Les Ex-musulmans de France tendance Fourest préfèrent diffamer Riposte Laïque qu’attaquer l’islam

Publié le 8 juillet 2013 - par
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« L’islam, c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement » (Ferhat Mehenni)

Ce samedi se tenait la première réunion du CEMF (Conseil des Ex-Musulmans de France) créé par Waleed Al-Husseini, un bloggeur palestinien qui nous avait accordé le 24 juin dernier une interview (1) où il évoquait cet islam incompatible avec ses propres principes humanistes, et son refus de traiter les femmes de sa famille selon la « logique tordue » de l’islam.

En toute logique, cet après-midi devait se dérouler sous les meilleurs auspices.

Waleed a raconté durant de longues minutes son histoire, sa persécution violente en raison de son apostasie affichée et de sa dénonciation des versets coraniques appelant au rejet des non-musulmans, incitant même les musulmans à les tuer, il a évoqué les menaces de mort sur sa personne, notamment par l’infâme Qaradawi. Les chefs d’accusation contre lui : incitation à la haine interconfessionnelle, outrage aux représentants des religions, et offense aux sentiments religieux. En Occident les athées d’origine musulmane sont condamnés à cacher leur athéisme par peur de représailles de la part de leurs proches, et de violences à leur encontre. La montée de l’intégrisme en Europe y menace, selon lui, l’identité culturelle et les valeurs de tolérance.

Il a été le seul intervenant lucide sur l’islam, avec un jeune Marocain, rappelant que « le problème est dans l’islam, dans les fondements-mêmes de l’islam ». Bien que selon lui le premier nettoyage ethnique fut pratiqué par Mahomet lui-même, les autres invités martelaient à qui mieux-mieux que le problème était l’islamisme et rien que l’islamisme, et en aucun cas l’islam. Athées apostats peut-être, mais fidèles à la vie à la mort à l’islam de leur enfance.

A plusieurs reprises Riposte Laïque a été désigné comme la bête immonde, ultra raciste, plus à droite que le FN, plus à droite même que l’extrême droite. Ben dis donc…

18juinpascalIl semble que la jalousie ait été à l’origine de cette hostilité ambiante, Waleed ayant préféré accorder sa première interview à notre journal, ce dont nous le remercions vivement.

Oui, hier, nous avons vu l’agressivité, les doigts accusateurs « vous, Riposte Laïque ! », « vous les Français ! », « vous les Européens ! ». Diable ! Que de toxines mentales ont été lâchées de certaines bouches comme autant de vesses !

Et pourtant, à Riposte Laïque nous tenons exactement le même discours que celui de Waleed lorsque nous désignons l’islam comme problème. Irshad Manji dit la même chose que nous, Taslima Nasreen, Salman Rushdie, Ayaan Hirsi Ali, Malika Sorel, et beaucoup d’autres encore. Tous, nous dénonçons en chœur l’islam et son maudit bouquin. Mais par un curieux et inexplicable antagonisme mental, lorsque ce sont ces célèbres témoins qui cognent sur l’islam les pseudos philosophes en chemise et autres essayistes blondes tombent en pâmoison quasi-orgasmique, alors que l’expression de constats identiques émanant de RL nous voue immédiatement aux gémonies. Et la moindre tentative pour dénoncer la dichotomie de cette appréciation est aussitôt étouffée par l’insulte gratuite. Il est tellement plus facile d’insulter et de réduire au silence que de trouver des arguments pour répondre…

« Beaucoup de musulmans modernes disent que les fondamentalistes ont tort, que ces derniers ne représentent pas le vrai islam, et que celui-ci n’a jamais prescrit d’assassiner les incroyants. C’est faux ! C’est bien l’islam, le vrai islam, l’authentique islam, qui prescrit de tuer les apostats et les incroyants. Cela est explicite dans le Coran. Le Coran dit même que l’on peut tuer les juifs et les chrétiens et que, si on se lie d’amitié avec eux, Allah promet l’enfer » (Taslima Nasreen, ex-musulmane).

Prenant la suite, la réalisatrice tunisienne Nadia El Fani nous a expliqué que ne pas faire le ramadan relevait de « l’attentat à la pudeur ». Son dernier film a par ailleurs été considéré comme une insulte à la « personne » de Dieu. Oui, c’est nouveau, ça vient de sortir, Dieu est une personne !

