que tout est écrit dans cette déclaration sur la liberté religieuse et où elle s’arrête! De plus un pays qui s’autoflagelle ne peut imposer ses règles, car il a perdu toute fierté ! Voila pourquoi l’islam progresse!

je me bâterai jusqu’au sang pour sauvé le France de ses ennemis qui est l’islam et de tout ses traites qui trompé les électeurs
les électeurs ,ils votes sans savoir que ceux qui sont élu ,sa se retournera contre eux la preuve vivant qui en n’est aujourd’hui .

comme dit pierre comment se sortir de se bourbier que nous sommes et de voir détruire notre paye et remplacé par l’islam comme dit la chanson des brigandes fou ton le camp quant s’est encore temps si non sa va éclaté .
une chose comment se fait il que les français ne se sont pas réveillé plutôt ,a mon avis il va falloir quitté la France notre paye une fois installé dans un autre pays formé une armée et reconquérir notre France

je savais que les droits de l’homme étaient pourri et dévié de son original ,et toutes ses associations anti-blanc ,la LICRA,SOS raciste et j’en passe ,les politiques sont complice là dedans ,
il faut faire sauté ses systèmes mafieux ,depuis Vatican II sa été la fin du christianisme en France ,dans Vatican II se sont les hommes qui ne vont pas ,ils ont détruit une religion qui est le pillé fondatrice de notre France .
je suis catholique apostolique tradi pratiquant Vatican I quand je vois se qui ont fait ses évêques de vatican II d’avoir rendu ,athée les gens ,les rendre incroyant, voir pire a un tel point que plus personnes ne va a là messe le dimanche ,

euréka

Monsieur, vous êtes un salafiste catholique qui s’ignore…

monsieur en religion catholique apostolique le salafiste n’existe pas car nous sommes par l’islam et je m’ignore pas
en religion catholique il y a les traditionnel comme moi Vatican I .
et les autres Vatican II qui on modifiée les sainte écriture sauf quand Vatican I les saintes écriture ne pas modifiée
et l’islam est notre pire ennemis .
nous a par certain car il a catholique et catholique sauf que moi je suis un guerrier par sainte jeanne d’arc donc nous sommes des guerriers a la base.
et on a aussi les croisé .
et aussi charles martel qui a chassé les musulmans a Poitiers
pour sauvé la France et on va continué a la sauvé

il y a une erreur et une faute d’orthographe dans la première phrase , je voulais dire, monsieur en religion catholique apostolique le salafiste n’existe pas car nous sommes contre l’islam et en temps que catholique pratiquant je m’ignore pas

Sophie Durand

@Grélaud
Les Vatican II ont modifié les écritures ?… Mais absolument n’importe quoi !!!

eurêka
Vous connaissez beaucoup de “salafistes catholiques” (pour reprendre votre calamiteuse expression) qui , de nos jours, égorgent, massacrent, écrasent, torturent…?

euréka

en grosso modo, ce “professeur” dénonce les droits de l’homme et ce qu’il appelle “gouvernement des juges” (c’est à dire un pouvoir judiciaire indépendant). J’ai du mal à croire que ce monsieur est vraiment un professeur de droit. Quel type de société aura la France sans les droits de l’homme (liberté d’expression, de culte, droit à un procès équitable etc.) et sans un pouvoir judiciaire indépendant???? une société à la saoudienne? Tout en dénonçant l’islamisme, ce “professeur” préconise une société calquée sur le modèle islamiste, c’est à dire sans droit de l’homme et sans pouvoir judiciaire indépendant…

Maxime

J’aurais aimé aussi que le prof. Harouel évoque aussi la dhimmitude de l’enseignement supérieur et du monde juridique plus spécifiquement… Lui qui a fait sa carrière là-dedans a peut-être beaucoup de choses à dire là-dessus ???

