Les échanges entre Roosevelt et Churchill dès 1941…

Publié le 10 septembre 2018 - par - 41 commentaires - 1 429 vues
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“Mon père m’a dit…”, titre original “As he saw it”, écrit par Elliott Roosevelt (E.R.), le fils du président des USA, Franklin Delano Roosevelt (F.D.R.), édité par Flammarion en 1947. Il y relate les conversations de son père avec les chefs alliés tout au long de la rédaction de la Charte de l’Atlantique en 1941, des conférences de Casablanca, Le Caire, Téhéran en 1943 et Yalta en 1945.

Quelques extraits :

FDR : “Le fait est qu’en septembre et octobre 1938, la plupart des Américains étaient à plusieurs centaines d’années-lumière de la réalité. […] Si plus de gens chez nous, moi y compris, avaient, au lieu de hausser les épaules, accordé un peu plus d’attention à ce qui se passait du côté de la Mandchourie et de la Tchécoslovaquie, nous n’y aurions rien perdu, au contraire, sans parler du sang que cela nous aurait épargné.”

Pendant la rédaction de la Charte de l’Atlantique (14 août 1941) entre Roosevelt et Churchill :

FDR : “L’Amérique n’aidera pas l’Angleterre dans cette guerre uniquement pour lui permettre de continuer à dominer brutalement les peuples coloniaux.”

[…] “Les accords commerciaux de l’Empire (britannique) sont une question à étudier. C’est à cause d’eux que les peuples de l’Inde et d’Afrique, de toutes les colonies du Proche-Orient et de l’Extrême-Orient sont aussi arriérés. […]

Les méthodes du XXe siècle veulent qu’on industrialise les colonies, qu’on accroisse la richesse des peuples en élevant leur niveau de vie, en leur donnant de l’instruction et en améliorant leurs conditions sanitaires, bref qu’on leur donne quelque chose en échange de leurs richesses brutes.” […]

“La paix est incompatible avec le maintien d’un despotisme, quel qu’il soit. La structure de la paix réclame l’égalité des peuples et cette condition sera remplie. Or l’égalité des peuples implique à son tour la liberté du commerce.”

Churchill : “Monsieur le Président, je crois que vous voulez supprimer l’Empire britannique. Toutes les idées que vous avez sur la structure de la paix après la guerre l’indiquent !”

ER : “Churchill admettait ainsi que la paix ne pouvait être assurée qu’en accord avec les principes imposés par les États-Unis. Il reconnaissait que la politique coloniale de la Grande-Bretagne était condamnée, que les efforts de ce pays pour dominer le commerce mondial étaient condamnés, que l’ambition des Anglais de se servir de l’URSS contre les USA était également condamnée. Ou plutôt il en eût été ainsi si mon père avait vécu…”

Cette Charte comprend 8 points dont le n° 7 :

“Qu’une telle paix devrait permettre à tous les hommes de traverser les mers et les océans sans obstacle.” (= libre circulation. Déjà en 1941 !)

ER : “L’insouciance du public était entretenue par une grande partie de la presse américaine. […] Les journaux entonnaient, tantôt à l’unisson, tantôt à plusieurs voix, un doux chant de sirène, le chant de l’indifférence, de la sérénité, du laisser-aller. Si ce chœur amollissant reflétait l’état d’esprit du public, on peut dire que les journaux n’étaient pas à la hauteur de leur tâche qui est d’éclairer et d’informer les lecteurs.”

FDR : “Les Chinois tuent les Japonais et les Russes tuent les Allemands. Nous devons les soutenir et leur permettre de continuer à le faire jusqu’au moment où nos propres armées de terre et de mer seront prêtes à intervenir.”

Conférence de Casablanca (14-24 janvier 1943) :

ER : “Le Maroc français était partout infesté d’agents de l’ennemi. Ceux-ci formaient une véritable petite armée dans ce pays dont les Allemands n’avaient été chassés que depuis peu de temps. Nos services de sécurité s’attachaient à démasquer et à arrêter les Français dont les poches étaient encore pleines d’argent allemand.”