La conclusion de son intervention fut sans appel, l’islamisme seul était condamnable, surtout pas l’islam ni les musulmans. Ce sera donc le leitmotiv de toute la conférence où chacun aura à cœur de dédouaner l’islam malgré des similitudes comportementales flagrantes quel que soit le pays d’origine et l’époque historique.

Ce qui est amusant c’est que les intervenants qui répugnaient à taper sur l’islam tenaient paradoxalement des propos qui les trahissaient. Ainsi cette Marocaine, alors qu’elle évoquait la fatwa lancée en avril dernier par le Haut Conseil des Musulmans appelant à tuer les apostats (3), déclarait sa joie d’avoir apostasié mais se trahissait en même temps : « on n’est plus musulmans, on partage les valeurs d’égalité » ! Faut-il comprendre que lorsqu’on est musulman on ne les partage pas ? Pourtant on nous a bien dit que seul l’islamisme posait problème…

« Ô croyants! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens, ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers » (5.51) (post-hégire) (4)

« Ô vous qui croyez ! Les infidèles ne sont qu’impureté » (9.28)

« Et tuez ceux-là [les mécréants], où que vous les rencontrez » (2.191)

« frapper les infidèles à la tête » (47.4)

L’islam c’est« la paix, l’amour et la tolérance » nous répète le chœur islamophile, la tête pivotant frénétiquement de gauche à droite dès lors qu’on pointe l’intolérance et la haine instituées par le coran.

Une Anglaise particulièrement avenante, aimable et délicieuse, n’aura de cesse de crier « be quiiieeet !!! » à plusieurs reprises en fin de la réunion pour empêcher le public de s’exprimer, de contester, accompagnant son commandement d’un geste éloquent, un doigt passant d’un côté à l’autre de la bouche, comme ce geste fait parfois au niveau du cou lorsqu’on trace dans l’air le fameux sourire kabyle… Cette onctueuse personne, Maryam Namazie, acceptait d’être filmée « sauf par les gens de l’extrême droite et Riposte Laïque ». Décidément, c’était notre fête ! Elle a ajouté qu’à gauche les gens défendaient les islamistes, tout comme ceux de l’extrême droite, puis que les musulmans étaient les premières victimes, se trouvant en première ligne de front pour lutter contre l’islamisme…

Mais si l’islam n’est pas le problème, pourquoi s’insurger d’y constater l’infériorisation de la femme ? Si l’islam n’est pas le problème, pourquoi les apostats encourent-ils le courroux d’Allah dans le coran et sont-ils réduits à vivre cachés, à devoir user de pseudos par crainte d’être rejetés par leur famille et leur communauté ? Si l’islam n’est pas le problème, pourquoi les voix des chrétiens, des juifs et des athées n’ont-elles pas autant de portée dans les pays musulmans ? Si l’islam n’est pas le problème, pourquoi frémir du jihad exigé par le coran ?

Selon un intervenant marocain, s’appelant Mehdi je crois, « l’ignorance est le 6e pilier de l’islam ». Son constat est que ses référents en islam l’ont systématiquement découragé à chaque fois qu’il leur posait des questions, par peur de voir ébranlée sa foi s’il trouvait des réponses. Comme Waleed, il dénonçait bel et bien l’islam et non l’islamisme, son effet limitatif pour la raison dès lors qu’on y adhérait, et concluait qu’on ne pouvait pas en sortir équilibré. Evacuant la distinction surfaite entre les deux notions et enjoignant les autres apostats d’oser dénoncer le contenu du coran, il résumait sa pensée par cette évidence « cela ne sert à rien de se demander s’il faut casser l’œuf par le petit bout ou par le gros bout : l’œuf est pourri et c’est tout ». Or, c’est exactement ce que nous répétons dans nos colonnes, ni plus ni moins.

Pour lui l’âge d’or des musulmans est celui où il y a eu le plus d’athées, rappelant que lors même de la rédaction du coran il s’est trouvé des gens pour en dénoncer l’ignominie.

Mais cela n’aurait rien à voir avec l’islam…

La responsable d’une association pour la laïcité et la mixité en Algérie nous a raconté les interruptions des programmes télé à l’heure de la prière, la chape de plomb permanente, la saturation d’être sans cesse arrêtée dans la rue par ses concitoyens musulmans pour répondre du fait de manger ou de boire durant le ramadan. En France aussi de tels cas existent…

Visant Pascal Hilout et alors que ce n’était pas le sujet, cette dame n’a alors rien trouvé de mieux que d’exprimer son ressentiment envers RL parce que nous mettrions dans le même sac musulmans et arabes sans distinction et ne serions donc que d’odieux racistes. Dire cela devant Pascal (né Mohammed quand même !), l’un des plus valeureux porte-drapeaux de notre journal, et alors que nous avons aussi des fidèles et talentueux contributeurs d’origine maghrébine et arabe au sein de la Rédaction, c’est tout de même un peu fort de café !

