Les fossoyeurs de la famille se prennent la révolte des Gilets jaunes

Publié le 6 janvier 2019 - par - 7 commentaires - 695 vues
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Même si cela n’a pas la valeur scientifique d’une étude sociologique, je me suis aperçu que nombre de Gilets jaunes que l’on peut trouver autour des ronds-points sont des pères divorcés et des mères célibataires ou divorcées.

L’éclatement de la cellule familiale en Occident a perturbé de façon prégnante le mode de vie de nos concitoyens (j’en sais quelque chose…). La hausse du taux de divorces, les familles recomposées (souvent au détriment des enfants que cela perturbe) ont brisé la confiance que les Occidentaux avaient dans le premier des liens sociaux : la famille.

Surtout depuis Mai 68, on a raillé en Occident la famille, on l’a ringardisée. Cette crise collective d’une adolescence soumise aux idéaux gauchistes dans lesquels les parents étaient traités de « vieux bourges » a eu des effets pervers sur toutes les sociétés de cette partie du monde. La famille était devenue un carcan dans lequel le patriarcat hiérarchisant devait être brisé au nom du féminisme et de l’égalitarisme.

Les enfants n’avaient plus de repères et cherchèrent alors des re-pères (des pères de substitution) en la personne des gourous des idéologies dominantes ou encore dans les rock stars et les joueurs de football.

La modernité «sociétale » des années post-68 voyait la cellule familiale se détruire à cause de la libération sexuelle (qui engendra une hausse du taux des divorces), des nouvelles mœurs (le mouvement LGBTQ) et de la perte de vitesse de l’adhésion au christianisme.

Les choses évoluent et c’est normal, mais les révolutions ont toujours la fâcheuse tendance  à faire table rase du passé sans se rendre compte que nous ne pouvons grandir sans racines.

Je vois dans le mouvement des Gilets jaunes la conséquence de ce bouleversement sociologique (même si ce n’est pas la seule cause), et la hausse de la taxe du carburant fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase, car n’oublions pas que la mobilité est encore plus importante pour toutes ces familles décomposées/recomposées : les pères et les mères seuls avec des enfants ne peuvent plus se prêter la voiture familiale et doivent aussi faire plus de kilomètres pour  les accompagner et les raccompagner car ils ne vivent plus ensemble dans  le même lieu. Cela a un coût significatif !

De plus, dans un monde qui a toujours été livré à la violence, la cellule familiale était (est !) le dernier rempart derrière lequel on pouvait se réfugier.

Les fossoyeurs de la famille (même si celle-ci n’est jamais parfaite !) ont donc livré l’Occident à l’insécurité, à la dépression, et donc à la colère. Les privilégiés et les égoïstes ne l’ont jamais compris, et ils doivent aujourd’hui payer le prix de cette grave erreur de jugement.

Frédéric Sroussi

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Notifiez de
DUFAITREZ

Je partage pleinement vos considérations sur l’évolution de la Famille, et pourrai même en rajouter.
Faire une corrélation avec les GJ me semble excessif… Mélanger cause et effet ?

Marnie

Abolition des privilèges des élus. C’est un vaste programme et c’est par là que Macron ou plutôt son remplaçant (ou remplaçante) doivent com mencer. La réforme de l’Etat s’impose : des anciens Présidents et Sénateurs qui cumulent des retraites ou des salaires dans une France pratiquement ruinée est inadmissible. La liste est très longue …

micky

Dans mon temps le pere travaille,la mereau foyer un salaire sufise,les politiques ont fait que meme avec deux salaires les gens ne s’ent sortent plus,mais aussi les gens veulent tout et tout de suite donc trop de credit et les problemes

Dupond

Mes parents se battaient au pied de mon petit lit dans l’unique piece de la maison c’etait en 1956 ils devaient divorcer un an plus tard ….plus de 60ans apres j’en souffre encore meme si mes grands parents m’ont pris avec eux et m’ont sortit de la misere !!!

senechal

Le problème et c’est souvent le cas, le manque de moyens financiers pour faire tourner la boutique et mettre ce qu’il faut dans la marmite pour pouvoir manger.
Il y a un proverbe qui dit: « lorsqu’il n’y a pas de foin à l’écurie les chevaux se battent »!.

Dupond

Chez moi il n’y avait pas que la misere ….il y avait la haine aussi !!! souvent a mes amis en instance de divorce je leurs conseille de ne pas afficher leur mésentente devant les petits car si les ados surmontent l’épreuve les moins de six restent fortement marqués

Frederic Sroussi

Merci pour ce temoignage touchant.