Les États-Unis ont toujours voulu coloniser l’Europe

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L’objectif des États-Unis est précis : l’Europe doit devenir une succursale uniquement nécessaire à son développement économique. 

Déjà en 1943, les Américains exigeaient que la France abandonne son empire et que l’Europe devienne « de nouveaux états » des États-Unis. 

N’arrivent-ils pas à ce résultat quelques décennies plus tard, notamment grâce à l’OTAN et avec la complicité des dirigeants de l’Union européenne qui, il est nécessaire de la rappeler, n’ont jamais été élus par les citoyens d’aucun des pays membres et prennent donc des décisions trop souvent contraires à leurs intérêts souverains. Par exemple sur l’immigration et, actuellement, sur le gaz et l’électricité, mais également sur les contraintes imposées par la CEDH ? 

14 au 24 Janvier 1943, conférence de Casablanca.

Les Américains avaient débarqué sur les côtes nord-africaines deux mois plus tôt. Ils étaient, enfin, entrés en guerre.

Considéré comme inexistant par Roosevelt, De Gaulle avait été totalement tenu à l’écart de l’opération «Torch» et son avis n’avait même pas été sollicité par les « Alliés ».

Informé par Churchill, une fois l’opération engagée, De Gaulle ne peut s’empêcher de s’écrier : « J’espère que l’Armée française les rejettera à la mer » (en parlant des Américains et cela prouve sa très grande amertume).

Cependant il lance de Londres un appel dès le 8 novembre déclarant l’entrée en guerre de l’AFN aux côtés des Alliés.

Le président des États-Unis ne tenait absolument pas à sa présence lors de cette conférence.

Le seul représentant de la France devait être le général Giraud, récemment arrivé à Alger et immédiatement installé comme commandant en chef de l’Armée d’Afrique.

Il n’hésite pas à déclarer à Churchill : « Nous devons nous séparer de De Gaulle, parce qu’il s’est montré déloyal et indigne de la confiance de nos deux gouvernements et parce que ces derniers temps il s’intéresse bien davantage aux intrigues politiques qu’à la poursuite de la guerre. »

Le but officiel de cette conférence était de «préparer la stratégie des alliés pour un débarquement sur les côtes françaises».

Mais la réalité est tout autre.

Si Roosevelt a décidé de lancer l’Amérique dans cette guerre, qui jusqu’alors ne la concernait pas, c’est qu’il a un autre objectif bien précis : mettre la main sur l’Europe, sur toute l’Europe y compris la France.

C’est dans ce but qu’a été créée l’AMGOT (Allied Military Government in Occuped Territories) fin 1942, dont le siège se situe dans l’université de Charlottesville (état de Virginie), et cela moins de trois mois avant la conférence de Casablanca.

Cet organisme est, dans un premier temps, chargé de former des administrateurs destinés à diriger les pays européens dès leur libération et cela jusqu’à l’élection démocratique d’un gouverneur.

L’envahissement de l’Europe est programmé dans cet objectif tenu secret et connu uniquement en Europe par Churchill. Le but de Roosevelt est d’englober dans les États-Unis d’Amérique les États-Unis d’Europe sur le même modèle

Roosevelt souhaite savoir si d’autres gouvernements européens sont prêts à adhérer à son immense projet, en dehors de l’Angleterre, et à commencer par la France.

Il a envoyé auprès du général Giraud, commandant en chef civil et militaire, Jean Monnet, son représentant français (il sera plus tard l’un des pères fondateurs de l’Union européenne) afin qu’il négocie la création du Comité français de Libération nationale.

La présence donc du général Giraud est absolument nécessaire, puisqu’il est considéré sans équivoque comme le seul chef militaire de la France combattante.

Churchill tient absolument à ce que De Gaulle soit présent.

Le problème est que, d’une part, ni Roosevelt ni Giraud, ne souhaitent le rencontrer et que, d’autre part, De Gaulle refuse d’être placé hiérarchiquement sous les ordres du général Giraud.