Maxime

Merci pour cet entretien (plutôt qu’interview) et bravo au prof. Harouel de dépasser les clivages en écrivant pour Riposte laïque. C’est un grand pas pour le gain de légitimité de la critique de l’islam. Je suis en revanche scandalisé par la conclusion qui met toutes les “minorités” dans le même sac. A bien y réfléchir, chacun de nous est minoritaire sur un aspect de son physique, son mental, sa sexualité, sa vie en général. On ne va pas dans le bon sens à s’en prendre aux minorités en général, on va même dans le très mauvais sens. Les minorités doivent ne pas avoir de droit spécifique, mais elles ont droit à l’égalité républicaine. Elle est là, la frontière avec l’extrême-droite… !!

euréka

ouf! enfin un peu de bon sens…

euréka

Lol! chaque jour qui passe confirme ce que j’ai toujours dit: l’islamisme et l’extrême droite, même combat contre l’humanisme. Cette article critique les droits de l’homme…comme les islamistes! ces derniers, en effet, pensent que les droits de l’homme sont contre leur charia! Finalement, dites moi quelle est la différence entre l’islamisme et l’extrême droite? Racistes, homophobes, antisémites, phallocrates, anti-droit de l’homme, ces frères jumeaux sont les seuls ennemis de la civilisation

Cet article dit simplement que certaines lois françaises se retournent contre les français. Les islamistes se servent quotidiennement de ces lois pour imposer l’islam en France.
Et.. vous, qui ne comprenez pas que ces lois doivent êtres révisées parce qu’elles tirent dans les pieds de la France et compromettent sa survie.
Pendant que vous mettez une soit disant extrême droite et l’islamisme sur le même pied d’égalité, les islamistes nous font la guerre et viennent nous massacrer jusqu’au devant de nos portes.. Ouvrez les yeux et enlevez vos œillères.

euréka

abdeslam est en prison, non? Même s’il a droit au silence, qu’est ce que ça peut faire dès lors qu’il sera irrémédiablement condamné? Que peut-on faire contre quelqu’un qui garde le silence? La torture? C’est ce que vous préconisez? Ce qu’on dit sous la torture est d’égale valeur avec le silence, monsieur! Par ailleurs, de la même manière que l’islamisme utilise les droits de l’homme, l’extrême droite utilise les mêmes droits pour exprimer son racisme sous couvert de la liberté d’expression! Et les islamistes ne “vous ” font pas la guerre. Ils font la guerre au monde civilisé tout comme vous.

Qui, ici, demande de torturer quiconque ? Depuis quand dénoncer l’islam, son coran, ses hadiths, ses tueurs, est du racisme, être d’extrême droite ? C’est cela vos “Droits de l’Homme” ? Il faut la boucler pour complaire à “votre” république ? Je sais très bien que la France n’est pas uniquement visée, mais je pense d’abord à mon Pays si vous n’y voyez pas d’inconvénient.
C’est quoi l’extrême droite ? Combien de bataillions d’extrême droite en France ? Combien de tueries de l’extrême droite en France ?

“extrême-droite” n’est plus qu’une anathème vidée de sens, utile seulement comme instrument à dénigrer les résistants de la part de ceux qui veulent camoufler leur sympathie pour les ennemis de notre civilisation.

Nemesis

JACOU Soit il ne sait pas lire, soit il est de mauvaise foi …

Eurêka, par ses propos, fait la guerre à la vérité.
OUI, l’islam “Nous” fait la guerre et à tout ce qui ne lui est pas soumis (et même soumis trop mollement), donc ce “nous” englobe Eurêka, à moins qu’il ne soit un troll, islamiste lui-même.

Non pas “les islamistes”, mais “l’islam” ;car, depuis quatorze siècles, et quasiment sans interruption, l’islam – et je dis bien “l’islam” et pas “l’islamisme” – a fait la guerre à tout ce qui n’était pas musulman, laissant derrière lui une longue traînée de sang et de destructions..

