Les Femen, idiotes utiles de la mondialisation et de l’islamisation

D’aucuns applaudissent les Femen, activistes aux seins nus, comme si elles étaient d’authentiques icônes de la Liberté, luttant pour la libération des femmes.

Nous remarquerons qu’elles formulent avec 60 années de retard les mêmes doléances que les féministes génériques : leurs seins nus sont exhibés comme des symboles de libération du corps féminin et leurs récriminations adressées généralement à l’Eglise et à ses fidèles.

Or, il y a belle lurette que l’eau bénite est passée sous les ponts, que ces dames peuvent exposer librement et à tous âges leurs tétons nus. Ce qu’elles ne se privent pas de faire, sur les plages, et même dans  les rues de France et de Navarre, sous des tissus divers qui n’ont plus rien d’opaque. Tandis que leurs fesses se laissent voir entre  pantalon taille-basse et Tshirt, souvent agrémentées d’une amorce de string et tatouages affriolants.

Cette exposition du corps féminin  participe d’une « libération » des mœurs contemporaines. que Catherine Millet qualifie très justement de « porno-démocratique ». Cette « culture du sexe »  s’affiche tous  les étés à la Une de la plupart des journaux (Libération, Le Monde, Les Inrockuptible, etc), rendant compte des dernières modalités du « sexe libéré » : sodomie dans tous ses états, « fist fucking », pornographie homo, bonnes adresses de « backrooms et leurs spécialités, hauts-lieux de l’échangisme, « cybersexe », etc…

En tel contexte, quel conservatisme les Femen croient-elles défier ?

Si elles croient vraiment, comme elles l’affirment, que leurs seins sont des armes, pourquoi ne montrent-elles pas plutôt leur cul ? L’effet provocateur et libertaire serait sans doute meilleur. Sans compter que, sur le plan pratique, l’exhibition du bas serait avantageuse si l’on considère qu’en plein hiver les angines et bronchites apparaissent plus par insuffisance de couverture du haut que par défaut de culotte.

Ri7Femenculs

Depuis trois décennies que les soixante-huitards sont aux commandes des institutions, qu’ils se sont employés à les subvertir, à mener une politique anti-conservatrice, l’édifice social et culturel s’est dégradé au point d’être aujourd’hui entrain de sombrer : éducation, enseignement, services publics,  police, justice, politique…

A quelle autorité, quel tyrannique censeur ces hystériques dépoitraillées adressent-elles leurs mots obscènes ? A une Eglise moribonde, qui ne sait plus à quel croyant se vouer, au point de tendre la main de l’amitié à ceux qui se flattent d’être ses ennemis et qui le prouvent par leurs actes criminels un peu partout dans le monde…

Faut-il s’étonner que ce soit dans les « pays de l’Est », qui n’ont jamais connu la « révolution libertaire », que soient apparues les Femen et autres Pussy Riot , groupuscules « libertaires » anachroniques qui n’ont rien d’authentique puisqu’elles sont recrutées, entraînées en Ukraine et financées par le milliardaire Soros, c’est-à-dire en service commandé pour les plus réactionnaires des factions : les mafias ploutocratiques de la finance mondialisée.

Vu que l’islamisation des pays occidentaux est utilisée comme un levier par ces mafias financières pour détruire la démocratie occidentale et lui substituer une nouvelle féodalité, on peut se demander pourquoi leurs créatures, que sont les Femen, sont allées récemment accomplir leurs exploits devant une mosquée parisienne et brûler ostensiblement un drapeau salafiste.

En s’attaquant au tyran authentique, en se portant solidaires d’une jeune femme tunisienne isolée (qui a pris le risque de s’exposer seins nus sur Facebook pour s’insurger contre la condition féminine en terre d’islam), les Femen se donnent les gants de la belle âme, de la noble rébellion… Mais remarquons  que cet exploit a suscité la démission d’un certain nombre d’entre elles.

Nous n’en sommes guère étonnés car aujourd’hui, la critique, la provocation et le « courage » n’ont cours que face à la foi chrétienne, parce qu’elle est pacifique et toujours prête à pardonner à son prochain. Mais ces « rebelles », ces « courageux provocateurs », fléchissent du genou devant le tyran dans la crainte qu’il lève son cimeterre.

Parlons donc de ce tyran : que pense t-il d’une société où des femmes s’exhibent sans retenue au quotidien, et a fortiori de celles qui s’exposent bruyamment à la vue de tous, les seins recouverts d’insultes et d’obscénités ?

Cette exhibition le renforce évidemment dans son mépris, elle lui donne un sentiment de légitimité dans son combat, son entreprise de conquête : une société à ce point dégénérée ne mérite t-elle pas l’anéantissement, par la loi islamique et par le sabre ?

Ainsi dénudées et avilies, les Femen non seulement ne forcent pas le respect des femmes mais elles attisent le mépris du tyran et suscitent son passage à l’acte.

Ce dont nous souffrons n’est pas d’un manque de libération sexuelle. Il y a longtemps que cette « révolution » s’est accomplie. Avec pour résultat un singulier désenchantement, dont rendent compte les ultimes revendications «libertaires » homosexualistes. Le fait qu’elles visent le mariage et la famille étant suffisant pour attester du désenchantement sexuel qui les frappe aussi.

Ce dont nous souffrons, c’est des conséquences de la « libération sexuelle », de l’extension de la permissivité. Car le désir ne peut être assouvi par sa satisfaction. La réalisation des fantasmes qui le sous-tend n’ouvrant qu’au recul des limites, cette quête de jouissance se transforme en frustrations quand elle bute finalement sur des obstacles infranchissables : le réel (différence sexuelle, fécondité, vieillissement…) et la Loi, dernier bastion de l’interdit (polygamie, viol,  pédophilie, meurtre…).

Le désenchantement hétérosexuel et homosexuel convergent en revendications communes car ils se fondent sur une même cause  :  la problématique de la différence sexuelle, que le mariage homosexuel et ses annexes parentales ont pour  visée de désintégrer.

Instruments occultes du totalitarisme mondialiste et financier, de l’idéologie libertaire qui le supporte, il n’est pas étonnant que les Femen, inscrivent dans leur label  la désintégration de la différence sexuelle. Ceci se confirme dans un de leurs mots d’ordres favoris , «  In Gay we trust », leur gesticulations et éructations obscènes qui s’appliquent à dénier la féminité exposée (corps dénudé, maquillage, etc), et leurs soutiens homosexualistes (notamment Caroline Fourest).

Pour préserver notre mode de vie, notamment le statut féminin pour lequel les femmes occidentales se sont battues, il est grand temps de mettre un terme aux dérives libertaires  contre-productives.

Si une réflexion créative sur la relation homme/femme, sur le désir et l’amour en tous ses états, reste toujours intéressante à mener, l’expérience des débordements de la vie intime dans l’espace public ainsi que les violences qu’ils induisent, nous montrent ses limites : nous n’avons rien à savoir de ce qu’il se passe dans le lit des autres. La vie sexuelle doit redevenir une affaire privée, et en tant que telle rester confinée dans l’intimité des alcôves.

Victor Hallidée

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