Il faudrait aussi que tous ces gens qui nous ont fusillés gratuitement du regard et du doigt s’interrogent sur la logique consistant à porter un prénom musulman et à en donner un à son enfant si on n’est pas musulman. Comment, sinon, prétendre en vouloir aux occidentaux (car la confusion a bel et bien été notée comme habituelle chez l’ensemble des occidentaux) de considérer comme musulman tout porteur d’un prénom issu de l’islam ? Excusez-nous de ne pas percevoir cette subtilité, d’autant plus que vous vous cachez…

Caroline Fourest a ensuite fait une intervention sans réel intérêt, si ce n’est pour nous jouer la sempiternelle rengaine sur la proximité anti-islam = raciste, à quoi on lui fera la non moins sempiternelle réponse : l’islam n’est pas une race.

Enfin, ce témoignage de la représentante d’une association de défense des femmes en Seine-St-Denis originaire d’Algérie déversant sa lassitude à l’auditoire. « Si je sors maquillée je me fais lyncher » a-t-elle avoué. A son adolescence elle a contesté l’absence de droits des femmes dans les religions, notamment dans l’islam, puis a ensuite échappé à des mariages forcés. Agressée dans les années 80, on lui avait alors conseillé de mieux s’habiller, de ne pas porter de tenues provocantes… Ben voyons…

Côtoyant de nombreuses femmes voilées dans son quartier « anti féministe », elle a dénoncé les politiciens complices de la situation, concluant son discours sur sa joie de pouvoir enfin passer ses vacances hors de son quartier, et même de la France, durant le ramadan parce qu’elle en a « ras le bol ».

Mais cela n’aurait rien à voir avec l’islam…

En cherchant sur internet on trouve un tout autre discours que celui des amis de Caroline Fourest. Ainsi un apostat belge raconte le calvaire de son enfance où il était contraint de suivre des cours dans ce qu’il nomme « centre de torture pour enfants », dont un cours destiné à mémoriser strictement le coran sans qu’il faille y comprendre quelque chose. Il y était confronté à la peur et à la soumission, la supériorité de l’islam prévalant sur toute autre conviction. (5)

Constatant que son prophète n’était pas aussi sympathique que ce qu’on voulait bien lui faire croire et vu la difficulté à se reconnaître dans un dogme dans lequel il s’était pourtant construit, il a dû se raccrocher aux pseudos-miracles pour compenser le fait d’avoir été trompé et trahi. L’un des intervenants nous avait d’ailleurs raconté que les jeunes musulmans croyaient dur comme fer à ces miracles. « Je ne me rendais pas compte que la première personne que je cherchais à convaincre durant tous ces débats était ma propre personne. Il me fallait désormais des miracles pour continuer à croire en l’islam ».

Il explique que lorsqu’un musulman s’extirpe de l’islam, il « ne peut plus se contenter de réponses toute faites comme c’était le cas dans la vie de musulman. On se forge désormais une morale, une éthique de vie selon le bon sens, la raison et non plus seulement à partir de doctrines établies plusieurs siècles plus tôt dans un contexte socio-politico-spacio-temporel qui n’est pas le nôtre », et « dans la vie pratique, on ne se sent plus oppressé par les interdits qui deviennent ridicules ».

Mais cela n’aurait rien à voir avec l’islam…

Cet apostat lucide évoque sa crainte de l’islamisation de la Belgique, non par les conversions, mais par la natalité débridée des musulmans : « Ce n’est donc pas par un nombre croissant de convertis qu’il faut craindre une islamisation de la Belgique, comme peuvent parfois le laisser penser les musulmans; c’est bien par la marmaille. Ce n’est pas un jugement, mais un constat: la surpopulation de la planète est le cadet des soucis du monde musulman. Ils sont trop fiers d’assurer leur descendance musulmane conformément d’ailleurs à l’intimation en ce sens de leur prophète ». Bizarrement, lorsque c’est un Européen de souche qui le dit – notamment dans nos colonnes – tout le monde sort les gousses d’ail et aussitôt on est accusé de racisme…