FDR : “De Gaulle a l’intention d’établir en France un gouvernement d’un seul homme. Je ne puis imaginer un homme qui m’inspirerait une plus grande défiance. […]

Le système colonial implique la guerre. On exploite les ressources des Indes, de la Birmanie, de Java, on prend toute la richesse de ces pays sans rien leur donner en échange, ni instruction, ni amélioration du standard de vie, ni un minimum d’hygiène. Tout ce qu’on fait, c’est accumuler des conflits qui mènent à la guerre. Tout ce qu’on fait, c’est montrer l’inanité de toute organisation de la paix avant même que celle-ci soit assurée. As-tu remarqué l’expression de Churchill quand tu as mentionné les Indes ? […] Chaque année qui passe n’apporte que deux choses aux habitants des Indes, les impôts et la mort.”

Au sujet de ce qu’il avait vu en Gambie britannique :

“J’ai vu des indigènes, ils étaient en loques et avaient l’air misérable. […] La saleté, les maladies. Un taux de mortalité très élevé…”

ER au sujet de l’Algérie : “Le pays était riche, les ressources naturelles magnifiques, la population désespérément pauvre, quelques colons blancs qui vivaient très bien, quelques princes indigènes qui vivaient aussi très bien, mais pour tous les autres, c’était la pauvreté, la maladie, l’ignorance.”

FDR : “La France devrait redevenir une puissance mondiale et il faudrait placer sous tutelle ses anciennes colonies. En tant que responsable de cette tutelle, elle rendrait chaque année compte de sa gestion, en indiquant la régression de l’analphabétisme, la diminution de la mortalité, les progrès de la lutte contre les maladies.”

ER : “À qui rendrait-elle des comptes ?”

FDR : “À l’Organisation des Nations unies, quand elle sera créée. […] Les quatre Grands : États-Unis, Angleterre, Chine, Union Soviétique seront responsables de la paix du monde… […] Lorsque ces régions auront atteint à la maturité politique, elles pourront prétendre aussi à leur indépendance. L’ensemble des Nations unies jugera, par la suite, si elles y sont suffisamment préparées. […]

(À propos du Sahara) : Il suffirait de détourner le cours de ces rivières pour les besoins de l’irrigation et cette région deviendrait si fertile que l’Imperial Valley de Californie aurait l’air, en comparaison, d’un carré de choux. […] Le Sahara serait en fleurs sur des centaines de kilomètres. […] Quelle richesse ! Les impérialistes ne comprennent pas tout ce qu’ils peuvent faire, tout ce qu’ils peuvent créer. Ils ont volé à ce continent des milliards, parce qu’ils sont trop bornés pour se rendre compte que leurs milliards ne sont que des petits sous comparés aux possibilités latentes. Et la réalisation de ces possibilités doit aller de pair avec l’amélioration des conditions de vie de la population.”

ER : “Ce soir-là, il n’y eut pas de cocktails avant le dîner, ni de vin au dîner. Il n’y eut pas non plus de viande de porc. Le Sultan, Fils de la Vraie Foi, était notre hôte. Il vint accompagné de son fils, l’héritier présomptif, et suivi de son grand vizir et de son chef de protocole, tous somptueusement vêtus de soie blanche flottante. Ils apportaient des présents : deux bracelets et un haut diadème d’or pour ma mère. […] Mon père fit observer gaiement que la situation, surtout en matière coloniale, changerait radicalement après la guerre. Il fit une remarque sur les rapports que les financiers français et britanniques entretenaient avant la guerre et sur leurs sociétés qui se renouvelaient automatiquement et dont le but était de drainer les richesses des colonies. Il parla aussi de la possibilité de découvrir au Maroc des gisements de pétrole.

Le Sultan s’empara de cette question avec ardeur, se déclara partisan de l’exploitation de toutes les ressources naturelles et ajouta que les revenus qu’elles produisaient ne devaient pas quitter le pays. Puis il secoua tristement la tête. Il regrettait qu’il y eût si peu de savants et d’ingénieurs parmi ses compatriotes et que, par conséquent, fissent défaut les techniciens capables d’accomplir sans aucune aide de telles réalisations.

