Face à Marion, les tremblements compulsifs de Valls sont révélateurs

Publié le 12 mars 2015 - par - 8 198 vues

 

Valls-a-Marion-Marechal-la-haine

Alors que Marion Maréchal-Le Pen le prend à partie en faisant le constat de sa nervosité et de sa facilité à l’injure et à la diffamation envers les élus et les électeurs du Front National, un parti légalisé par la divine République dans lequel se reconnaissent 30% des Français, soit un tiers de la population qui sont ostensiblement et régulièrement méprisés, stigmatisés et insultés par leur propre premier ministre, un homme supposément, à en croire le nom cocasse de son parti, à l’écoute de tous les Français sans distinction, un homme qui sur d’autres thèmes n’hésite pas à condamner la même stigmatisation dont il use lui-même avec ardeur.

La jeune députée rappelle les fonctions élémentaires de ce pourquoi Manu-le-Chimique est rétribué, à savoir s’occuper des affaires courantes du pays, du chômage, du communautarisme agressif, au lieu de faire campagne pour son parti en dépensant sans compter l’argent des contribuables, y compris de ceux qui votent FN et que les socialistes au pouvoir sont tout de même bien heureux de ponctionner pour compenser le manque à gagner de ceux dans ses rangs qui font de l’évitement de l’impôt une philosophie de vie.

Charlie Hebdo faisait savoir en octobre dernier, soit trois mois avant son funeste attentat, que Manuel Valls avait déclaré un appartement parisien de 44m2 alors qu’il fait en réalité 200m2 (1). Le moins qu’on puisse dire c’est que le ministre n’a pas le compas dans l’œil !

Prenant la parole pour répondre à une salve dans laquelle chaque mot pesé faisait mouche, Manuel Valls, comme pour se rassurer, se tient la main tout en s’approchant du micro.

Devant une Ségolène Royal arborant le visage contrit des jours où ça la démange de demander pardon, la lèvre navrée, les yeux battus, la mine triste et les joues blêmes, consciente sans doute d’avoir devant elle un canasson hargneux complètement à côté de ses sabots, une sorte d’outsider dopé pour la deuxième course de Longchamp, Monsieur « Quand même ! », ce venu d’Espagne que la France a bien voulu naturaliser et qui se déclare pourtant, dans une ingratitude remarquable, éternellement lié à un autre pays que celui qu’il gouverne, semble tellement prendre la mesure de sa chute vertigineuse qu’il en perd l’usage de ses membres.

Dénué du moindre argument à opposer à ceux édifiants de l’insolente Marion quant aux faux diplômes de Cambadélis, aux comptes bancaires externalisés de l’ancien ministre du Budget Cahuzac, entre autres, notre canasson ministériel se contente de fustiger son intervention la qualifiant gratuitement d’illustration de l’extrême droite. Il risque de se passer longtemps avant de savoir ce qu’il entend par là.

Avouant qu’il mène campagne pour la victoire de son parti aux prochaines élections au lieu de travailler aux affaires du pays, Valls justifie son combat par la menace du vote FN, un véritable raz-de-marée annoncé qui lui fait mouiller son pantalon et menacer son interlocutrice : « jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser. (…) Ma responsabilité c’est de faire en sorte que ce ne soit pas possible. Je ne veux pas que le 22 mars, ce pays, ma France, se réveille avec la gueule de bois ». Disons que la gueule de bois dure maintenant depuis près de trois ans…

Najat Vallaud-Belkacem a justifié l’excessif emportement de son camarade par le fait que la lutte contre le FN serait pour lui « le combat de sa vie ». Oui, carrément. Peut-être écrira-t-il un jour ses mémoires dans un recueil dédié à sa lutte contre le FN qui serait intitulé, qui sait, « mon combat »…

Il est bon de rappeler que des historiens patentés spécialisés dans les études sur le fascisme considèrent que le Front National n’en fait pas partie et l’historien René Rémond avait même déclaré au Figaro le 6 octobre 2005 que le FN était un parti populiste (du peuple) qui s’inscrivait « dans le cadre de la démocratie représentative ».

Valls mène donc campagne, explique-t-il, parce que, comprenez-vous, c’est important deux mois après l’attentat contre Charlie Hebdo de combattre l’extrême droite… On comprend qu’il suggère à demi-mots que les frères Kouachi étaient vraisemblablement encartés au FN, ce en quoi il est tout à fait dans l’esprit du 11 janvier puisque la manifestation censée protester en faveur de la liberté d’expression s’est, par un mystérieux retournement des choses, transformée en manifestation contre le FN. Le FN c’est mal, c’est le conservatisme à la papa, le socialisme c’est bien, c’est le progrès, c’est les sursis accumulés, c’est les 5,5 millions de chômeurs, c’est les faux diplômes, c’est la France apaisée, c’est la fête du Ramadan avec l’argent des Parisiens, c’est les dîners du CRIF, c’est les égorgements discrets, c’est le communautarisme et la libanisation, c’est l’immigration pour tous, c’est les clochards dans les rues, c’est les mamies mortes d’avoir organisé des lotos, c’est des jeunes mis en prison pour avoir manifesté en faveur de la famille traditionnelle. Un vrai progrès !