Maxime

ce n’est pas faux. Certains s’en prennent aux musulmans parce qu’ils sont minoritaires, d’autres parce que leur idéologie suscite des inquiétudes vives ; il est très important de savoir à quel camp on appartient pour ne pas desservir sa cause. Il est normal de refuser de s’allier à des gens qui poursuivent les mêmes fins mais pas du tout pour les mêmes raisons. Je m’inquiète du discours anti-minorités qui commence à s’installer sur la réinfosphère…

Nemesis

Où voyez-vous que “certains s’en prennent aux musulmans” ??? Si c’est le cas cela reste une très petite minorité. Il y a lieu de s’inquiéter fortement des méfaits commis par les musulmans : déprédation d’églises, les attentats, les égorgements. Là il y a lieu de s’inquiéter fortement. Au fait, ce sont bien les “minorités” musulmanes qui ont fait ces crimes ? Moi je m’inquiète des minorités dont vous êtes l’exemple.

euréka

vous dites :” où voyez vous que certains s’en prennent aux musulmans ??”, mais plus loin vous martelez :” il y’a lieu de s’inquiéter des méfaits commis pas LES musulmans..”! Apparemment, vous avez des problèmes avec la cohérence…
En réalité, la stigmatisation que vous faites des musulmans à partir des actes d’un groupes de criminels islamistes est la même que celle consistant à juger les occidentaux à partir des faits et paroles de l’extrême droite. Rappelez vous quand mêmes que les seuls qui se battent actuellement sur le terrain contre daesch sont…des musulmans …et des musulmans qui ont la même vision de leur religion que 90% de ceux qui vivent en France.

La contre-révolution de 1968 a réduit la DDHC à une DDH. Exit le citoyen (et les devoirs qui vont avec), le souverain, la Nation.

Dans la DDHC de 1789, il est question de la souveraineté de la Nation. Idée qui doit beaucoup à Sieyès qui concevait la Nation comme une entité qui comprenait les vivants mais également les morts et les pas encore nés, la patrie des pères en quelque sorte. D’où l’opposition de Sieyès à la démocratie directe. Dans la DDHC de 1793 il est cette fois-ci question de souveraineté du peuple, plus proche de la démocratie directe que préconisait Rousseau. Mais ce qui marche bien dans les vallées suisses n’est pas adapté à une grande nation comme la France.

Maxime

Je suis plutôt d’accord. Mais 1968 n’a pas grand chose à voir dans l’affaire. C’est surtout le développement du projet Eurabia dans les années 70 qui explique la situation actuelle. 1968 a favorisé le recul total des libertés auquel on assiste aujourd’hui en installant l’idée de laisser faire, ne pas interdire, être tolérant à l’extrême, mais il n’aurait rien pu faire seul. Giscard n’était pas 68ard à ma connaissance???? et pourtant, on sait ce qu’on lui “doit” de ce point de vue!!!

Eurabia c’est la capitulation du protectorat ouest-européen devant le chantage au pétrole des théopétromonarchies après le premier choc pétrolier fin 1973 début 1974.

Jean-Louis Harouel fait remonter à une cinquantaine d’années cette religion des droits de l’homme (coupée du citoyen donc du souverain) ce qui correspond à 1968 (48,5 ans). 68 est la revanche d’une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Burke. Les victorieux soixante-huitards sont les serviteurs d’une mutation du capitalisme. Ils combattent le travail, la famille et la patrie devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions « modernes » de production et de distribution.

Quant à Giscard voici ce qu’en dit Régis Debray dans « Mai 68 une contre-révolution réussie » :

« Les nouvelles fonctions du capital ont trouvé leurs organes adéquats. Après que le Patriarche s’est vu signifier son Congé (avril 1969, contrecoup de Mai 68) par la voix combinée des agents de change de la Bourse et des agents du changement de la Sorbonne, Pompidou le latiniste, né à Montboudif de parents instituteurs, débarrasse le plancher devant Giscard l’économiste, né à Coblence d’un père financier international. L’humanisme classique passe le flambeau au systémisme du M.I.T., les normaliens des cabinets ministériels 
aux brain-trusts d’énarques.

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La vieille bourgeoisie d’Etat à la nouvelle bourgeoisie financière. II y eut bien subversion dans le passage de l’archéo au néo, mais elle n’a renversé que les rapports unissant, au sein de la société libérale, les techniques de 
gestion aux pratiques de domination. Nous sommes passés d’une technocratie honteuse (cachée derrière un charisme patriarcal) à une technocratie triomphante, c’est-à-dire d’un autoritarisme triomphant (mais en façade) à un autoritarisme honteux (plus diffus, et plus réel). »