Mon père insinua discrètement qu’on pourrait former au Maroc des ingénieurs et des savants grâce à un programme d’échanges universitaires avec les États-Unis, par exemple… Le Sultan fit un signe approbateur de la tête. Seule l’étiquette l’empêchait de noter sur-le-champ les adresses des universités en question. Mon père continua à développer son idée tout en jouant avec son verre à eau. Il dit que le Sultan pourrait facilement demander le concours de firmes commerciales américaines qui, moyennant des sommes forfaitaires ou des pourcentages, l’aideraient à réaliser un programme d’exploitation. […] Comme nous sortions de table, le Sultan assura mon père que, dès que la guerre serait terminée, il ferait appel aux États-Unis pour donner à son pays un plein essor.

FDR : “Il (de Gaulle) m’a laissé entendre tout à fait clairement qu’il compte voir les Alliés remettre sous le contrôle de la France toutes les colonies aussitôt après leur libération. Or, vois-tu, outre le fait que les Alliés devront maintenir le contrôle militaire dans les colonies françaises du Nord de l’Afrique pendant des mois, sinon pendant des années, je ne suis pas sûr du tout, en mon for intérieur, que nous ferons bien, en général, de jamais rendre ces colonies à la France sans avoir obtenu au préalable une sorte de garantie, d’engagement pour chaque colonie en particulier, précisant ce qu’elle compterait faire au sujet de l’administration de chacune d’elles.”

ER : ”Ces colonies appartiennent à la France, comment pouvons-nous parler de ne pas les lui rendre ?”

FDR : “Qu’est-ce à dire qu’elles appartiennent à la France ? En vertu de quoi le Maroc, peuplé de Marocains, appartiendrait-il à la France ?

(Mon commentaire : en vertu de quoi l’Amérique, peuplée d’Indiens, appartiendrait-elle aux Américains ?)

Ou bien encore considérons l’Indochine, cette colonie est maintenant au pouvoir du Japon. Pourquoi le Japon était-il si sûr de conquérir ce pays ? Les indigènes y étaient si opprimés qu’ils se disaient : “Tout vaut mieux que de vivre sous le régime colonial français.” Un pays peut-il appartenir à la France ? En vertu de quelle logique, de quelle coutume et de quelle loi historique ? […] Je parle d’une autre guerre, de ce qui va arriver à notre monde si, après cette guerre, nous permettons que des millions de gens retombent dans ce même demi-esclavage. […] Ne crois pas un seul instant, Elliott, que des Américains seraient en train de mourir ce soir, dans le Pacifique, s’il n’y avait pas la cupidité à courte vue des Français, des Anglais et des Hollandais. Devons-nous leur permettre de tout recommencer ? […] Je travaillerai de toutes mes forces pour que les États-Unis ne soient amenés à accepter aucun plan susceptible de favoriser les ambitions impérialistes de la France ou d’aider, d’encourager les ambitions de l’Empire anglais.”

————————–

La suite du livre de la page 145 à la page 305 est à l’avenant.

Merci mille fois aux USA d’avoir si bien réglé les problèmes des colonies de l’Europe et quel dommage qu’en même temps ils n’aient pas réglé leurs propres problèmes avec leurs concitoyens noirs ou hispaniques et, surtout, qu’ils n’aient pas rendu le territoire aux Indiens qui en sont les propriétaires légitimes.

Un détail : Larry Devlin, le chef de la CIA au Congo belge, écrit dans son livre “Chief of Station Congo” que les Russes voulaient l’uranium du Katanga mais que les Américains le voulaient pour eux, alors ils y ont foutu le bordel. Combien d’autres pays où les USA ont foutu le bordel ? Et la guerre en Afghanistan pour construire l’oléoduc du Turkménistan à Karachi pour la Unocal ? Et les guerres en Iraq et encore aujourd’hui au Moyen-Orient ? Pour ne citer que celles-là.

