Les enjeux multiformes de cette crise virale et vitale

Publié le 16 mars 2020 - par - 5 commentaires - 726 vues

Le virus ne se répand donc pas dans l’air aux dernières nouvelles mais par contact, et si l’on en croit les informations regroupées par le portail du CSSE (Center for Systems Science and Engineering) il y aurait ce jour (16/03/2020 ) 169 387 cas dans le monde dont 77 257 guéris et 6 513 morts (127 en France en effet, comme indiqué par le ministre de la Santé). À gauche de l’écran vous avez tous les cas par pays et à droite toutes les guérisons.

Il est possible de remarquer rapidement qu’il y a bien plus de guérisons en Chine qu’en Italie pour le moment, les chiffres étant respectivement de 55 094 guéris sur 81 020 cas pour 2 335 guéris sur 24 747 atteints en Italie ; 3 099 morts en Chine contre 1 809 en Italie.

L’enjeu déjà théorique (du moins pour moi et déjà esquissé dans les billets précédents quant aux limites de la simulation) serait le suivant : ceux qui parlent d’exponentielle (tout comme pour le climat) en projetant des centaines de milliers de morts (rien qu’en France ! Entendu ce matin) sont démentis par le cas chinois ; ils ne peuvent alors se rabattre que sur la question du confinement effectué par le régime maoïste (cette décroissance forcée de fait dont rêvent certains dictateurs verts).

Observons dans ce cas les faits : puisque le virus COVID-19 ne se répand pas dans l’air mais par contact, si les consignes sont respectées concernant par exemple le lavage des mains, et si, surtout, tous les moyens sanitaires sont à niveau, en particulier avec l’installation de nouveaux hôpitaux  (type de campagne comme en Italie) avançons comme hypothèse majeure que cela ait été plutôt enrayé en Chine précisément grâce à ces deux facteurs combinés que par le confinement en réalité : accroissement des mesures d’hygiène (de base) et énorme offre hospitalière installée à la hâte afin de prendre en charge les pathologies multiples (qui peuvent en effet toucher des plus jeunes, mais ceux-ci ne sont pas la majorité des décédés).

Or, si l’on en croit par exemple en France, Pierre-André Juven, Frédéric Pierru et Fanny Vincent ayant écrit il y a un an  La casse du siècle (à propos des réformes de l’hôpital public) la quatrième de couverture indique seulement ceci :  « Des couloirs transformés en hébergements de fortune, des personnels de santé au bord de la crise de nerfs (…) » ou encore (p.67) des « locaux vétustes et/ou inadaptés, chariots et moyens de manutention détériorés (…) ») on croirait le témoignage de soignants actuels à Mulhouse, l’un des endroits les plus touchés actuellement. Ne parlons pas de l’Italie.

En fait, les gouvernements cachent leur impéritie en matière de politique sanitaire en cherchant à parquer les gens chez eux faute de mieux, tout en leur faisant peur via les vautours habituels avides de notoriété à bon compte. Voilà (aussi et sans doute surtout) la réalité dans toute sa dureté.

En résumé, lorsque d’aucuns dans les médias s’horrifient de voir les gens prendre le soleil dans les parcs  (ce sont les mêmes qui en appellent à « l’urgence climatique » versus la « fin du monde » pour les plus extrêmes) ils ajoutent à la panique ambiante (déjà chauffée à blanc en matière climatique) alors que si les personnes prennent les précautions indiquées comme le préconisait d’ailleurs le responsable du Samu sur une radio du matin, qui rappelait à bon escient que le virus ne se propage pas dans l’air, il serait possible de plutôt se focaliser sur l’urgence de l’heure, quitte à mobiliser l’armée comme en Chine et en Italie afin de multiplier les hôpitaux de campagne, mobiliser des usines pour fabriquer des appareils respiratoires et les masques dédiés, et tout cela aurait d’ailleurs dû être mis en place dès janvier, sans oublier la mise à niveau du service de soins réclamée depuis des années.

En fait, il n’y a pas de contradiction entre prendre toutes les mesures adéquates en amont et ne pas affoler la population puisque, répétons-le, c’est bien plus l’hygiène de base et le quadruplement de l’offre hospitalière qui sont efficaces, bien plus qu’un confinement symbolisant en fait l’échec patent des politiques et de leurs conseillers…

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
robert

Il y a du vrai, mais pas facile amettre en oeuvre une politique de protection individuelle/collective, il n’y a qu’a regarder les queues au super marché et le comportement de certains abrutis…

POLYEUCTE

Effectivement, en cas de Guerre, on installe des Hôpitaux de campagne.
“A la Guerre comme à la Guerre !”

Phil93

127 morts en france…
ce qui est particulier à ce virus c’est la vitesse avec laquelle les stats changent !

Chiffres confirmés, avec 148 morts, sachants que les décès demandent une précaution supplémentaire pour confirmer la cause de la mort ce qui explique qu’ils ne soient pas encore tous rapportés.

Monique Droit

Très bien!

LSAO

Merci Monique !

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