Churchill se voit donc devant l’obligation de menacer De Gaulle de le virer d’Angleterre s’il n’accepte pas cette confrontation.

Contre sa volonté le « général de Londres » est donc présent et les Alliés finissent par obtenir cette fameuse poignée de mains entre les deux généraux qui se détestent et dont la photo fera le tour du monde.

Roosevelt pose immédiatement ses deux conditions principales :

1 – Il faut que les marchés européens s’ouvrent dès leur libération aux produits américains.

2 – Il faut que l’empire colonial français soit décolonisé dans les 30 années à venir.

Le général Giraud quitte immédiatement la réunion en claquant la porte.

De Gaulle reste et accepte… on connaît la suite. Il a souscrit sans le moindre scrupule à ces conditions qui peuvent lui permettre d’atteindre ses buts :

*Acquérir une légitimité qu’il est loin d’avoir.

*Rester le seul interlocuteur français auprès des Alliés et préparer ainsi son destin national : devenir l’unique chef de la France libre.

Cela a toujours été sa seule ambition et pour l’atteindre il accepte de vendre son âme de patriote et surtout de « vendre » la France.

Je veux bien mettre au crédit de De Gaulle qu’il n’a pas souscrit, après la victoire, à ce que la France devienne une « colonie » de l’Amérique, mais cela prouve que sa soif du pouvoir personnel, à cet instant-là, était sa seule priorité.

Dès son retour à Washington Roosevelt se confie à sa femme, Eleanor, sur ce qu’il pense de De Gaulle : « Le général est un soldat, patriote certainement, dévoué à son pays, mais en revanche, c’est un politique et un sectaire et il y a chez lui, je crois, tous les attributs d’un dictateur. »

Je suis loin d’être un admirateur du général mais, lui, « avait compris » ce que tous nos dirigeants depuis ont bien pris soin d’ignorer !

Manuel Gomez

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18 Commentaires

  1. Manuel, des passages de votre article m’insupportent, mais une fois n’étant pas coutume « vous ne dégommez pas le Général comme vous avez l’habitude de la faire » ! Bravo ! Mais pour autant commencez-vous à comprendre pourquoi il a laisser tomber l’Algérie » ? Vous savez cette histoire de l’huile et du vinaigre que nous vivons tous les jours sur notre territoire et qu’il voulait ainsi éviter ? Il fallait tuer « le père » et ses successeurs l’ont fait au-delà de toutes espérances… En ce qui concerne l’€urope, oui les Américains sont derrière depuis le début, raison pour laquelle je dénonce MONNET et SCHUMANN les soit disant pères de cette escroquerie bien entretenus depuis par tous les politicos-mafieux au pouvoir depuis 50 ans en France…

  2. JE HAI AU PLUS HAUT POINT LES USA FOUTEURS DE MERDE AVEC LA CIA DANS LE MONDE TOUT CELA POUR ASSEOIR PAS SEULEMENT EN EUROPE DEPUIS 1943 MAIS DANS LE MONDE ENTIER

    EN FRANCE LES USA SONT AIDES PAR MACRON UN PANTIN QUI DEVRAIT ÊTRE EN TAULE POUR HAUTE TRAHISON ET ARNAQUES EN TOUS GENRES.
    HEUREUSEMENT BEAUCOUP DE PEUPLES MAINTENANT SONT CONTRE LES AMERICAINS ET LA FRANCE, ET PAS DES MOINDRES(LA CHINE LA RUSSIE , L’INDE; LE PAKISTAN ET ENFIN LE CONTINENT AFRICAINS).GARE AUX AMERICAINS S’ILS POUSSENT LE BOUCHON TROP LOIN ILS EN SUBIRONT LES CONSEQUENCES ET CE SERA TANT MIEUX POUR LE RESTANT DU MONDE.JE NE SUPPORTE PAS LES DONNEURS DE LECONS