Mais cela n’aurait rien à voir avec l’islam…

Un autre apostat, confirmant d’ailleurs lui aussi avoir dû apprendre par cœur le coran en arabe sans jamais en comprendre un traître mot, affirme que les terroristes n’ont pas « une interprétation erronée de l’islam, en fait, ils interprètent l’islam très correctement. Théologiquement, c’est le devoir sacré d’un musulman de combattre jusqu’à ce que tout le monde se tourne vers Allah car il ne peut y avoir aucun autre Dieu ». (6)

« Si l’islam ne tuait pas les apostats, il aurait disparu » a dit Al-Qaradawi. (7)

La sincérité des apostats du Maroc, sur un autre site, apparaît d’autant plus authentique que eux connaissent l’urgence d’acquérir cette liberté de vivre et de parler, ce qui leur évite de manier cette sinistre langue de bois si usitée en France et dont nous avons eu l’illustration hier, comme en témoigne leur page d’accueil (8) : « Nous croyons que l’Islam, tel qu’il est reproduit dans les textes de base, empêche l’épanouissement des musulmans et la cohabitation harmonieuse et pacifique avec les non-musulmans. (…) Nous le constatons aussi au fait que les musulmans, vivant dans des pays ou territoires à majorité non musulmane, éprouvent des difficultés à vivre en harmonie avec les autres citoyens ».

Mais cela n’aurait rien à voir avec l’islam…

La conférence s’est conclue sur une agitation aux relents accusateurs et autoritaristes. L’auditoire était invité à poser des questions, sauf si le propriétaire du doigt levé faisait partie de Riposte Laïque, c’est à dire la moitié de la salle. Surtout ne pas donner la parole à des contradicteurs, c’est un peu trop dangereusement démocratique.

Notre Anglaise augmentait les décibels pour laisser s’exprimer son langage fleuri si plein de tolérance et de bienveillance, tandis qu’une jeune femme à droite applaudissait à tout rompre cette soudaine montée de hargne. « Vous les Français ! », « vous les Européens ! » accusait-on dans la cohue… clap-clap-clap, entendais-je sur ma droite.

Quelqu’un a alors évoqué l’Inquisition chrétienne, ultime tentative de dédouanement de l’islam de cette éprouvante après-midi. Or, en France il y a eu 42 exécutions sur la période de 15 ans durant laquelle l’Inquisition a été particulièrement active, ce qui fait une moyenne de 3 morts par an (9). Par comparaison, les fameuses Barbaresques ont fait des centaines de milliers de morts durant 1 000 ans, noirs et blancs, chrétiens et animistes…

Mais cela n’aurait rien à voir avec l’islam…

Tentant une percée alors que le chaos battait son plein, j’ai alors dressé un doigt fébrile et rageur afin de poser une question qui me brûlait les lèvres. Malheureusement, l’hostilité et l’agitation étaient telles que cela n’a pas été possible.

Ma question était toute bête : « Si c’est l’islamisme le danger et pas l’islam, pourquoi est-ce l’islam que vous avez choisi de quitter ? ».

Caroline Alamachère

(1) http://ripostelaique.com/interview-waleed-al-husseini-le-probleme-cest-lislam.html

(2) Elle avait fondé NPNS avec F. Amara, puis est passée chez les Verts. Elle est également l’inspiratrice des Femen, et roule maintenant avec C. Fourest

(3) http://fr.lakome.com/index.php/maroc/648-liberte-de-religion-texte-de-l-avis-original-publie-par-le-conseil-des-oulemas

(4) Post-hégire signifie que les sourates ont été écrites durant la période médinoise, c’est à dire durant la période sanglante et violente de la rédaction du coran. Elles sont abrogeantes, c’est-à-dire que toutes les sourates mecquoises pré-hégires, généralement présentées aux occidentaux pour leur tonalité bienveillante (Mahomet devait se faire des adeptes, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre), sont en réalité caduques. Tous les versets cités sont post-hégire.

(5)http://anti-islam.skynetblogs.be/archive/2013/03/01/interview-sur-mon-apostasie-de-l-islam.html

(6)http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1121

(7)http://www.youtube.com/watch?v=YMsg4LQM0BI )

(8)http://maroc.exmusulman.org/qui%20sommes-nous.html

(9) Historiquement correct – Jean Sévillia (p66)

Autres sources :

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2013/03/19/une-introduction-a-lapostasie-dans-lislam/

http://pointdebasculecanada.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=245&catid=7&Itemid=102

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