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Les électeurs n’ont pas le droit de nous priver d’un 2e tour Macron-Zemmour

Eric Zemmour se prépare à l

Le grand meeting de Reconquête de Toulon vient de prendre fin. 8 000 personnes dans la salle, 100 000 personnes en ligne, malgré une retransmission en direct sur BFM TV. Pour rappel, le meeting de Lille, qui avait déjà fait un malheur, avait réuni 40 000 internautes, ce qui constituait un exploit phénoménal par rapport aux scores de Valérie Pécresse ou de Marine Le Pen.

Le ralliement de Marion était bien sûr l’événement du jour, et le public scanda longuement son nom. Mais elle fut précédée par des interventions pleines de souffle du sénateur Stéphane Ravier, enfant des quartiers Nord de Marseille, de la révélation Guillaume Peltier, élu de la ruralité de la Sologne, qui, à chaque meeting, nous impressionne par ses qualités d’orateur, et d’un Philippe de Villiers plus rayonnant que jamais, qui, à chaque réunion, fait chavirer la salle.

Bien sûr, préparé par de telles interventions, Éric, qui réussit toujours des entrées qui font monter les larmes aux yeux de nombreux Français, sous l’air d’Immortal, n’avait plus qu’à se mettre au travail, ce qu’il fit avec un talent qui émerveille ceux qui mettent tous les espoirs de la France en lui.

Il reste quatre petites semaines avant le premier tour, et pour l’instant, si on en croit les sondages, le président de Reconquête ne serait qu’en quatrième position, derrière un Macron que tout le monde présente comme réélu d’avance, derrière Marine Le Pen, qui, pourtant, ne fait pas une campagne très visible, et qui perd nombre de ses cadres, et derrière Pécresse, qui, pourtant, ne se remettra jamais de son meeting raté du Zénith. Il est encore devant Mélenchon, qui paraît profiter du vote utile de la gauche pour progresser dans les sondages.

Or, le débat que tout le monde attend, c’est celui de deux conceptions antagoniques de la France.  Il doit opposer Emmanuel Macron, incarnation caricaturale du mondialisme désincarné, qui a montré jusque de l’envoi d’une lettre aux Français le mépris et la froideur que lui inspirent nos compatriotes, et Éric Zemmour, celui qui dit les choses clairement, en affirmant que la France ne veut pas mourir, en livrant un diagnostic exact sur le Grand Remplacement et l’islamisation de notre pays, en proposant un programme cohérent et structuré aux Français.

Éliminons Valérie Pécresse, dont chacun sait qu’elle est la copie conforme de Macron, qu’il n’y a aucune sincérité chez elle, et qu’elle est par ailleurs d’une platitude et d’un vide absolu. Même s’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, on voit mal, dans le débat qui l’opposera à Éric Zemmour ce jeudi 10 mars, comment elle pourrait s’en sortir intacte, sauf si, avec la complicité des journalistes, elle pourrit le débat. *

Évoquons le cas de Marine Le Pen. Nul doute que dans son esprit, connaissant son orgueil et sa ténacité, elle ne pense qu’à une chose : être au deuxième tour pour effacer l’humiliation d’il y a cinq ans, et préparer au mieux les législatives qui suivront, pour assurer la survie de son parti. Elle sait que si Éric était devant elle, c’en serait fini du Rassemblement national, et de sa position à la tête du parti. D’où la hargne, parfois méchante et d’une rare mauvaise foi, contre Éric Zemmour, à qui elle ne pardonne pas d’avoir osé postuler à la présidentielle, affaiblissant ainsi sa position. Malgré toutes ses qualités, et elle n’en manque pas, Marine Le Pen n’est pas au niveau d’un Éric Zemmour pour pulvériser Emmanuel Macron dans un débat de second tour, et rassembler l’ensemble des Français qui ne veulent surtout pas d’un deuxième quinquennat de Macron qui achèverait le pays.

Nous préférons, pour ne pas nous ouvrir les veines, même pas envisager un possible deuxième tour Macron-Mélenchon…

Les sondages donnent donc Éric Zemmour à 12 %. Est-il possible qu’un candidat qui, certes est combattu quotidiennement par l’ensemble de ses opposants et les journalistes, mais qui a réussi en trois mois à monter un parti de 115 000 adhérents, une organisation de jeunesse, Génération Z, qui remplit toutes les salles des meetings organisés par le talentueux Henri Ubeda, qui couvre la France d’affiches et d’autocollants, qui a des dizaines de militants sur les marchés, pour distribuer ses tracts, et qui pulvérise des records d’audience à chacune de ses apparitions télévisées, ne soit pas au deuxième tour ?

D’autant qu’il est parti pour faire un dernier meeting de campagne grandiose, au Trocadéro, le dimanche 27 mars.

Éric Zemmour, depuis le début, annonce avec beaucoup de conviction sa certitude d’être au deuxième tour, et cela nous paraît un objectif raisonnable. Il affirme, et à juste titre, que lui seul est capable, outre l’électorat de Reconquête, de fédérer celui du RN et de LR. Et donc il ne cache pas qu’il y va pour gagner, et pas pour faire de la figuration.

Si tel était le cas, en dehors de possibles fraudes, comme on l’a vu aux États-Unis, si réellement Éric n’était au deuxième tour, cela voudrait tout simplement dire que la France de 2022 ne mérite plus un candidat comme Éric Zemmour, et le sursaut salvateur dont il est porteur, et qu’elle a acté son suicide.