Les Femen, caricature de l’idéal du macho et de l’échec d’un certain féminisme

Publié le 7 septembre 2013 - par - 1 649 vues

Argh… dur le documentaire sur les FEMEN de l’Australienne Kitty Green « L’Ukraine n’est pas un bordel » présenté à la Mostra de Venise, qui révèle les propos de Viktor Svyatski sur les FEMEN et son rôle dans le mouvement.

« C’est vrai, reconnaît-il face à la caméra, je suis le patriarche d’une organisation qui lutte contre le patriarcat. Mais les paradoxes font partie de l’Histoire, et après tout Marx et Lénine étaient des bourgeois. » «  Il pouvait être horrible avec les Femen, explique Kitty Green, qui a vécu avec les activistes ukrainiennes pendant une année. Il leur criait dessus et les traitait de salopes.» « On l’entend dire de « ses » Femen : «  Ces filles sont faibles. Elles n’ont pas un caractère fort. Elles n’ont même pas le désir d’être fortes. Elles se montrent soumises, molles, pas ponctuelles, et des tas d’autres facteurs les empêchent de devenir des activistes politiques. Ce sont des qualités qu’il est essentiel de leur apprendre. »

Les FEMEN disent « La première fois que j’ai rencontré Victor, témoigne une des Femen, je lui ai demandé qui il était. Il m’a répondu : ‘ Je suis le père du nouveau féminisme ‘. »  « Victor, c’est un homme qui veut contrôler des femmes. Un brillant exemple, en somme, d’une nouvelle forme de patriarcat. » «  Nous demandons mercredi midi à Inna et Sasha Shevchenko, activistes de Femen présentes sur la Mostra, si cette révélation paradoxale sur les origines masculines du mouvement féministe ne risque pas de fragiliser, voire de décrédibiliser en profondeur le message du mouvement. «  Peut-être, réagit Sasha. Nous verrons bien. C’est un féminisme patriarcal, d’accord, mais ma conviction c’est que nous n’aurions jamais pu créer une idéologie aussi forte si nous n’avions pas vu de près cet exemple fou de patriarcat. Je suis reconnaissante d’avoir connu ce type d’hommes, que je déteste et qui ruinent la vie de la femme. Il y a des millions d’hommes de ce genre dans mon pays, en France en Italie ou chez vous. Alors il faut garder cette image de Victor dans nos esprits pour devenir plus forte et plus agressive contre le système patriarcal. » (http://www.lesoir.be/311310/article/actualite/monde/2013-09-04/un-macho-etait-tete-des-femen)

Plus gogo-te tu meurs.

Les FEMEN : idéal type du macho : jolies crédules prêtes à se plier aux pires caprices sur ordre et en premier lieu à se mettre nues.

fourest-femenVictor est quand même fort pour un petit macho : avoir réussi à domestiquer mentalement tout un groupe de filles et au-delà d’elles, à ridiculiser une bonne partie des féministes qui les ont vantées, et par là se sont réduites comme elles au niveau de dindes stupidement crédules et se sont décrédibilisées complètement par cet aveuglement et par l’acceptation de la méchanceté et de la furie comme principe d’action.

Les Femen sont la caricature de l’idéal du macho :

– de belles filles indubitablement, les autres ne valent même pas la peine d’être regardées,

– des filles à qui on peut faire croire n’importe quelles sornettes,

– l’inverse de la réalité : que mon cul c’est du poulet, et le strip-tease du féminisme,

– des filles qui acceptent de se mettre à poil, et en public s’il vous plait, et de s’exhiber avec des gestes obscènes devant des flics et des caméras en criant des slogans ridicules et pro-violences,  comme « viole moi » ou autres gestuelles de call-girl,

– des filles assez débiles pour gober n’importe quelles sornettes pour justifier ce déshabillage, genre une phrase creuse comme « nos seins sont nos armes »  devant laquelle elles restent ébahies la bouche ouverte et sans une seule idée traversant leur pauvre petite cervelle, comme des grosses abruties que sont les moins gourdes des filles,

– et puis montrer que les filles au fond c’est méchant, furieux, des garces, qui méritent bien d’être humiliées et qu’il faut bien mater et dresser,

– et capables de faire obéir d’autres filles en leur servant les mêmes arguments creux devant la bouche, elles restent bouche bée, stupides, cervelle vide, juste ravies qu’on les flatte avec un compliment pour leur faire croire qu’elles ont « compris » et qu’elles servent une grande cause,

– se prouver qu’on peut dresser les filles même par fille interposée : car c’est du lourd  n’est ce pas Victor ?

Les FEMEN et leurs admiratrices c’est la caricature de l’idéal du macho : bref « la connasse » dans toute sa splendeur, voilà l’apparence que Victor arrive à donner à « ses filles »,

mais de la fine, attention, de la belle, juste pour prouver que même les plus belles filles n’ont rien d’autre dans le cerveau que de quoi apprendre à se mettre aux ordres d’un homme qui sait s’y prendre,

car les filles comme dit Victor, c’est faible, les filles ça se dresse quoi, ça chiale et ça obéit quand même, plus ça chiale plus ça obéit et sans l’ouvrir,

c’est vraiment marrant comme on peut faire croire à la fine fleur du « mouvement féministe » les pires âneries, leur faire prendre les arguments les plus faux et creux et les plus machistes pour des vérités lumineuses et …. féministes :

là c’est quand même la jouissance du macho qui explose, s’enfiler mentalement pas seulement une fille et ses copines mais une bonne part de tout un mouvement qui se prétend « féministe », ça c’est jouissif,  ça fallait le faire Victor, t’es fort sur ce coup là.

