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Les femmes modernes n’ont pas de vagin, qu’on se le dise

(« Je ne suis pas un homme »)

Ah ah, la modernitude a quand même quelque chose qui nous étonnera toujours. Comment savoir ce que l’on est, à part peu de choses face aux nouveautés ?

Une jeune femme de l’université de Dundee a des problèmes en ce moment avec l’administration. Lisa Keogh encourt des mesures disciplinaires. Cette mère de deux enfants, âgée de 29 ans, craint désormais de ne pas pouvoir s’inscrire au barreau.

La raison ? Elle ne savait pas ce qu’est un contrat et ignorait les règles du droit pénal  ? Mais non, pas du tout. Lors d’un séminaire sur le féminisme de genre et la loi, elle aurait osé déclarer que « les femmes ont un vagin » et qu’elles ne sont pas aussi fortes que les hommes.  Car une femme qui a de la testostérone dans son corps depuis 32 ans est quand même, selon elle, plus forte que la moyenne.

Quelle idée d’avoir déclaré de telles absurdités. Comment peut-elle s’étonner d’avoir des ennuis ? En effet les femmes n’ont pas de vagin, c’est bien connu, depuis la campagne « osez le clito ». Même pour faire des bébés, puisqu’on fait des bébés éprouvettes.

Encore un machin inutile qu’il faut supprimer, comme l’ONU, le Conseil d’État, l’École de la magistrature et les magistrats.

On sait que les femmes ne sont pas moins fortes que les hommes depuis que les trans ont obtenu de faire du sport et des compétitions dans des équipes féminines ou d’être emprisonnés chez les femmes.

Ce sont donc des propos discriminatoires qu’a tenus Lisa Keogh, la honte soit sur elle. Que le Grand Cric la croque, au pays du grand cirque.

L’an dernier, Eva Poen, professeur d’université, avait déclaré que seules les femmes ont des règles. Elle avait été accusée de transphobie elle aussi.

L’auteur de Harry Potter, J.K. Rawling, a elle aussi été accusée de transphobie après avoir elle aussi rappelé la même chose. Harcelée, menacée de ne plus être éditée, elle s’est défendue en claironnant « ma vie a été façonnée par le fait d’être une femme. Je ne pense pas que ce soit odieux de le dire ».

En Angleterre, les élèves d’une quarantaine d’écoles ont été priées de ne plus venir en jupe. Cela faisait trop mal au petit cœur des trans. C’est d’ailleurs pour cela qu’on organise en France la journée de la jupe. Quel insigne bonheur pour un garçon que de se mettre en jupe avec du rouge à lèvres ! Autant que lorsqu’il (elle) conduit sa première voiture.

Au Canada, le mot « femme enceinte » est interdit car il fait trop souffrir les personnes en attente de GPA. Les médecins ne doivent pas identifier le sexe d’un nouveau-né car il faut lui laisser la liberté de changer, à une époque où tout change.

On a aussi un enfant de quatre ans qui se dépêche d’effectuer sa transition avant d’entrer en maternelle. C’est urgent, bien sûr.

Et puis on apprend que les hommes, quelle chance, eux aussi ont des règles. Ils vont pouvoir être enceints. Et avoir toutes les maladies qui jusque là étaient uniquement réservées aux femmes. Au nom de quoi étaient-elles réservées aux femmes ?… Il fallait partager ces privilèges.

(homme ayant ses règles)

Stop la transphobie ! C’est vrai quoi, les transgenres ont déjà beaucoup de courage pour affronter leur « transition », il ne faut pas en rajouter.

Quant on entend Arnaud Gauthier-Fawas, administrateur LGBTQQIAA + azertyuiop déclarer qu’il n’est pas un homme, malgré sa calvitie et sa barbe, on ne peut que compatir aux efforts des trans, non binaires, trop, peu ou pas genrés etc., pour évacuer les stéréotypes cisgenrés des pauvres hétéros binaires plein de préjugés arriérés que sont les hommes et les femmes blancs racistes et coloniaux de droâte.

(9) Arrêt sur Image – « Je ne suis pas un homme, Monsieur », by Arnaud Gauthier-Fawas (2018) – YouTube

Les mots trans et transphobie sont entrés dans le dictionnaire Le Petit Robert en 2019 et 2020. On se demande comment on a pu vivre, avant.

La transphobie se définit comme  « mépris, aversion ou haine manifestés ou ressentis envers les personnes trans ou perçues comme trans, associés à des préjugés à l’égard de la transitude » Et cet admirable mot « transitude », d’inspiration royalement ségolienne, on espère qu’il est aussi dans le dictionnaire.

À ce niveau, il va falloir réviser tous nos manuels de médecine et de biologie car oui, vous l’avez compris, bientôt on soignera la prostate des femmes…

Mais comme décidément la nature a la vie dure, il faudra guider la main des chirurgiens et des médecins dans tous leurs traitements. Changer drastiquement les études de médecine pour que les faits constatés depuis des millénaires ne le soient plus. Car enfin les chromosomes XX et XY qui imprègnent toutes nos cellules depuis notre conception, on ne les a pas inventés. Quoique… on ne sait jamais, par les temps qui courent.

Entre être et ne pas être, les non binaires ont choisi et essaient de l’imposer à tous. Pas sûr que cela marche. On ne force pas la nature impunément. Chassez le naturel, il reviendra au galop. Peut-être, ou peut-être pas.

En ces temps où il est à la mode de douter de tout, le vertige gagne. On est cul par-dessus tête. L’idéologie commande à la science. Il est midi à quatorze heures et la terre est plate.

Sophie Durand