Et si les Européens avaient pu continuer tranquillement à développer leurs colonies, dans quel état serait le “tiers-monde” aujourd’hui ?

Quand j’étais au Congo dans les années 1956-1959, ce pays était plus moderne que la Belgique. Si les enfants noirs, qui alors fréquentaient les écoles des Blancs, et nous avions pu continuer à grandir ensemble, comment le Congo serait-il maintenant ? Qui l’a interdit ? Qui est la cause de l’état de la planète aujourd’hui ? Et tout ça continue, depuis les années 1940…

Anne Lauwaert

 

 

 

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Notifiez de
Marnie

(suite)
Par ailleurs ceux qui ont pratiqué les premiers la traite des humains ce sont les africains eux-mêmes. Il faut cesser de culpabiliser les français et les occidentaux.

Marnie

Nous aussi nous avons été colonisés … Nous en portons-nous plus mal ? Il est indubitable que la « colonisation » a permis l’évolution d’une partie des habitants de la Planète, tant au niveau des connaissances, que de la santé et des niveaux de vie. Au lieu d’envahir l’Occident et d’y rester après leurs études, bien souvent à nos frais, qu’ils retroussent leurs manches pour donner à leurs propres pays ce qui manque : le bien être en luttant contre la surpopulation, la corruption.

ronie

Le problème avec les commentaires qu’on lit après l’article est que la question n’est pas de juger les USA mais de découvrir l’idéologue crétin et dogmatique de gauche qu’était FDR. Il ne voyait pas où étaient les vrais ennemis de son pays.

batigoal

Mme Lauwaert, mon commentaire sur votre commentaire : « en vertu de quoi l’Amérique, peuplée d’Indiens, appartiendrait-elle aux Américains ? » Sauf que ces « Americains » sont venus d’Europe eux aussi. Et si Lafayette est citoyen d’honneur aux etats unies, c’est bien pour une guerre d’independance vis à vis… des anglais.

Anne Lauwaert

non, non, il y avait les américains indigènes et puis sont venus les européens avec leurs guerres, mais de quel droit sont-ils allés en Amerique? coloniser l’Amerique? donc selon monsieur Roosevelt la colonisation de l’Amerique par les Européens c’est bon, les Anglais, Français, Hollandais etc autre part c’est pas bon ???

Vincent L.

« Sauf que ces « Américains » sont venus d’Europe eux aussi. » B’en oui mais au nom de quoi faire la leçon aux autres Européens alors que l’on a soi-même exterminé les Amérindiens (et de manière très efficace). La lecture de ces citations est proprement hallucinantes.

Jacques B.

[…] soit à peine un habitant/km2. Il y avait peut-être la place pour d’autres habitants, non ? Rappel : les Amérindiens passaient une partie de leur temps à s’entretuer, et ce sont surtout les épidémies qui les ont décimés, avant les guerres avec les Blancs.

Anne Lauwaert

Rejoinet alors? les Amérindiens étaient chez eux , de quel droit les autres y sont-ils allés?

Jacques B.

Et les Amérindiens, ils venaient d’où, Madame ? La densité de population indique qu’il y avait de la place pour tout le monde (quand ce n’était pas tjrs le cas en Europe : famines, etc.) . D’ailleurs, au départ et régulièrement par la suite, la colonisation européenne s’est faite d’un commun accord.

Paskal

Epidémies apportées par les Européens. A ce compte-là, en Australie aussi il y a de la place pour des Africains et des Orientaux.

Jacques B.

Densité de population en Afrique : 40 hab/km2. Qu’ils développent leur agriculture et leur industrie et arrêtent de s’entretuer, on en reparlera après.

Vincent L.

Mes les Amérindiens parqués dans les réserves, ils n’étaient pas tous morts d’épidémie. Bien sûr qu’il y a eu les épidémie qui ont décimés les populations autochtones mais les Américains sont très mal placés pour donner des leçons au monde entier. Dans la plupart de nos colonies, les autochtones n’ont pas disparu, bien au contraire.

Jacques B.