NESTOR DE PYLOS

FAUT ETRE SIMPLE , mais pas simpliste ou embrouiller le Bon Sens francais gaulois avec le fatras du langage oriental théologique de l’Idéologie Antifrancaise qui s’est insinué dans la langue et la pensée française … La Déclaration des droits de l’homme est une invention française , une pensée européenne qui provient de l’ humanisme anthropologique aryen , de la charité chrétienne et de l’esprit philosophique gréco-romain … C’est antinomique avec l’esprit tribal du Désert .. L’esprit des Droits de l”homme est certes universel , mais pas pour s’en servir et nuire aux Gaulois et à l’européen .. Que les ¨Zôtres” appliquent d’abord chez eux ces DROITS et ensuite venir donner des leçons

Nemesis

Bravo !

Remarquable ! Ce qui n’est pas étonnant de la part de J.L Harouel ! Les droits de l’homme sont une “religion civile” ? Eh bien, je suis une athée, une incroyante, une impie ! C’est bien ce que je pensais, instinctivement, sans décortiquer cette funeste “croyance” aussi bien que J.L Harouel. Pour simplifier, je dirais que les droits de ‘homme sont la plus monstrueuse arnaque montée contre les peuples, en particulier contre le peuple de France, l’idéologie dégueulasse qui protège les bourreaux (voir abdeslam dans sa cellule-hôtel 5 étoiles) au détriment des victimes ! L’idéologie mortelle grâce à laquelle, par exemple, abdeslam refuse de parler…

euréka

là, vous êtes parfaitement en phase avec les islamistes…

Vous préconisez quoi pour lutter contre les islamistes ?

euréka

D’abord par une déconstruction intellectuelle de l’idéologie salafiste. Les salafistes sont minoritaires parmi les musulmans et il existe en islam beaucoup de doctrine contraires comme le soufisme, le chiisme etc. Déconstruire intellectuellement cette idéologie, c’est la tuer de l’intérieur. Ensuite renforcer le renseignement, rendre la répression plus sévère, voire même restaurer la peine de mort.
Mais supprimer les libertés ne serait en aucun cas une solution, mais plutôt une abdication de la société occidentale à l’idéologie islamiste liberticide. D’autant plus que pour tuer, les islamistes n’ont pas besoin des droits de l’homme.

Maxime

chère Hatorithi, droits de l’homme et droits de l’hommisme, ce n’est pas la même chose ! Je sais que vous aimez énormément le Moyen âge ; pour ma part, je ne me verrais pas vivre à cette époque, chacun son truc mais pensez un peu aux autres aussi ! vous êtes ultra-minoritaire, quoique vos remarques soient toujours sensées. Quelque chose m’échappe… Hollande monarque absolu, ce serait encore pire que ce que nous connaissons (même si on n’en est plus très loin désormais avec 4% d’opinions favorables, les manif anti immigration interdites, etc). Ce système pourrait bien fonctionner si les politiques ne l’avaient pas perverti, aidés des puissances économiques et médiatiques.

montecristo

Le rétablissement du blasphème, qui se remarque désormais dans les décisions arbitraires de certains tribunaux, est la pire des choses qui puisse arriver à la France.
C’est exactement ce qu’attendent les musulmans pour imposer leur religion, après l’apprentissage de l’arabe à l’école !
Après ça, ils auront gagné !

montecristo

Progressivement on remplace la Nation par la République. Puis la Liberté par la Laïcité. Puis la Fraternité par le Vivre ensemble. L’Egalité par le “Pas d’Amalgame” ! Il serait temps que le peuple fasse trembler cette caste de truands qui veut sa mort.

Maxime

venir critiquer la laïcité sur Riposte laïque, c’est fort de café. Il est vrai que les anti laïcité sont vite à court d’arguments et ont besoin des laïcards contre l’islam et sont inaudibles de toute façon autrement. Mais opposer liberté et laïcité est inadmissible, la laïcité étant la liberté sur le plan religieux. Or le prof. Harouel souligne que l’islam est à peine une religion. Bref, vous êtes hors sujet, comme dirait un professeur…

euréka

critiquer la laïcité, c’est être en phase avec l’islamisme…

Frederic Martin

Merci pour cet exposé si clair de l’absurdité qui corrode les français à coup de propagandes fanatiques à masque de tolérance

andrea

excellent

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