Victor, ta raclée (http://www.liberation.fr/monde/2013/09/04/viktor-sviatski-un-manipulateur-dans-l-ombre-des-femen_929389 ) , tu sais quoi : oh non ce n’est pas bien et on la condamne, mais on n’a pas envie de pleurer dessus.

En admettant le pire, on pourrait se dire, en voyant comment le mouvement féministe est récupéré par tant d’autres, pour obtenir des femmes le contraire de ce qui est leur intérêt réel, le pari de gens comme Victor est largement gagné.

Le mouvement féministe a-t-il principalement réussi à défendre l’intérêt réel des femmes, tout en défendant l’intérêt général de tout le monde : pouvoir vivre une vie d’être humain et de femme, chacune selon ses talents, et pas seulement au service des autres, du moins pas au service des autres dans la non réciprocité …  ou a-t-il été instrumentalisé pour des intérêts particuliers « ultra-capitalistes » ?

Convaincre toute une génération de femmes de se laisser gaver d’hormones tout au long de sa vie pour pouvoir être baisées sans bornes et sans risque de marmaille : une réussite vraiment ?

Convaincre toute une génération de femmes que se faire larguer par leur mecs est la conquête d’un « droit » » au divorce, que la « garde partagée » est la conquête d’un droit à l’ « égalité », que pouvoir tuer des êtres humains vivants dans leur ventre est la conquête d’une « liberté » et que ne rien en ressentir et se taire là dessus est « normal », couche toi là, puis débarrasse toi de ça et ferme là … tu la fermes puisque t’es « libérée » m’enfin, t’as pas compris ?

Convaincre toute une partie du mouvement « féministe » que se prostituer ou être en cloque pour autrui est un « choix »

A voir comment les filles du mouvement « LGBT » se laissent berner par des arguments aussi éculés que ceux qui faisaient accepter à leurs grands mères qu’il faut bien qu’ils « aillent aux putes » ( parce que « les hommes ont des besoins irrépressibles … »),  et acceptent maintenant de penser qu’elles ne peuvent pas « refuser à leurs copains gays le droit d’avoir des enfants » et donc leur refuser le « droit » d’acheter des grossesses et leurs « œufs » à des femmes pauvres … on peut se demander quelles sont les bornes de la crédulité des femmes, et le résultat à ce jour du féminisme …

On en arrive aujourd’hui à faire accepter à des lesbiennes qu’il est insupportable de refuser à des hommes qui s’affirment transexuels  et « lesbiennes »,  d’entrer dans leurs associations lesbiennes, ( ben quoi , de quel droit cette salope refuserait de coucher avec moi ?) , insupportable de leur refuser de se faire appeler « femme » et insupportable de prétendre s’appeler « femme » et non pas uniquement « femme de naissance » ( !).

Comme l’a rappelé avec humour Christine Delphy, la fine fleur des « études de genre universitaire » en vient à se demander dans des mémoires « universitaires »  si l’on a le droit de dire « femme » sans se faire accuser de « discrimination », si «  les femmes » existent : un fait dont, comme elle le dit ironiquement, nul ne doute en dehors de l’université…

On peut se demander si le féminisme n’a pas largement été utilisé pour aller exactement à l’encontre des intérêts des femmes en leur faisant gober d’accepter « volontairement » la plus grande des précarités, le salariat et l’isolement, la précarisation totale pour elles et leurs enfants, la soumission et pire la destruction de leur corps au service du « plaisir » masculin, ce qui se traduit pour beaucoup d’entre elles, non pas au choix du renoncement à la maternité, mais à la contrainte au renoncement.

Aujourd’hui les lesbiennes sont utilisées « à fond » pour faire passer la pire horreur d’exploitation du corps des femmes par la GPA, et l’endoctrinement au renoncement à écouter son corps et à la consommation sexuelle depuis la maternelle, au nom d’une tromperie grossière, d’une escroquerie intellectuelle grosse comme une maison, prétendant que « le sexe n’est pas le genre », qu’il faudrait enseigner ce non sens dès la maternelle.

Une théorie du genre dont je montrerai par ailleurs pour répondre à Anne Zelensky, que telle qu’elle est présentée aujourd’hui et non pas par Simone de Beauvoir, elle est une arme contre non seulement les droits des femmes, mais le droit tout court, une arme pour les macs et pervers sexuels en tout genre, et aussi une forme de maltraitance immédiate des petits garçons.

Que la fine fleur du mouvement féministe n’ait vu que du feu au mouvement « FEMEN » est tout de même inquiétant non ?

Heureusement qu’un certain nombre de féministes sauvent l’honneur et n’ont jamais été dupes…

Elisseievna

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