  3. D’après vous il faudrait donc être un admirateur de Jean Monnet…..envoyé de Roosevelt!!!???

  4. Malgré tout nous sommes devenus , de fait , une colonie des US ; que ce soit économiquement ou culturellement .
    D’abord par la musique , les rythmes d’après guerre , ensuite le rock’n roll des années 60 , les bagnoles américaines des années 50 , le plan Marshall ; la colonisation par coca-cola et les burgers , Mc-Do et affiliés .
    Il n’est que de voir aujourd’hui même , nos chaînes télé publiques et TNT largement inondées de niaiseries anglo-saxonnes – à 80% – de la daube en barre comme « .génération Alaska  » avec les Brown : des blaireaux rustauds et incultes prétendants être survivalistes … quelle dégringolade !
    Surveillés par la NSA , services infiltrés par la CIA – les traîtres Monnet et Schuman – l’UE n’est là que pour nous soumettre à leur volonté ET LEUR RAPACITE !

  5. Ah je pensais que c’était l’Europe qui avait colonisé les Amériques.

  6. Churchill était une ordure comme B Johnson et tous ces satanistes qui détruisent le monde !

  7. Non monsieur Gomez, non, encore non et toujours non ! Votre rancoeur (que je peux comprendre) vous aveugle…

    Roosevelt souhaitait des gens comme Géraud ou Monet, parce que c’était des gens qui acceptaient par avance la mainmise américaine sur la France et l’Europe…

    De Gaulle avait de l’orgueil pour notre pays, et pas pour lui ! Pour de Gaulle le leitmotiv c’est France, Indépendance, Souveraineté, Droit des nations, responsabilité, liberté d’action pour la France !

    Tout l’inverse de nos dirigeants actuels…

    • Et oui « LEE ». GIRAUD, MONNET, SCHUMANN, et bien d’autres ont comploté contre C. de GAULLE et la France ! Mais « LUI » était un vrai PATRIOTE. Pour preuve qu’il ne se souciais pas seulement de son avenir tient dans le fait qu’il s’était retiré de la politique et « qu’ils sont venu le rechercher » lorsque les choses allaient très mal en France. De même lorsqu’il a lancé son dernier référendum il avait annoncé que si le non l’emportait il se retirerait. C’est ce qu’il a fait ! S’il avait été plus jeune à cette époque, la France n’en serait pas où elle en est aujourd’hui !…

  8. sauf que un de gaulle n’est plus là, un macron collabo l’a remplacé; toutefois aujourd »hui on peut, on doit même refaire de l’anti américanisme raisonné

  9. Les dirigeants américains ont toujours eu la fibre impérialiste, pour eux nous ne pouvons être que leurs vassaux, des sujets de leur empire militaire et marchand, ils n’ont au fond que mépris pour la vieille Europe que leurs ancêtres ont quittée sans regrets. Les soldats qui sont venus combattre chez nous et pour pas mal d’entre eux y mourir, ont droit à tout notre respect et notre gratitude parce qu’ils avaient tout à perdre et rien à gagner. Les nombreux cimetières militaires qu’il y a dans la campagne environnante où je fais du vélo en témoignent pour eux, il ne faut pas l’oublier, mais leurs dirigeants et Roosevelt notamment n’ont jamais eu cette grandeur d’âme.

    • Sauf que ce sont les RUSSES qui ont véritablement laminé les teutons ! Oui les Américains ont apporté une aide précieuse particulièrement lors du débarquement. Mais cela car ils avaient effectivement des vues entre autre sur le territoire Français. Heureusement que nous avons eu alors CdG qui les a priés de fermer leurs bases et de « foutre le camps » Conclusion : Sans les Russes nous parlerions peut être Allemand (cette langue horrible), et sans C. de Gaulle peut être l’Amerloc….

  10. Zemmour est un admirateur de De Gaulle. Chacun en tirera les conclusions qu’il veut…

    • Les miennes sont toutes vues : VIVE « Z », la NATION, et ceux qui la défende.

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