Je ne défends pas Roosevelt ici, pour qui je n’ai pas une grande estime. Simplement, la généralisation faite par Mme Lauwaert est outrancière. Je ne suis pas non plus anti-colonies primaire, je sais que nous leur avons apporté beaucoup – et qu’en Af du nord, nous sommes avant tout intervenus pour faire cesser les exactions des Barbaresques.

Jacques B.

Et si les Ricains, que manifestement vous détestez Mme Lauwaert, ne s’étaient déplacés ni en 1917, ni en 1942-45 ? Si le parapluie atomique US ne nous avait préservé de l’agressive URSS durant la Guerre Froide ?
Les USA n’ont pas toujours été exemplaires certes ; pas une raison pour faire dans l’antiaméricanisme systématique comme vous le faites là.
Au fait, pour information : en Amérique du Nord, au 16ème siècle, les autochtones (Amérindiens) sont estimés entre 5 et 10 millions […]

Anne Lauwaert

Jacques B. où ai-je écrit que je déteste les Américains? je déteste par contre les gens qui comme vous font des raccourcis insultants…

Jacques B.

Euh, je vous cite : « alors ils y ont foutu le bordel. Combien d’autres pays où les USA ont foutu le bordel ? » suit une liste non exhaustive. pas la place ici de détailler ma réponse mais ça ressemble furieusement à de l’antiaméricanisme primaire, désolé. Les insultes, c’est vous qui commencez, madame.

Spipou

Oui, alors là, c’est un argument un peu faible !

Les guerres indiennes ont bien eu lieu, et elle se sont traduites par une quasi-extinction des peuples indigènes et l’appropriation de tous leurs territoires. Les épidémies ont bon dos, et on ne peut pas changer les faits historiques ! Les épidémies ont d’ailleurs été parfois provoquées, par le « don » de tissu contaminé par la variole.

Les seuls pays d’Amérique où l’extermination a été aussi systématique sont l’Argentine et l’Uruguay.

Jacques B.

Et la densité de population à 1 hab/km2, autrement dit il y avait de la place pour tout le monde (au fait, d’où venaient les Amérindiens ? c’était une génération spontanée peut-être ?). La colonisation de l’Am du Nord par les Européens n’a pas grand-chose à voir avec la situation au Maroc.

Paskal

« Et si les Ricains ne s’étaient déplacés ni en 1917, ni en 1942-45 ? »
A ce compte-là, il faudrait être stalinien.

Jacques B.

Plaît-il ? Les Soviétiques ont été attaqués par l’Allemagne, il était un peu logique qu’ils se défendent. Les USA n’ont jamais été attaqués par l’Allemagne : ils sont venus en Europe pour débarrasser le monde de l’hydre nazie ; du reste, Staline leur demandait instamment d’ouvrir un front en Eur de l’Ouest. Et que ça vous plaise ou non, ce sont eux qui nous ont délivrés des nazis.

Vincent L.

Les Américains, comme tous les autres peuples, ne sont pas sans tache. Et dans certains domaines, ils feraient mieux de s’examiner le nombril plutôt de de faire la leçon.

Jacques B.

Ce ne sont pas eux qui font la leçon ici, c’est Mme Lauwaert qui déverse son fiel sur eux, nuance.

Vincent L.

En 1939, ils se sont bien gardés d’intervenir. Et tous l’Occident a payé le prix fort.

Jacques B.

Je crois que la prochaine fois, ils s’abstiendront d’intervenir tout court : au fait, là-bas ils ont élu Trump, et ici nous avons plein d’islamo-collabos : qui est dans la meilleure situation ?

Pascal Olivier

Ou le passage du flambeau entre l’hégémon (anglais) de la première mondialisation (1860-1914) et l’hégémon (américain) de la deuxième mondialisation (à partir de 1945).

Daniel POLLETT

Excellent rappel historique. À propos du Congo, on peut lire mon récent article paru dans Résistance républicaine :
http://resistancerepublicaine.eu/2018/08/02/notre-guerre-au-katanga-un-manuel-pour-comprendre-ce-qui-est-en-train-de-nous-arriver/

Paskal

Les Anglais auraient voulu se servir de l’URSS contre les USA ? Ça mériterait d’être développé.
Quant à l’anticolonialisme des Américains, ils ont colonisé les Philippines et ont toujours Porto Rico et Guam.