El Matador continue de bluffer sans vergogne : « face à vous, face à vos candidats, ils sont des dizaines, madame, à tenir des propos antisémites, à tenir des propos racistes, à tenir des propos homophobes, à tenir des propos sexistes, à s’en prendre à des ministres de la République. Vous voulez que je vous donne toute la liste ? ». Ah oui, on aimerait bien, oui.

Il faut noter sur ce point que le Figaro s’est également particulièrement illustré dans le bluff en titrant aujourd’hui « Valls indigné des propos du FN contre Taubira » avec un article dénonçant des propos racistes d’une élue de Juvisy-sur-Orge encartée à… l’UMP !!!

Valls-louchant-10-mars-2015

S’énervant soudainement, les yeux secoués de spasmes oculaires inquiétants, louchant même, Valls appelle hypocritement et opportunément notre pays « ma France », indiquant par là que la France ne serait pas le pays de Mme Maréchal-Le Pen (« Madame, jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et dire que vous n’êtes ni la République, ni la France »), et que par conséquent, il ne serait pas non plus le pays des 30 % d’électeurs de son parti. Quand on sait que la majorité des électeurs du FN sont des Français de souche, il y a de quoi s’étrangler. On a bien compris que M. Valls avait un plan de peuplement dans ses tiroirs, mais tout de même, il pourrait y mettre les formes !

Au fur et à mesure qu’il avance dans sa diatribe, on le voit avec incrédulité secoué de spasmes étranges avec ses bras oscillants tel un vieillard impotent, sa main gauche tremblant si gravement que sa main droite doive lui venir en aide pour la retenir de faire on ne sait quel irréversible geste. Que « ta main gauche ignore ce que fait ta main droite », lit-on dans l’évangile selon Matthieu, la main droite de Valls semble, elle, tout savoir des activités honteuses de sa main gauche. Cet homme est effrayant, laid de la haine qui l’habite et le consume jusque dans ses rictus.

Sans doute son belliqueux et guerroyant ami Bernard-Henri Levy lui aura-t-il fourni des amphétamines ou autre chose pour le mettre dans de tels états de sauvagerie de plus en plus récurrents dans lesquels on le trouve, les yeux exorbités, le teint pourpre, les lèvres pincées, les suées parfois essuyées à grands coups de mouchoir.

Criteres-discriminatoires

Manu-le-Chimique poursuit : « Je ne confonds pas, madame, les électeurs du Front national, je ne confonds pas les Français avec vous et je veux leur dire que vous les trompez, que votre politique mènerait à la ruine. Vous trompez les petites gens, vous trompez les ouvriers, vous trompez les agriculteurs, vous trompez ceux qui souffrent alors il est temps que dans ce pays il y ait un débat, qu’on déchire le voile, la mascarade qui est la vôtre ».

Ah les « petites gens »…!  Aux yeux du parvenu créchant dans un appartement aux cinq salles de bains, sans Roms ni clochards à 500m à la ronde parce que c’est sale, on ne peut être qu’un sans-dents crétin pour voter FN, un sans-dents qu’il est facile de rouler dans la farine en raison de son QI particulièrement bas.

Pas question pour lui de remettre en question la propre politique de son parti qui a mené la France à une telle débâcle ministérielle et sociétale, pas question de s’excuser pour cet échec cuisant d’une gouvernance qui n’aura servi que les intérêts de ceux qui tiennent les rênes du régime, ces apparatchiks notoirement hostiles au peuple qui ne partage pas comme eux les beuveries élyséennes, ce peuple qui n’a pas les moyens de faire virer les racailles qui le menacent là où d’autres ont le pouvoir de faire nettoyer les trottoirs de la rue Keller, ce peuple encore qui se fait copieusement insulter et mépriser par la fille illégitime d’un ancien président cagoulard, manifestant en février 1935 contre les métèques et contre « l’envahissement des étrangers », fille donneuse de leçons à l’ingratitude crasse que les Français dans leur totalité ont pourtant entretenue avec sa mère sur leurs propres deniers.

Caroline Alamachère

(1) “À lire le règlement de copropriété de l’immeuble, les lots réunis — dont 14 appartiennent en nom propre à Anne Gravoin, qui a épousé Valls sous le régime de la séparation de biens — permettent de regrouper pas moins de 7 pièces de séjour, 4 chambres, 5 salles d’eau ou salles de bains, ainsi que 5 cuisines et 2 terrasses”, détaille Charlie Hebdo, lequel estime entre “210 et 250 m2” la superficie de ce bien, le tout pour un prix compris entre “1,68 million et 2 millions d’euros“. (http://www.planet.fr/politique-manuel-valls-declare-posseder-un-44m2-mais-vit-dans-plus-de-200m2.705981.29334.html)

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