Vincent L.

Mais les États-Unis, à eux seuls, sont une colonie ! qu’ils rendent le pays aux Amérindiens.

-Mia Vossen

L’espèce humaine est au même niveau que les prédateurs animaux et cela Homère nous le faisait déjà comprendre et… MERCI Anne d’attirer notre attention sur cette réalité.

Marc

Les Américains sont des colonialistes Coca-Cola.

Parlervrai

Si tu avais lu l’article tu aurais lu que Roosevelt au contraire reprochait aux Anglais leur colonialisme qui maintenait les « indigènes » dans un état de pauvreté (matérielle et intellectuelle) lamentable.

Georges S

FDR a donner l’ordre d’abattre des millions de porc et de volailles et verser des milliards de litre de lait dans les rivières afin de maintenir les prix de la viande et des produits laitiers élèves tout cela pendant la période la plus noire de la depression.
In addition, farmers destroyed crops and livestock to comply with the policies of the New Deal administration, especially the Agricultural Adjustment Act of 1933

Spipou

Un GROS bémol, Madame Lauwaert : s’il y a eu la guerre d’Indochine – l’indépendance inéluctable aurait très bien pu être négociée pacifiquement – c’est en très grande partie à cause des imbéciles désirs de gloriole de de Gaulle.

Cela ressort très clairement (sans que cela soit dit comme ça) de « La guerre d’Indochine » de Jacques Dalloz, Points Histoire, Editions du Seuil, p 44 à 84.

Paskal

J’ai connu quelqu’un qui était médecin militaire au tout début de la guerre d’Indochine. Les combattants vietminh avaient de la pénicilline qui n’était pas encore disponible en France.

Spipou

Euh oui… C’est possible. Mais ce n’est pas de ça que je parlais.

Vincent L.

B’en l’influence de De Gaulle ne devait pas être prégnante car durant cette guerre, il n’était pas au pouvoir. Vous pourriez développer un peu pour que je puisse comprendre.

Spipou

Le massacre des français par les japonais en 1945, la montée en puissance du Viet Minh, l’invasion chinoise de la moitié nord de l’Indochine et la difficile reconquête, puis immédiatement dès le rétablissement de l’autorité française, le début de la guerre.

On connaît la suite, et le nombre de morts français (et vietnamiens, et américains par la suite) pour rien.

Merci, de Gaulle !

monrose

1/ Colonel Pierre Quatrepoint: L’aveuglement, De Gaulle face à l’Indochine, 167 pages, Éditions Rémi Perrin, 2003 (ISBN 2-913-96020-0)
2/ 23 novembre 1946: Bombardement de Haïphong : 6000 morts …par l’Amiral TH d’Argenlieu , « le carme naval » qui irait prendre ses ordres auprès de De Gaulle qui a quitté le pouvoir en janvier. C’est le début de la guerre d’Indochine que ne voulait pas Leclerc.
3/ Du 15 aout 1945 ( fin des hostilités) au 5 octobre, retour de Leclerc, cafouillage de Paris.

Spipou

Je parlais de ce qui s’est passé avant la capitulation du Japon.

monrose

Question pour un champion: « savez vous pourquoi De Gaulle ne figure pas sur la photo à Yalta aux cotés de Staline, Roosevelt et Churchill ? ». Réponse: « Parce que c’est De Gaulle qui a pris la photo ! »
Yalta: 11 fevrier 1945, Mort de Roosevelt: 12 avril 1945. Roosevelt est moribond et bluffé par Staline. Ses 2 « new deal » 33-34 puis 34-37 avaient en réalité fait long feu, et c’est la guerre qui a permis de relancer l’économie US. Le Dow Jones IA ne retrouvera son cours d’avant 1929 qu’en 1955

De Profundis Macronibus

C’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre…